NOUVELLE PRODUCTION : «Jëlël» ou quand Abdou Guitté «grandit» le griot et donne le lutteur en exemple

Vendredi 16 Novembre 2012

L’auteur compositeur Abdou Guité Seck a présenté son neuvième album «Jëlël», sorti le 10 novembre dernier, hier, au Just 4 U. Composé de 6 titres assez intéressants, cet opus recèle du «mbalax» dans le vrai sens du terme, dans un style très sénégalais. «Nous ne voulons pas nous faire larguer par l’actualité, donc nous chantons ce qui plaît au public, nous épousons l’actualité», dit-il. L’interprète de «Ayo néné» semble du reste bien accroché à cette «actualité» puisqu’il a invité deux «tassukat», un genre musical très prisé au Sénégal, à savoir Ndiolé dans «Mes parents», et Pape Ndiaye Thiopet, dans «Jëlël sa njël». Toujours dans le même registre de ce qui intéresse les Sénégalais, Abdou Guitté Seck a chanté «Lamb j». Mais, contrairement à tout le monde, il a préféré parler des griots, ce qui relève de l’originalité. «Le griot est humble, nous montrons sa fidélité, il nous valorise, donc le minimum , c’est d’avoir une grande considération pour lui. C’est celui grâce à qui l’histoire est vécue, connue, racontée, enseignée. C’est celui sans qui l’histoire serait morte. Il est plus ou moins oublié dans l’arène alors qu’il est là du début à la fin, à travers cet événement, il est le maître et il n’y a pas plus lutteur que le griot», dit celui qui, dans la chanson dédiée aux griots de l’arène, cite Soda Mama Fall, Ndèye Marie Ndiaye, Ndikou Thioune, Kiné Lam, Fatou Guéweul et toutes les chanteuses du milieu de la lutte.
Et si dans «Lamb j», Abdou Guitté a «oublié» les lutteurs, dans «Mes parents», ces derniers y trouvent leur compte. En effet, l’hommage aux parents, selon lui, «traduit leur rôle et leur attention sur l’éducation et la protection des enfants». Reste que le paradoxe dans cette chanson, c’est que lorsqu’Abdou Guitté dit «nous les invitons à la reconnaissance et à l’aspiration d’un avenir meilleur, en ayant en référence des érudits comme Léopold Sédar Senghor, Cheikh Anta Diop, Nelson Mandela...». Puis il énumère des lutteurs, tels Modou Lo, Balla Gaye, Moustapha Guèye... Il y a de quoi s’étonner qu’un lutteur soit pris en exemple devant un historien. «C’est pour faire savoir que je m’intéresse à toutes les échelles de la société. Et je parle des lutteurs pour dire qu’il y a l’esprit de vaincre, de combativité, sans la violence», argumente-t-il. Ce qui est sûr, c’est qu’un lutteur ne peut en aucun cas être une référence pour un enfant qui va à l’école. Parce que làbas, on ne lui apprend pas comment faire des croc-en-jambe, mais plutôt comment écrire et bien écrire, comme Léopold Sédar Senghor. Par ailleurs, d’autres thèmes instructifs sont développés dans cet album, la santé avec «Ashir» qui sensibilise sur l’insuffisance rénale, les droits de la femme avec «Jëlël sa njël» pour conscientiser les hommes sur leurs devoirs envers les femmes. Il y a aussi «Dundou day wess» et «Cheikh Amar». Abdou Guitté Seck fera une soirée dédicace sous peu et comme il l’a dit, le travail de cet album a été dur, mais le résultat est assez intéressant.
Oumou Sidya DRAME

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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