Avoir une justice indépendante en toute circonstance, est l’un des objectifs que s’est fixé l’Etat du Sénégal. Et, hier lors de la rentrée solennelle des Cours et Tribunaux, présidée par Macky Sall, le président de la Cour suprême, Pape Oumar Sakho, l’a rappelé. «Dans notre pays, la justice est élevée à la dignité du Pouvoir qui, de ce fait, ne peut être placée, contrairement à ce qui se passe dans certains pays, sous le protectorat constitutionnel du président de la République», a-t-il déclaré. Il indique que «le juge lui même est protégé dans l’exercice de ses fonctions contre les ingérences du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif dans le cours du procès. Comme l’indépendance, l’impartialité fonde la légitimité de la fonction juridictionnelle». «L’exigence d’impartialité concerne toutes les juridictions ainsi que toutes les autorités», dira-t-il avant d’ajouter que «l’impartialité est d’abord une exigence attendue du juge qui doit être habité du «doute méthodique» permanent pour se prémunir des préjugés pouvant éventuellement résulter de la présence d’éléments extérieurs à la cause, tels que ses préférences personnelles, une communauté d’intérêts ou tout simplement un lien avec l’une des parties». C’est aussi «une exigence à l’égard du système qui doit être conçu de telle sorte qu’un regard neuf puisse chaque fois, se poser sur une affaire donnée lors de l’exercice d’une fonction donnée. Et c’est ce qui explique la séparation des fonctions de poursuite, d’instruction et de jugement», ajoute-t-il tout en martelant: «Il est à cet égard difficile de comprendre cet anachronisme qui fait qu’au sein du tribunal départemental, le même juge puisse exercer les fonctions de poursuites, pour se saisir ensuite comme juge d’instruction et enfin juger les affaires qu’il a instruites. Fort heureusement, cette pratique est marginale et a tendance à disparaître
». Par ailleurs, M. Sakho de souligner: «Il est important au regard des lenteurs parfois constatées dans la gestion des dossiers à nos juridictions, d’insister sur l’exigence de célérité pour répondre à l’attente de nos concitoyens en procès et qui souhaitent un traitement plus rapide de leur cause». Il indique qu’ : «il est vrai que la rapidité n’est pas et n’a pas à être la préoccupation première de la justice. Mais nul ne peut s’accommoder de ces lenteurs excessives et insupportables assimilées parfois à de véritables dénis de justice et qui poussent nos
concitoyens à perdre foi, par moments, en leur justice». Aussi, «l’émergence d’un droit à un procès équitable ne fait aucun doute dans le contexte sénégalais. Elle doit cependant, s’accompagner de garanties d’effectivité», conclut-il.
». Par ailleurs, M. Sakho de souligner: «Il est important au regard des lenteurs parfois constatées dans la gestion des dossiers à nos juridictions, d’insister sur l’exigence de célérité pour répondre à l’attente de nos concitoyens en procès et qui souhaitent un traitement plus rapide de leur cause». Il indique qu’ : «il est vrai que la rapidité n’est pas et n’a pas à être la préoccupation première de la justice. Mais nul ne peut s’accommoder de ces lenteurs excessives et insupportables assimilées parfois à de véritables dénis de justice et qui poussent nos
concitoyens à perdre foi, par moments, en leur justice». Aussi, «l’émergence d’un droit à un procès équitable ne fait aucun doute dans le contexte sénégalais. Elle doit cependant, s’accompagner de garanties d’effectivité», conclut-il.

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