LONDRES – Le Sénégal a démarré les Jeux olympiques de «Londres 2012», le 26 juillet. Soit vingt-quatre heures avant l’ouverture officielle des jeux dont la clôture a été fêtée en grande pompe, dimanche dernier, au stade olympique de Londres. C’était avec le football, qui inaugurait son premier match de son histoire, à Old Trafford de Manchester. Certes, les footballeurs, qui faisaient rêver le peuple, ont subi un coup d’arrêt. Mais leur élimination en quart de football par le Mexique n’enlève en rien à leur mérite. Car, logés dans une poule A, réputée très relevée, les hommes de Karim Séga Diouf ont déjoué les pronostics. D’abord, en tenant en échec la Grande-Bretagne (1-1), le pays organisateur des jeux. La confiance aidant, les Olympiques ont cueilli à froid l’un des favoris du tournoi, l’Uruguay (2-0), à Wembley.
Le Sénégal parmi les huit meilleures nations du foot
Malheureusement, c’est encore à Wembley, après le dernier match de groupe contre les Emirats Arabe-Unis (1-1), à Coventry, que les coéquipiers de Moussa Konaté ont fait leur adieu à la compétition. Puisque ce 1er août 2012, alors qu’ils étaient à deux doigts de marquer l’histoire, des défaillances personnelles leur ont privé de gloire. Menés par 2 à 0, les joueurs sénégalais ont pu trouver les ressources physiques et mentales pour revenir à la hauteur des adversaires (2-2). Mais les défenseurs ont accusé le coup, lors des prolongations, en offrant la victoire aux Mexicains. Une victoire bien méritée du reste. Parce que ce sont leurs tombeurs qui ont remporté le trophée final face aux
Brésiliens (2-1). Le Sénégal, qui a terminé parmi les huit meilleures nations, a laissé une bonne impression, en Angleterre. Cela, notamment grâce à son attaquant Moussa Konaté. Avec cinq réalisations en quatre matches, «Moussa Konaté dépendance» a terminé à la seconde place des meilleurs buteurs derrière le Brésilien …. Et son équipe était allée jusqu’au bout ? Comme, du reste, l’ont réussi les Brésiliens, qui ont disputé deux matches de plus.
Chapeau bas à Isabelle Sambou
Dans le registre des satisfactions, on note la prestation de Isabelle Sambou (-57 kg). En effet, elle est passée à côté de l’exploit. Alors qu’elle disputait la finale de la médaille de bronze, elle a eu la malchance de perdre le combat face à la Canadienne Carole Huynh en application de la règle du clinche. Le tirage au sort ne lui étant pas du tout favorable, par deux fois, a pris l’avantage pour s’offrir finalement une place sur le podium olympique en lutte libre féminine. Cette date du 8 août 2012 resterait toujours gravée dans sa mémoire. A 30 ans, Isabelle Sambou rate cette chance unique d’être le second sénégalais médaillé olympique après El hadji Amadou Dia Ba. Et ironie du sort, c’est la seule adversaire qui l’a battue en marquant des points, la Japonaise Hitomi Obora, en huitième de finale, qui a remporté la médaille d’or de la catégorie.
L’athlétisme, la plus grande déception
L’athlétisme a été la plus grande déception de la participation sénégalaise à «Londres 2012». Mais tout n’était pas noir. Au moins, le spécialiste du 400 m haies, Mamadou Kassé Hanne, a pu tirer son épingle du jeu. Classé 9e dans sa discipline, il s’en est fallu de peu pour qu’il se qualifie pour la finale. La date du 8 août 2012 sera également un grand repère pour l’héritier d’El hadji Dia Ba. Certes, il n’a pas remporté de médaille, mais il s’en glorifiera d’avoir atteint ses objectifs de départ. A savoir battre son record personnel (48.80) et de disputer demi-finale de l’épreuve.
De son côté, l’escrimeur Alexandre Bouzaïde a réussi à passer le cap du premier tour de l’épreuve d’épée masculine. Après avoir surclassé le Polonais Radoslaw Zawrotniak, il est tombé sur quelqu’un de plus fort que lui au tour suivant. A beau résister aux attaques du nouveau médaillé d’or olympique, l’Italien Paolo Pizzo, le double champion d’Afrique a dû céder en fin de compte (15-9). Pour une première participation, comme c’est le cas pour l’athlète Kassé Hanne, Bouzaïde a réalisé un énorme progrès. Même s’il se dit déçu de son jeu alors qu’il avait les moyens
de faire le record de matchs. C’est dommage qu’il ne soit pas dans les dispositions de poursuivre sa carrière internationale. Préférant prendre du recul pour se consacrer à la formation des jeunes.
La «mascotte» et les grandes désillusions
Toutes les supposées chances de médailles sont passées complètement à côté de leur tournoi. A commencer d’abord par Hortance Diédhiou. La «mascotte» qui a mobilisé tous les membres de la délégation, le 1er août, au complexe sportif ExCel, n’a pas été à la hauteur des ambitions. Alors qu’elle était exemptée pour le tour éliminatoire, le porte-drapeau a été rapidement balayée par l’Autrichienne Sabrina Fimoser. La fête se gâche pour le Sénégal. Aussi attendu pour avoir disputé la finale du saut en longueur à «Beijing 2008», Ndiss Kaba Badji déçoit à plus d’un titre. Son cas suscitera toujours des commentaires et des questionnements sans réponses convaincantes. «J’ai été lâché par la planche», tente-il d’expliquer son échec à «Londres 2012». Avec un bond de 7.66, il remet en cause toute la préparation et l’investissement faits pour lui déblayer le chemin de la finale. Ndiss Kaba visait, au moins, la médaille de bronze. A l’heure du bilan, c’est une triste élimination, lors des épreuves de qualification. Si Amy Mbacké Thiam (400 m) peut bénéficier de circonstances atténuantes, ce ne sera pas le cas pour Ndèye Fatou Soumah (200 m). La première nommée, qui a déjà fait rêver la nation avec un titre mondial, est en fin de carrière. Ce qui justifie, en grande partie, son chrono de 51.68 synonyme d’une élimination au premier tour. Pour Mamy Soumah, son coach acceptera difficilement sa désillusion. Non seulement, elle s’est classée à la dernière place de sa série, mais son temps sonne comme un mauvais signe. Son cas est aussi critique que celui d’Amy Sène. La championne d’Afrique du marteau a été l’ombre d’elle-même. Pas de record personnel battu ni une place en demi-finale. Sinon,
un décevant jet de 65.49. Pour avoir été disqualifié, dès le premier tour du 100 m haies, Moussa Dembélé n’a pas été évalué. Il a été trahi au moment de franchir l’avant-dernière haie en faisant une terrible chute. Concernant les deux autres athlètes en lice, Bineta Diédhiou (taekwondo) Malal Ndiaye (lutte) et Malick Fall (natation), ce fut le chaos ou l’hécatombe. Aucun d’eux n’a franchi le premier tour. Bineta Diédhiou a été callée par la Finlandaise Suvi Mikhonen (-48 kg) alors que Malal Ndiaye (120 kg) a cédé face au Mongol Chuluunbat Jargalsaikhan. Premier Sénégalais à entrer en compétition, Malick Fall n’a pas honoré sa quatrième olympiade. Comme d’habitude, c’est une élimination au premier. C’était même le début de la poisse. Car, après, plus rien n’a réussi aux athlètes sénégalais engagés aux compétitions individuelles. Son temps aux 100 mètres brasse est de 1.02.93. Enfin, la nageuse Marième Faye (100 m nage libre) et la kayakiste Ndiatté Guèye (1000 et 200 m monoplace) sont passées à la trappe. La première était une invitée tandis que le second a été repêchée suite au retrait d’un Sud Africain. Ainsi vont les Jeux olympiques de 2012 pour le Sénégal. En espérant que des efforts seront faits dans tous les côtés pour mettre les athlètes dans des conditions d’exceller.
Le Sénégal parmi les huit meilleures nations du foot
Malheureusement, c’est encore à Wembley, après le dernier match de groupe contre les Emirats Arabe-Unis (1-1), à Coventry, que les coéquipiers de Moussa Konaté ont fait leur adieu à la compétition. Puisque ce 1er août 2012, alors qu’ils étaient à deux doigts de marquer l’histoire, des défaillances personnelles leur ont privé de gloire. Menés par 2 à 0, les joueurs sénégalais ont pu trouver les ressources physiques et mentales pour revenir à la hauteur des adversaires (2-2). Mais les défenseurs ont accusé le coup, lors des prolongations, en offrant la victoire aux Mexicains. Une victoire bien méritée du reste. Parce que ce sont leurs tombeurs qui ont remporté le trophée final face aux
Brésiliens (2-1). Le Sénégal, qui a terminé parmi les huit meilleures nations, a laissé une bonne impression, en Angleterre. Cela, notamment grâce à son attaquant Moussa Konaté. Avec cinq réalisations en quatre matches, «Moussa Konaté dépendance» a terminé à la seconde place des meilleurs buteurs derrière le Brésilien …. Et son équipe était allée jusqu’au bout ? Comme, du reste, l’ont réussi les Brésiliens, qui ont disputé deux matches de plus.
Chapeau bas à Isabelle Sambou
Dans le registre des satisfactions, on note la prestation de Isabelle Sambou (-57 kg). En effet, elle est passée à côté de l’exploit. Alors qu’elle disputait la finale de la médaille de bronze, elle a eu la malchance de perdre le combat face à la Canadienne Carole Huynh en application de la règle du clinche. Le tirage au sort ne lui étant pas du tout favorable, par deux fois, a pris l’avantage pour s’offrir finalement une place sur le podium olympique en lutte libre féminine. Cette date du 8 août 2012 resterait toujours gravée dans sa mémoire. A 30 ans, Isabelle Sambou rate cette chance unique d’être le second sénégalais médaillé olympique après El hadji Amadou Dia Ba. Et ironie du sort, c’est la seule adversaire qui l’a battue en marquant des points, la Japonaise Hitomi Obora, en huitième de finale, qui a remporté la médaille d’or de la catégorie.
L’athlétisme, la plus grande déception
L’athlétisme a été la plus grande déception de la participation sénégalaise à «Londres 2012». Mais tout n’était pas noir. Au moins, le spécialiste du 400 m haies, Mamadou Kassé Hanne, a pu tirer son épingle du jeu. Classé 9e dans sa discipline, il s’en est fallu de peu pour qu’il se qualifie pour la finale. La date du 8 août 2012 sera également un grand repère pour l’héritier d’El hadji Dia Ba. Certes, il n’a pas remporté de médaille, mais il s’en glorifiera d’avoir atteint ses objectifs de départ. A savoir battre son record personnel (48.80) et de disputer demi-finale de l’épreuve.
De son côté, l’escrimeur Alexandre Bouzaïde a réussi à passer le cap du premier tour de l’épreuve d’épée masculine. Après avoir surclassé le Polonais Radoslaw Zawrotniak, il est tombé sur quelqu’un de plus fort que lui au tour suivant. A beau résister aux attaques du nouveau médaillé d’or olympique, l’Italien Paolo Pizzo, le double champion d’Afrique a dû céder en fin de compte (15-9). Pour une première participation, comme c’est le cas pour l’athlète Kassé Hanne, Bouzaïde a réalisé un énorme progrès. Même s’il se dit déçu de son jeu alors qu’il avait les moyens
de faire le record de matchs. C’est dommage qu’il ne soit pas dans les dispositions de poursuivre sa carrière internationale. Préférant prendre du recul pour se consacrer à la formation des jeunes.
La «mascotte» et les grandes désillusions
Toutes les supposées chances de médailles sont passées complètement à côté de leur tournoi. A commencer d’abord par Hortance Diédhiou. La «mascotte» qui a mobilisé tous les membres de la délégation, le 1er août, au complexe sportif ExCel, n’a pas été à la hauteur des ambitions. Alors qu’elle était exemptée pour le tour éliminatoire, le porte-drapeau a été rapidement balayée par l’Autrichienne Sabrina Fimoser. La fête se gâche pour le Sénégal. Aussi attendu pour avoir disputé la finale du saut en longueur à «Beijing 2008», Ndiss Kaba Badji déçoit à plus d’un titre. Son cas suscitera toujours des commentaires et des questionnements sans réponses convaincantes. «J’ai été lâché par la planche», tente-il d’expliquer son échec à «Londres 2012». Avec un bond de 7.66, il remet en cause toute la préparation et l’investissement faits pour lui déblayer le chemin de la finale. Ndiss Kaba visait, au moins, la médaille de bronze. A l’heure du bilan, c’est une triste élimination, lors des épreuves de qualification. Si Amy Mbacké Thiam (400 m) peut bénéficier de circonstances atténuantes, ce ne sera pas le cas pour Ndèye Fatou Soumah (200 m). La première nommée, qui a déjà fait rêver la nation avec un titre mondial, est en fin de carrière. Ce qui justifie, en grande partie, son chrono de 51.68 synonyme d’une élimination au premier tour. Pour Mamy Soumah, son coach acceptera difficilement sa désillusion. Non seulement, elle s’est classée à la dernière place de sa série, mais son temps sonne comme un mauvais signe. Son cas est aussi critique que celui d’Amy Sène. La championne d’Afrique du marteau a été l’ombre d’elle-même. Pas de record personnel battu ni une place en demi-finale. Sinon,
un décevant jet de 65.49. Pour avoir été disqualifié, dès le premier tour du 100 m haies, Moussa Dembélé n’a pas été évalué. Il a été trahi au moment de franchir l’avant-dernière haie en faisant une terrible chute. Concernant les deux autres athlètes en lice, Bineta Diédhiou (taekwondo) Malal Ndiaye (lutte) et Malick Fall (natation), ce fut le chaos ou l’hécatombe. Aucun d’eux n’a franchi le premier tour. Bineta Diédhiou a été callée par la Finlandaise Suvi Mikhonen (-48 kg) alors que Malal Ndiaye (120 kg) a cédé face au Mongol Chuluunbat Jargalsaikhan. Premier Sénégalais à entrer en compétition, Malick Fall n’a pas honoré sa quatrième olympiade. Comme d’habitude, c’est une élimination au premier. C’était même le début de la poisse. Car, après, plus rien n’a réussi aux athlètes sénégalais engagés aux compétitions individuelles. Son temps aux 100 mètres brasse est de 1.02.93. Enfin, la nageuse Marième Faye (100 m nage libre) et la kayakiste Ndiatté Guèye (1000 et 200 m monoplace) sont passées à la trappe. La première était une invitée tandis que le second a été repêchée suite au retrait d’un Sud Africain. Ainsi vont les Jeux olympiques de 2012 pour le Sénégal. En espérant que des efforts seront faits dans tous les côtés pour mettre les athlètes dans des conditions d’exceller.

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