Dimanche 26 Mai 2013
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NOUVEL ALBUM : Yoro Ndiaye de retour avec «Laamisso»

Vendredi 21 Décembre 2012

Deux après avoir mis sur le marché deux albums très appréciés par les amateurs de musique acoustique et folk, sous les titres «Begg Dem» ou Emigré et «Nittu Niit» ou l’être humain, Yoro Ndiaye nous revient avec un nouvel opus. Absent de la scène musicale, depuis un moment, l’enfant de Mbacké propose aux Sénégalais «Laamisso». Un nouveau produit dont la sortie est programmée samedi. Il est revenu sur la quintessence de ce produit, hier, lors d’un face-à-face avec la presse au Just 4U. D’emblée, Yoro Ndiaye a qualifié cet album de produit de mature. Resté des années, sans sortir d’album, il indique que ce temps lui a permis de faire des recherches sur des instruments africains. L’album devait contenir 20 titres, mais finalement il n’ a composé que 14 titres. Un choix que l’auteur de «Kharite» explique par le fait que ce sont ces titres qui sont disponibles. «On a préféré sortir sur le plan national et attendre un peu pour l’international», renseigne-t-il. Mayoro Ndiaye, de son vrai nom, de faire savoir que le titre de l’album est un appel aux autres contrées, une ouverture à d’autres cultures. «Car, le monde actuel est en phase
de mondialisation, de globalisation, pour un échange et de dialogue», dit-il en notant que «Laamisso» est typiquement traditionnel, très riche en diversités culturelles, à travers des instruments africains comme le Djémbé, la Kora, le Balafon, la Calebasse, le tout sur fond de rythmes mandingues. A propos de ces sonorités, l’artiste de souligner que «ce n’est pas que j’ai des liens avec les mandingues, mais les sonorités, et les instruments traditionnels que nous voulons avoir dans cet album n’existent pas au Sénégal, ça ne se trouve que dans la musique mandingue». Ainsi, Yoro refuse-t-il d’être catalogué dans le style acoustique. Il explique que l’acoustique est une couleur qu’on met sur le genre musical comme le blues, le folk. «C’est pourquoi, je refuse de m’enfermer dans un style. J’écoute toutes les musiques et ce qui fait la différence de cet opus, c’est la recherche approfondie. C’est de la world musique. Parce qu’il y a beaucoup de différences», assène Yoro Ndiaye.
Dans «Laamisso», il y a des titres comme «Tey», dans lequel il est accompagné par Oumar Pène. Le morceau «Weuyeul» est dédié lui à la société et aux citoyens, par leur comportement. «Mame» est un titre que Yoro a dédié à sa grande mère, Mame Bomba Dia. Une belle chanson sous un rythme de calebasse que lui-même a jouée. «Namonalène» est dédié aux fans et aux amis, alors que «Bella» retrace la femme idéale pour un homme. Cet album de Yoro Ndiaye est constitué d’autres titres tout aussi accrocheurs qui ne manqueront pas de séduire les mélomanes. D’autant que de grosses pointures de la musique sénégalaise et internationale ont participé à cet album, entre autres, Baaba Maal, Mao Otayek, Philipe Rykielle, Ablo du Xalam.
Adama A. KANTE (Stagiaire)

TEUSS

En attendant Obama

Et nous y voilà. Ndakaaru se prépare à recevoir sur son sol le plus prestigieux des invités se trouvant dans le monde libre. Si pour certains, il y a de quoi s’en réjouir. Pour d’autres la visite des locataires de la Maison blanche évoque de très mauvais souvenir. L’eau de l’Atlantique n’a toujours pas su laver l’affront ressenti par les insulaires de Gorée, lors de la dernière visite du cow boy de Texas. Ils ont tous été acteurs, le temps d’une matinée, pour une reconstitution forcée de l’esclavage sans besoin d’accéder à la Maison des esclaves. En attendant Obama et son épouse, Ndakaaru va se la jouer «cool». Les marchands ambulants semblent l’avoir déjà compris. C’est comme ça. Michelle et son mari ne seront là que pour quelques heures mais les «Goorgoorlus» devront en souffrir tout un mois durant. Alors motus et bouche cousue. On aura peut-être droit à un pourboire cette fois.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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