S’il y a une plage à Dakar où les directives des autorités policières sont scrupuleusement respectées à la lettre, c’est la petite baie de Terroubi,
logée à côté de la Cour Suprême et de «Magic Land». Les patrouilles périodiques de la Brigade des moeurs freinent les ardeurs et désirs
des couples et empêchent ces derniers de verser dans la débauche sur cette plage du moins très fréquenté. Dans leur volonté de traquer les adeptes des actes contre nature et d’empêcher les jeunes de verser dans la perversion et la prostitution, des hommes de tenue en civile veillent en permanence au grain sur cette place depuis un certain temps. Ce qui sans nul doute a porté ses fruits. Car ici, tout est permis, sauf les intimités «sous tentes». Une virée nocturne, le week-end passé, sur cette plage du Terrou-bi nous a d’ailleurs permis d’en savoir un plus, lorsque nous y avons débarqué peu après 22 heures. Les jeunes des quartiers Fann Hock, Gueule Tapée et d’ailleurs, couples, étudiants continuaient alors de remplir la plage. Ils venaient non seulement pour respirer l’air pur de l’océan, mais également déguster les délicieuses grillades de poissons appelées «Lak Jën» (Ndlr : poissons grillés) qui leur sont proposées à des prix variant entre 300 et 2500 francs Cfa. Sous le rythme de la musique sonore en provenance de «Magic Land» et des bruits des vagues qui s’échouent sur le sable fin, l’ambiance est parfaite. Sur la plage, des tables et des chaises sont dispersées un peu partout pour faire profiter aux visiteurs, sous les yeux bienveillants, vendeurs de poissons et des fruits de mer, des délices qui sont offerts ici. Venus entre copines et copains, en solo ou en couples, ce sont généralement les jeunes qui fréquentent cette plage. Si certains sont assis sur les chaises en train de déguster du poisson grillé, d’autres ont préfèré se balader au bord de l’eau. Aux abords du mur de «Magic Land» sont disposées des tentes. Pour en disposer, il faut casquer 1000 francs Cfa, nous informe un jeune homme. Mais contrairement aux autres plages où il y a une forte demande, tel n’est pas le cas la nuit à la plage Terrou-bi. Ici, les tentes sont toutes quasiment vides. Leurs propriétaires profitent de l’air frais comme les visiteurs, tout en se rongeant les freins. Malamine, l’un d’entre eux, renseigne que c’est à cause des patrouilles des policiers en civil de la Brigade des moeurs qui pullulent depuis un certain temps sur la plage que les couples n’osent plus se retirer sous les tentes, la nuit. Il explique qu’avant, les choses marchaient bien. Car les jeunes en couples louaient les tentes pour être en intimité, loin des regards indiscrets. Mais à cause des policiers qui font des descentes, ils ont désormais peur de s’y retrouver et de se faire embarquer. Alors, ils restent sur la plage et essayent, tant bien que mal, de vivre leur intimité à la belle étoile, sans pouvoir pousser les choses très loin. Car, c’est moins risqué et bien que pratiquement tout ce qu’ils se disent atterrit d’une oreille à une autre.
logée à côté de la Cour Suprême et de «Magic Land». Les patrouilles périodiques de la Brigade des moeurs freinent les ardeurs et désirs
des couples et empêchent ces derniers de verser dans la débauche sur cette plage du moins très fréquenté. Dans leur volonté de traquer les adeptes des actes contre nature et d’empêcher les jeunes de verser dans la perversion et la prostitution, des hommes de tenue en civile veillent en permanence au grain sur cette place depuis un certain temps. Ce qui sans nul doute a porté ses fruits. Car ici, tout est permis, sauf les intimités «sous tentes». Une virée nocturne, le week-end passé, sur cette plage du Terrou-bi nous a d’ailleurs permis d’en savoir un plus, lorsque nous y avons débarqué peu après 22 heures. Les jeunes des quartiers Fann Hock, Gueule Tapée et d’ailleurs, couples, étudiants continuaient alors de remplir la plage. Ils venaient non seulement pour respirer l’air pur de l’océan, mais également déguster les délicieuses grillades de poissons appelées «Lak Jën» (Ndlr : poissons grillés) qui leur sont proposées à des prix variant entre 300 et 2500 francs Cfa. Sous le rythme de la musique sonore en provenance de «Magic Land» et des bruits des vagues qui s’échouent sur le sable fin, l’ambiance est parfaite. Sur la plage, des tables et des chaises sont dispersées un peu partout pour faire profiter aux visiteurs, sous les yeux bienveillants, vendeurs de poissons et des fruits de mer, des délices qui sont offerts ici. Venus entre copines et copains, en solo ou en couples, ce sont généralement les jeunes qui fréquentent cette plage. Si certains sont assis sur les chaises en train de déguster du poisson grillé, d’autres ont préfèré se balader au bord de l’eau. Aux abords du mur de «Magic Land» sont disposées des tentes. Pour en disposer, il faut casquer 1000 francs Cfa, nous informe un jeune homme. Mais contrairement aux autres plages où il y a une forte demande, tel n’est pas le cas la nuit à la plage Terrou-bi. Ici, les tentes sont toutes quasiment vides. Leurs propriétaires profitent de l’air frais comme les visiteurs, tout en se rongeant les freins. Malamine, l’un d’entre eux, renseigne que c’est à cause des patrouilles des policiers en civil de la Brigade des moeurs qui pullulent depuis un certain temps sur la plage que les couples n’osent plus se retirer sous les tentes, la nuit. Il explique qu’avant, les choses marchaient bien. Car les jeunes en couples louaient les tentes pour être en intimité, loin des regards indiscrets. Mais à cause des policiers qui font des descentes, ils ont désormais peur de s’y retrouver et de se faire embarquer. Alors, ils restent sur la plage et essayent, tant bien que mal, de vivre leur intimité à la belle étoile, sans pouvoir pousser les choses très loin. Car, c’est moins risqué et bien que pratiquement tout ce qu’ils se disent atterrit d’une oreille à une autre.

ACCUEIL






