ORGANISATEUR DE «CULTURAL OLYMPIC» AUX JO DE 2012 : Baaba Maal annoce deux mois de plateforme culturelle pour l’Afrique à Londres

Jeudi 29 Décembre 2011

Baaba Maal a étalé son projet culturel pour les Jeux olympiques de Londres 2012 intitulé «Cultural olympic». Un projet qui lui a été confié par la ville de Londres du fait de son rôle d’ambassadeur pour les objectifs du Millénaire pour le développement.


L’auteur-compositeur Sénégalais, Baaba Maal, présent hier au déjeuner de presse à la résidence des Nations unies sur invitation de la coordonnatrice pour le développement Bintou Djibo, a annoncé à l’assistance qu’un travail lui a été confié en sa qualité de résident permanent à Londres pour les Jeux Olympiques de 2012. «Le projet en question c’est ‘Cultural Olympic’ qui durera deux mois. Un mois avant les Jo et pendant les Jeux. Il s’agira de créer des spectacles inédits dans des salles à Londres, d’imaginer des combinaisons, par exemple entre les percussions et le ballet, des choses qu’on n’avait pas encore vues jusqu’ici», commence par dire le chanteur.
Pour cette occasion, le roi du «Yela» prévoit des tableaux avec du théâtre, de la mode, de la musique entre autres avec les africains. «On peut avoir Wolé Soyinka, Desmond Tutu, je ferais aussi de concerts. Il y aura une scène pour chaque continent. Et avant les Jeux, il est prévu des débats sur le thème ‘Spoken words’ avec des écrivains. Le hip hop est aussi au programme. D’ailleurs, je suis entrain de contacter Akon pour l’inviter». «Ces deux mois sont un test pour l’Afrique qui offrira quelque chose au reste du monde avec qui elle sera con- nectée. C’est une plateforme formidable pour l’Afrique et ce continent devra compter sur elle, la diaspora et ses amis», affirme Baaba Maal.
Ambassadeur pour les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd), il a ainsi parlé, hier, de son travail d’ambassadeur de l’Onu. «Je me considère comme quelqu’un qui n’a pas encore commencé le travail parce que nous ne sommes pas encore en 2015», dit le lead vocal du Dande Lenol avant de poursuivre : «L’Afrique, c’est l’avenir avec toutes ses ressources, ses potentialités». Il confie que pour ce projet, beaucoup d’artistes africains sont venus en appui et chacun a promis de relayer l’information chez lui.
Selon Djibril Diallo, coordonnateur du réseau de la diaspora, quelques jours après le Sommet mondial des maires tenu du 15 au 19 décembre dernier à Dakar, «l’objectif ultime de chaque maire de cette association, c’est d’améliorer le bien être des citoyens. Aussi, il y a déjà eu le jumelage de 12 municipalités au Sénégal et 12 aux États-Unis».
En outre, la coordonnatrice du système des Nations Unies, Bintou Djibo a confié que «pour ce qui est des Objectifs du millénaire, il y a eu des progrès très satisfaisants. Le Sénégal est le pays qui a le plus faible taux de Sida en Afrique. Et il faut continuer le travail pour que d’ici 2015, le Sénégal soit exempt du Sida».
Oumou Sidya DRAME

TEUSS

L’hommage

Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR

Contre - attaque

«Essamay», le repos éternel du guerrier

En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.

Harouna DEME


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