OFF 21/02/2012
Mosquée Point-E
Il faut vraiment croire que Dieu n’existe pas pour oser faire ce que les impies ont fait au niveau de la mosquée du Point-E. Ces derniers n’ont en effet rien trouvé de mieux à faire que de voler l’amplificateur (des hauts parleurs) et la caisse de la mosquée. Le vol a eu lieu dans la nuit du dimanche au lundi. Et c’est à leur arrivée à la mosquée, pour la prière de «Fadjar», hier, que les fidèles et responsables de la mosquée se sont rendu compte du vol en constatant que les portes avaient été forcées. Quel sacrilège !
Otages ?
Y a-t-il eu prise d’otages des 49 Casques bleus (dont 46 Sunugaliens et trois Soudanais accusés d’être membres des services de renseignements) par des rebelles au Darfour ? En tout cas, tout est allé très vite. Il y a eu d’abord Gibril Adam Bilal, le porte-parole du Mouvement pour la justice et l’égalité (Jem, groupe rebelle à l’ouest du Soudan, région en guerre) qui a revendiqué la capture, dimanche, de ces 49 membres de la force de maintien de la paix. «Ils sont entrés dans une zone contrôlée par le Jem sans permission et sans en avoir informé le Jem», a-t-il indiqué, cité par L’Express. Mais hier, les mêmes rebelles ont annoncé la libération des otages, à l’exception des trois civils. Seulement, l’Onu a démenti toute prise d’otages et annonce qu’ils sont simplement «depuis hier (ndlr : lundi) dans le nord-ouest du Darfour»
Procès
C’est demain mercredi 22 février que seront jugés les 12 paysans originaires des villages de Nguer Nguer et Yadiana au tribunal de Louga. Ces membres du Collectif des Paysans sans Terre de Diokoul avaient été placés en détention, depuis le lundi 13 février, accusés de destruction de biens d’autrui et association de malfaiteurs pour avoir coupé les fils de fer barbelés de la clôture de la ferme dénommée « Mame Tolla Wade» appartenant à «Wax waxeet Wade» afin de libérer «leurs champs» et procéder à leur défrichage en vue des semis du prochain hivernage. Il faut noter que depuis 2005, 99 paysans de 4 villages (Diokoul , Nguer Nguer,Yadiana et Dahra) de Diokoul, communauté rurale située dans le département de Kébémer estiment avoir été spoliés de leurs champs sans aucune concertation.
Procès (bis)
Le tout a été fait par une délibération du Conseil rural de Diokoul qui a affecté plus de 2070 ha de leurs terres à un particulier pour l’implantation d’une ferme dénommée « Mame Tolla » et appartenant 3W. Et vous savez quoi, ils renseignent qu’à la lecture du procès-verbal, le site où est installée la ferme ne correspond pas aux termes de la délibération du Conseil rural qui la localise ailleurs à quelque 7 km plus loin de son emplacement actuel.
Pression
La France suit de très près la situation à Sunugaal qui frôle le chaos. Surtout après ce week-end de feu et de sang. Lors de son point de presse d’hier, le sous-directeur de la presse du ministère des Affaires étrangères et européennes a révélé que «la France exprime sa vive inquiétude en raison de la montée des tensions de ces derniers jours au (Sunugaal)». Non sans déplorer «la mort d’un manifestant au cours de ce week-end». Rappelant «son attachement à la liberté d’expression et de manifestation», «la France appelle à la libération de toutes les personnes arrêtées, lors des manifestations de ces derniers jours».
Manif
Quelques manifestations ont été notées ça et là, hier, dans certains coins de Ndakaaru. Mais elles ont été sporadiques et sans conséquence. Ces manif ont été filmées du côté du Croisement Cambérène, vers 19 heures. Des pneus ont été brûlés sur la chaussé par des jeunes qui ont érigé des barricades. Mais dès que la gendarmerie a pointé le bout de ses pick-up, ces manifestants ont vite fait de se fondre dans la nature. L’autre foyer de manif, c’est Sacré-Coeur, à hauteur de la Boulangerie Jaune, sur les deux voies. Et là encore, la perturbation de la circulation a été éphémère, avec l’arrivée rapide des forces de l’ordre.
Ñangal-3W
Une course-poursuite sur les routes du Sine entre Ñangal Sall et «Wax waxeet Wade», c’est la scène surréaliste vécue, hier, entre les caravanes des deux candidats entre Wadiour et Fass Gossas. Aussi, réagissant à la manoeuvre de l’escorte de la police et de la gendarmerie de 3W qui ont tenté de bloquer son convoi pour laisser passer le père de «Fils de…», Ñangal Sall n’y est pas allé de main morte. Il a tout simplement ordonné à sa caravane de couper le cortège présidentiel. Parce que, dira Ñangal, «il faut que la police et la gendarmerie traitent tous les candidats au même titre. Ici, il n’y a pas de président. Tout le monde est candidat et tous se valent», a-t-il tonné en ne manquant pas dire que la même manière qu’il a coupé la route à 3W, hier, il va lui barrer la route du Palais, au soir du 26 février. Une assertion dans laquelle il a été conforté à son arrivée en début de soirée à Diourbel par l’ancien Commissaire général au pèlerinage. Thierno Ibrahima Diakhaté de dire en effet que Ñangal qui a été le 4e Pm de l’«alternoce» sera le 4e président de Sunugaal. D’autant qu’il est venu à Ndiarème en ce lundi (hier), jour anniversaire du centenaire de Serigne Touba. Ce qui est un bon signe.
Sang
Recevant son allié, Ñangal Sall, hier, à Diourbel où elle a réussi une démonstration de force, Ndawsi Tall, parlant des manifs du week-end et de tous ces morts notés, depuis le 27 janvier, de se poser une question qui a fait froid dans le dos de plus : 3W a-t-il tété du sang ? En tout cas, Ñangal a dit à la suite de cela, que lui est le Prési du «Wax jëf» et non pas «Wax waxeet», comme qui vous savez. Retenons à propos de 3W que dans la communauté rurale de Mbadakhoune, ses partisans ont envoyé des nervis au Prc qui est un militant de l’Afp de Niasse. Le domicile du Pcr a ainsi été attaqué et saccagé et plusieurs personnes ont été blessées par armes blanches.
Saccage
Les manifestants de la nuit du dimanche au niveau de la capitale du Nord ont saccagé le siège du Pds qui se trouve aux Hlm, sis à Sor, juste près du Lycée Charles de Gaulle. En effet, ces jeunes veulent qu’ «Oussou Bébé», qui a déshonoré Saint-Louis, selon eux, démissionne dare-dare de son poste de ministre de l’Intérieur, tout comme son mentor 3W de la tête du pays. Car, estiment-ils, 3W est la seule et unique cause de ce climat malsain qui asphyxie le pays.
Taisez-vous !
3W aime les bains de foule, mais il n’aime pas être coupé. Il en a donné la preuve hier. En effet, alors que le père de Rimka débutait son discours mielleux, faisant des promesses, il s’est fait perturbé par un de ses partisans qui scandait les slogans en sa faveur. Mais 3W de le freiner en se fâchant : «Way yow degluma way seriñ bi. Moi je viens pour vous transmettre des messages. C’est bien d’applaudir, mais il faut écouter d’abord pour savoir ce que vous allez dire après ! ». Et le «Goorgoolu» de se taire, peureux de s’attirer la colère de qui vous savez.
Légèreté
Restons avec 3W pour souligner la légèreté dont ont fait preuve les responsables de son parti basés à Fatick, lors de sa visite dans la région, hier. En effet, en lisant les noms des responsables de la localité pour les remercier, 3W a cité le nom de la dame Amy Diallo. S’en suivra aussitôt une nuée de huées. Et S2n, son Dircamp de voler aussitôt à son secours en venant lui souffler : «Elle nous a quittés». Fidèle à lui-même, 3W de brandir alors la feuille qu’il avait entre les mains pour lancer à la foule : «Ce sont vos responsables qui m’ont donné cette feuille».
Négociations
Lors de son face à face avec la presse, hier, «Mégaphone» Ndiaye, porte-parole du Palais, a révélé que quelques-uns des membres du M23 sont en train de faire du «dox tanku jam» pour des «négociations» entre le pouvoir et l’opposition. Mais comme ce n’est que la parole du «Mégaphone» du Palais… En tout état de cause, retenez que, selon l’un des plus grands transhumants de «l’alternoce», le retrait de la candidature de «Wax waxeet Wade» et le report des élections sont des points non-négociables. Alors on se demande bien sur quoi les deux parties peuvent discuter.
Révélations
Omzo Faye, le leader du mouvement Leeral Askanwi de Rufisque n’entend pas laisser le «Mégaphone» du Palais, débiter des «inepties» aussi grotesques que celles d’hier en disant que les opposants ont des milices. Selon lui, le Pds est la plus grande milice de Sunugaal et les «Calots bleus» en sont la plus parfaite illustration. Omzo d’affirmer qu’il y a plus grave encore puisqu’il a été établi que des gens ont été recrutés par le pouvoir et amenés à Yoff pour subir une formation afin de s’en prendre au peuple Sunugaalien. Et Omzo promet de révéler les noms des responsables libéraux et du pouvoir qui ont recruté ces nervis, et aussi des recrutés incessamment. «Parce que nous savons qui sont ces miliciens et qui les a recrutés au sein du pouvoir. Et (Megaphone) sait», dit-il. Rfm pour que ce genre de comportement cesse dans le pays contre les journalistes.
Ça suffit…
«Il est des moments où se taire s’apparente à la couardise ou à la complicité». Voilà ce que dit le Saes, dans un communiqué intitulé «Ca suffit maintenant !», relativement à la situation explosive du pays. Le texte ajoute que «fidèle à sa ligne autonome et à son importance incontestable sur le champ universitaire», le Saes se «donne le droit, mais surtout sacrifie à son devoir de se prononcer sur la situation extrêmement dangereuse que traverse notre cher pays depuis la validation, par le Conseil constitutionnel, de la candidature du président sortant». Selon le syndicat des enseignants du supérieur, «le droit de manifester est consacré par la Constitution et, sous ce rapport, ne saurait souffrir d’aucune interprétation ou restriction selon les circonstances. Le droit des candidats à l’élection présidentielle de tenir meeting partout sur le territoire national, y compris donc, à la ‘Place de l’Indépendance’ est tautologique».
…Maintenant
Réaffirmant donc que «ça suffit maintenant», le Saes constate des «bavures policières trop souvent répétées conduisant à des pertes en vies humaines, des brutalités exercées par de hautes autorités de la police sur des candidats, des violations de domiciles par la police, la profanation de lieux de cultes, bref tous les éléments constitutifs d’un gigantesque cocktail dont personne n’a intérêt qu’il explose». Aussi, le Saes «réaffirme et soutient le droit pour tout citoyen de jouir de ses libertés et de les exercer au besoin, pourvu que cela reste dans les limites de notre Constitution tout en exigeant de l’État le respect scrupuleux de cette même Constitution». Le syndicat de rappeler aux forces de l’ordre que leur mission première est d’assurer la sécurité des citoyens en faisant preuve de retenue, surtout face à des manifestants non armés.
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L’hommage
Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR
«Essamay», le repos éternel du guerrier
En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.
Harouna DEME
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