Jeudi 20 Juin 2013
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NOUVEAU VISAGE NOCTURNE DE LA PLAGE TERROU-BI : La Brigade des moeurs empêche les mauvais comportements

Mardi 2 Octobre 2012

S’il y a une plage à Dakar où les directives des autorités policières sont scrupuleusement respectées à la lettre, c’est la petite baie de Terroubi,
logée à côté de la Cour Suprême et de «Magic Land». Les patrouilles périodiques de la Brigade des moeurs freinent les ardeurs et désirs
des couples et empêchent ces derniers de verser dans la débauche sur cette plage du moins très fréquenté. Dans leur volonté de traquer les adeptes des actes contre nature et d’empêcher les jeunes de verser dans la perversion et la prostitution, des hommes de tenue en civile veillent en permanence au grain sur cette place depuis un certain temps. Ce qui sans nul doute a porté ses fruits. Car ici, tout est permis, sauf les intimités «sous tentes». Une virée nocturne, le week-end passé, sur cette plage du Terrou-bi nous a d’ailleurs permis d’en savoir un plus, lorsque nous y avons débarqué peu après 22 heures. Les jeunes des quartiers Fann Hock, Gueule Tapée et d’ailleurs, couples, étudiants continuaient alors de remplir la plage. Ils venaient non seulement pour respirer l’air pur de l’océan, mais également déguster les délicieuses grillades de poissons appelées «Lak Jën» (Ndlr : poissons grillés) qui leur sont proposées à des prix variant entre 300 et 2500 francs Cfa. Sous le rythme de la musique sonore en provenance de «Magic Land» et des bruits des vagues qui s’échouent sur le sable fin, l’ambiance est parfaite. Sur la plage, des tables et des chaises sont dispersées un peu partout pour faire profiter aux visiteurs, sous les yeux bienveillants, vendeurs de poissons et des fruits de mer, des délices qui sont offerts ici. Venus entre copines et copains, en solo ou en couples, ce sont généralement les jeunes qui fréquentent cette plage. Si certains sont assis sur les chaises en train de déguster du poisson grillé, d’autres ont préfèré se balader au bord de l’eau. Aux abords du mur de «Magic Land» sont disposées des tentes. Pour en disposer, il faut casquer 1000 francs Cfa, nous informe un jeune homme. Mais contrairement aux autres plages où il y a une forte demande, tel n’est pas le cas la nuit à la plage Terrou-bi. Ici, les tentes sont toutes quasiment vides. Leurs propriétaires profitent de l’air frais comme les visiteurs, tout en se rongeant les freins. Malamine, l’un d’entre eux, renseigne que c’est à cause des patrouilles des policiers en civil de la Brigade des moeurs qui pullulent depuis un certain temps sur la plage que les couples n’osent plus se retirer sous les tentes, la nuit. Il explique qu’avant, les choses marchaient bien. Car les jeunes en couples louaient les tentes pour être en intimité, loin des regards indiscrets. Mais à cause des policiers qui font des descentes, ils ont désormais peur de s’y retrouver et de se faire embarquer. Alors, ils restent sur la plage et essayent, tant bien que mal, de vivre leur intimité à la belle étoile, sans pouvoir pousser les choses très loin. Car, c’est moins risqué et bien que pratiquement tout ce qu’ils se disent atterrit d’une oreille à une autre.
Marianne NDIAYE

TEUSS

Le coup du destin

Koukoy Samba Sagna est mort. L’opposant gambien qui avait tenté un putsch contre Daouda Diawara en 1981 a finalement rendu l’âme au Mali. On dit qu’il est parti à l’Eternel des suites de sa maladie. Maladie qu’il avait tenté de venir soigner à «Ndaakaaru». Malheureusement, il a été expulsé urbi et orbi vers le Mali. Un coup dur pour notre hospitalité légendaire. Que voulez vous ? Une célèbre écrivaine a écrit que le destin ne prend pas de rendez-vous. Il empoigne qui il veut et surtout quand il veut. Le destin est ce qui mène nos pas souvent vers des contrées les plus surprenantes et contre notre gré. Qui aurait cru voir l’ancienne locataire du palais rentrer de Paris sur la pointe des pieds pour se rendre à la prison pour voir son fils? Rimka n’a peut- être pas bien travaillé en gestion des deniers publics. Mais maman Vivi est quand même là. En attendant 3W qui lui continue à croire au contrôle du destin.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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