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Mercredi 22 Février 2012
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PAULINA M. MAKALGE ET PUSELETSO E. NETHONZE CONDAMNEES A 10 ANS DE TRAVAUX FORCES : Les deux Sud-Africaines avaient avalé 110 boulettes de cocaïneJeudi 26 Janvier 2012
Originaires de l’Afrique du Sud, Paulina Mabidietso Makalge et Puseletso Emelda Nethonze, ont comparu hier devant la Cour d’assises
pour le chef d’inculpation de trafic international de drogue. Elles ont finalement été condamnées à 10 ans de travaux forcés. Paulina Mabidietso Makalge et Puseletso Emelda Nethonze n’oublieront pas sitôt leur séjour au Sénégal. De nationalité Sud Africaine, elles ont été condamnées à 10 ans de travaux forcés pour trafic internationale de cocaïne. C’est le 21 septembre 2009 que ces deux femmes, en provenance de Sao Paulo par vol de la compagnie «Turkish airline» ont atterri à l’aéroport à Dakar, a bord d’un avion de la compagnie. Suspectées par les éléments de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite de Stupéfiants (Ocrtis), elles ont finalement été soumises à un contrôle. Ce qui a débouché à leurs arrestations. Epinglées puis soumises à un test urinaire, les limiers ont décelé des traces de cocaïne. Sachant que les carottes étaient cuites pour elles, les deux Sud-africaines, n’ont pas cherché à nier les faits. De même la radiographie effectuée laissait voir nettement des boulettes dans l’abdomen de chacune. C’est donc suite à l’administration d’un produit laxatif, que Paulina M. Makalge et Puseleto E. Nethonze, ont respectivement expulsé, trente huit boulettes de cocaïne, d’un poids total de quatre cent cinquante six grammes(456g) et soixante douze (72) boulettes de cocaïne, d’un poids de huit cent soixante quatre grammes (864g).Entendues sur procès verbal, elles ont reconnues les faits, avant de déclarer qu’elles s’étaient rendues à Soa Paulo, au Brésil, via l’Argentine et le Venezuela, où elles ont pris la drogue. Une cocaïne qu’elles avaient ingurgité pour le convoyer au Nigeria, en transitant par Dakar. Cette drogue était en effet, destinée à des Nigérians qu’ils avaient recrutés depuis l’Afrique du Sud. Une versin maintenue à la barre. Dans son réquisitoire, l’avocat général, a soutenu que ces dernières savaient pertinemment ce qu’elles risquaient notamment sur leur santé et leur probable arrestation. Ce qui fait qu’il a requis à leur encontre une peine de 10 ans de travaux forcés et une amende de 50 millions de francs Cfa. Si le conseil de Paulina a demandé une disqualification des faits, en soutenant par ailleurs que les accusées ont été utilisées, l’avocat de Puseleto a solliciter la compréhension de la Cour. Finalement les deux Sud-africaines ont été reconnues coupables de trafic international de cocaïne, avant d’être condamnées à 10 ans de travaux forcés. Ayant été placé sous mandat de dépôt, elles recouvrent ainsi la liberté dans sept ans. Awa DABO (Stagiaire)
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TEUSS
Exactions
Les procureurs de la Cpi ont du pain sur la planche. Le Sénégal recèle actuellement de matière à enquête. Les répressions sanglantes des manifestations de ces derniers jours ont atteint un point tellement critique avec les morts qui se multiplient, qu’il devient urgent de braquer un faisceau de lumière judiciaire sur les contours dans lesquels ces drames sont survenus, dévoiler les auteurs de ces exactions, leurs commanditaires. Parce que ce qui se passe dépasse la seule répression de manifestations. Ça en devient de la torture pure et simple et les images de télé sont là pour souvent le prouver. Juste un oeil sur ce qui s’est passé à Cambérène avec des interpellés assaillis par des gendarmes qui leur donnent de violents coups de matraque. De la violence aveugle, comme quand la police tire à bout portant ses lacrymogènes sur des candidats, blesse d’autres manifestants. Il y a une question à laquelle il faudra répondre en attendant que l’heure des comptes arrive, certainement aussi pour les auteurs de ces violences et leurs commanditaires : qu’est ce qui fait que nos forces de l’ordre sont si violentes. Ontelles été (re)dressées pour tuer ?
Samba ALAAR
EDITORIAL
Wade ira-t-il même au 2ème tour ?
Il faut que la presse et tous les Sénégalais en général se libèrent d’un enfermement psychologique ourdi par les officines privées de propagande françaises, payées à prix d’or par Karim Wade, et qui veulent ancrer dans nos têtes que le président Wade gagnera la prochaine élection au premier tour. Pour justement nous enfermer dans une autre croyance, celle qui voudrait que le candidat sortant soit attendu, comme naturellement, au deuxième tour. C’est un tour de passe-passe à double détente. Parce qu’amener Wade au deuxième tour pourrait apparaître comme une victoire à ceux qui craignaient le pire, annoncé et déjà inconsciemment intégré comme une possibilité. Or, des organismes gouvernementaux occidentaux, qui font ce type de travail pour leurs gouvernements et non pour des profits surévalués, sont formels : il est une probabilité plus que forte que même cette étape du deuxième tour ne soit pas atteinte par le candidat des Fal.
Par Pape Samba KANE
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