NIGERIA : ARRÊTÉ LUNDI SUITE AUX EXPLOSIONS MEURTRIÈRES À ABUJA : Le directeur de campagne de Babangida remis en liberté

Jeudi 7 Octobre 2010

Le directeur de campagne de Ibrahim Babangida, candidat à la prochaine élection présidentielle au Nigeria, a été remis en liberté lundi soir après avoir été arrêté le même jour dans le cadre de l'enquête sur la double explosion de vendredi dernier à Abuja, rapporte la presse locale.


Selon la porte-parole de la Police, Marylin Ogar, neuf suspects ont été arrêtés dans le cadre du double attentat qui a fait 10 morts et 36 blessés, dont 11 policiers. Elle n'a pas précisé si M. Dokpesi, propriétaire de la chaîne de télévision privée African Independent Television (AIT) et de la radio Raypower FM, faisait partie de ces suspects.
«Nous l'interrogeons (M. Dokpesi) sur ses relations avec certains des suspects que nous avons placés en garde-à-vue. Nous voulons aussi qu'il nous explique ce qu'il savait sur ces explosions», a déclaré Mme Ogar. Dans la soirée de lundi, le directoire de campagne dirigé par M. Dokpesi a publié un communiqué condamnant l'arrestation de M. Dokpesi et demandant sa libération immédiate.
Le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (Mend) a revendiqué la responsabilité du double attentat, mais le président Goodluck Jonathan a soutenu que ce n'était pas le Mend mais «un petit groupe terroriste à l'extérieur du Nigeria» qui en était l'auteur.
Le leader du Mend, Henry Okah, a déjà été arrêté et inculpé en Afrique du Sud pour ces attentats, même si le mouvement a affirmé qu'il n'avait rien à voir avec ces attaques. Par ailleurs, le président Jonathan a nommé un ancien chef d'état-major de l'armée, le général à la retraite Andrew Owoye Azazi, Conseiller à la Sécurité nationale (NSA).
Il a remplacé le colonel à la retraite, Kayode Are, qui assurait l'intérim de ce poste depuis le départ du général à la retraite, Aliyu Gusau, qui s'est joint à la course présidentielle.
(Grioo)

TEUSS

L’hommage

Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR

Contre - attaque

«Essamay», le repos éternel du guerrier

En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.

Harouna DEME


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