Le pillage à grande échelle des ressources halieutiques par l'ancien régime qui a fait perdre à l'Economie 7,5 milliards de francs Cfa révélé par Greenpeace il y a quelques jours, ne restera pas sans suite. Ses auteurs vont devoir rendre compte. «Il y a un certain nombre de gens qui sont interpellés, il y a des audits qui sont déposés, d'autres sont en cours. L'Etat fera la lumière. En tout cas ceux qui ont fauté vont payer», répond Pape Diouf, ministre de la Pêche et des Affaires maritimes aux journalistes, qui l'interpellaient avec insistance sur cette question. C'était à l'occasion de la cérémonie de clôture de la campagne nationale de sensibilisation sur la sécurité en mer. Il précise que, «tous les bateaux dont les autorisations de pêche ne sont pas conformes au code de la pêche ont quitté les eaux sénégalaises». Cette rencontre a également servi de prétexte au ministre de la Pêche et des Affaires maritimes, pour interpeller les pêcheurs. Il a indiqué que cette campagne, «s'inscrit dans
l'optique d’un changement positif des comportements avec l’émergence d’un 'Nouveau Type de Pêcheur' (Ntp), beaucoup plus consciencieux et responsable». Car, selon le ministre, «la raréfaction des ressources et le développement des techniques de conservation, incitent le pêcheur artisan à explorer des zones de pêche de plus en plus éloignées des côtes, à la recherche de lieux plus poissonneux». S'y ajoute, «l’appât du gain rapide pour des pêcheurs qui, bien souvent, ignorent la réglementation internationale». Pour éviter les multiples arraisonnements dont sont souvent victimes les pêcheurs sénégalais en Guinée et en Mauritanie Pape Diouf a invité les pêcheurs à respecter la loi en vigueur aussi bien au Sénégal que dans les autres pays. «Il faut aussi que les pêcheurs sénégalais respectent la loi et les conditions dans lesquelles les licences ont été attribuées. En faisant cela, ils aident l’Etat à les protéger en cas d’arraisonnement», a-t-il précisé. En ce qui concerne la campagne de sensibilisation, Pape Diouf affiche sa satisfaction avec la distribution des gilets de sauvetage. Toutefois, il trouve que l’idée de gratuité de ces
moyens de sécurité n’est pas une manière efficace de «responsabiliser» les pêcheurs qui, selon lui, doivent contribuer à leur propre sécurité. «C’est avec une réelle satisfaction que j’ai accueilli les résultats combien élogieux de cette campagne de 2012. 7 régions parcourues, 23 sites visités, 900 capitaines d’embarcation formés», a-t-il conclu.
l'optique d’un changement positif des comportements avec l’émergence d’un 'Nouveau Type de Pêcheur' (Ntp), beaucoup plus consciencieux et responsable». Car, selon le ministre, «la raréfaction des ressources et le développement des techniques de conservation, incitent le pêcheur artisan à explorer des zones de pêche de plus en plus éloignées des côtes, à la recherche de lieux plus poissonneux». S'y ajoute, «l’appât du gain rapide pour des pêcheurs qui, bien souvent, ignorent la réglementation internationale». Pour éviter les multiples arraisonnements dont sont souvent victimes les pêcheurs sénégalais en Guinée et en Mauritanie Pape Diouf a invité les pêcheurs à respecter la loi en vigueur aussi bien au Sénégal que dans les autres pays. «Il faut aussi que les pêcheurs sénégalais respectent la loi et les conditions dans lesquelles les licences ont été attribuées. En faisant cela, ils aident l’Etat à les protéger en cas d’arraisonnement», a-t-il précisé. En ce qui concerne la campagne de sensibilisation, Pape Diouf affiche sa satisfaction avec la distribution des gilets de sauvetage. Toutefois, il trouve que l’idée de gratuité de ces
moyens de sécurité n’est pas une manière efficace de «responsabiliser» les pêcheurs qui, selon lui, doivent contribuer à leur propre sécurité. «C’est avec une réelle satisfaction que j’ai accueilli les résultats combien élogieux de cette campagne de 2012. 7 régions parcourues, 23 sites visités, 900 capitaines d’embarcation formés», a-t-il conclu.

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