A l’instar de la communauté internationale, la Poste sénégalaise a célébré, hier, la journée mondiale de la poste. Une occasion de réfléchir sur les mutations qui frappent ce secteur et qui poussent la société postale nationale à prendre une nouvelle direction. Selon le directeur des Ressources Humaines de la Poste, Alioune Diaw, la société contrôle parfaitement la situation. «Contrairement à ce que beaucoup pensent, les mutations ne sont pas une menace pour la survie de la poste. Fort heureusement, les réflexions qui sont menées nous ont permis de s’accaparer des changements technologiques, de les intégrer dans nos gestions et de les utiliser pour atteindre un certain niveau de performance», rassure-t-il. Tout en reconnaissant que le courrier physique n’est plus comme ce qu’il était auparavant, M. Diaw dédramatise : «Par rapport à la baisse de la communication écrite, c’est vrai, nous le vivons mais nous ne sommes pas très inquiets. Même si, vous allez dans les sociétés occidentales, vous verrez que le courrier physique occupe encore une place importante. Il y a trop de sociabilité dans cette affaire du courrier. Le courrier physique s’amoindrit, mais il n’y a pas d’inquiétude». A côté des Ntic, la Poste doit faire face à la présence de plus en plus massive de concurrents, notamment, dans le secteur de la distribution du courrier. Depuis quelque temps, certains types ont été investis par des privés en lieu et place de l’opérateur historique, la Poste. Des syndicalistes comme Mamadou Diallo, secrétaire national du Syndicat national des postes et télécommunications accusent l’Etat et dénoncent une certaine forme de complicité. «La concurrence s’installe et c’est comme si on les favorisait, il y a des mesures récentes qui ont été prises, allant dans le sens de conforter les concurrents alors que l’opérateur historique fait face à des difficultés. En ce sens nous en appelons à l’Etat», objecte-t-il. Son Drh pense cependant que l’autorité de régulation est en train de jouer un rôle salutaire. «Concernant les sociétés de facturations qui sont en train de faire de la «distribution», c’est d’actualité.
D’ailleurs, l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) avait, lors d’un séminaire, affirmé que la distribution du courrier jusqu’à un certain niveau d’échelon de poids (500 grammes) revient à la poste, déclare M. Diaw. Et de poursuivre: «le marché est ouvert, mais limité. Ils n’ont pas le droit de procéder à la distribution d’un certain type de courrier jusqu’à 50 grammes. Le marché a été libéralisé, mais pas à outrance». Le représentant syndical ne semble pas être d’avis avec le rôle joué par l’Artp. Selon M. Diallo, l’autorité de régulation ne peut jouer pleinement sa mission. «Le processus semble être un peu bloqué. Il y a l’Artp, mais de notre point de vue, ce n’est pas suffisant. L’Artp ne saurait être confiné entre les seules mains de technocrates. Il y a les partenaires sociaux, parce qu’il y a le volet social de la régulation qui n’est pas suffisamment pris en compte. Nous avons notre mot à dire, mais jusqu’ici les partenaires sociaux ne sont pas présents et il serait temps qu’on les écoute un peu plus».
D’ailleurs, l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) avait, lors d’un séminaire, affirmé que la distribution du courrier jusqu’à un certain niveau d’échelon de poids (500 grammes) revient à la poste, déclare M. Diaw. Et de poursuivre: «le marché est ouvert, mais limité. Ils n’ont pas le droit de procéder à la distribution d’un certain type de courrier jusqu’à 50 grammes. Le marché a été libéralisé, mais pas à outrance». Le représentant syndical ne semble pas être d’avis avec le rôle joué par l’Artp. Selon M. Diallo, l’autorité de régulation ne peut jouer pleinement sa mission. «Le processus semble être un peu bloqué. Il y a l’Artp, mais de notre point de vue, ce n’est pas suffisant. L’Artp ne saurait être confiné entre les seules mains de technocrates. Il y a les partenaires sociaux, parce qu’il y a le volet social de la régulation qui n’est pas suffisamment pris en compte. Nous avons notre mot à dire, mais jusqu’ici les partenaires sociaux ne sont pas présents et il serait temps qu’on les écoute un peu plus».

ACCUEIL






