NIET CATEGORIQUE DES ASSOCIATIONS DE CONSOMMATEURS : «Décision suspecte» pour imam Youssoupha Sarr et «divagation» pour Me Massokhna Kane

Mercredi 21 Novembre 2012

«Cette déclaration du Directeur général de la Senelec est très suspecte, compte tenu de la période choisie pour faire une telle proposition». C’est la conviction de l’imam Youssoupha Sarr. Pour le coordonnateur du Collectif des imams de Guédiawaye, la facturation par estimation nécessite des critères. Imam Sarr prévient par conséquent : «Nous ne pouvons pas laisser la Senelec définir ses critères elle-même et appliquer ce qu’elle veut, alors que c’est nous qui payons les factures. Nous ne l’accepterons pas». De l’avis de imam Sarr, «avant tout changement, il faut des discussions pour expliquer la nouvelle méthode de facturation. Mais, ils ne peuvent pas rester dans leurs bureaux et nous envoyer des factures sans que l’on sache comment ils ont procédé. Ce, d’autant plus que les compteurs de la Senelec ne sont pas fiables». Toutefois, précise l’imam de Guédiawaye, "nous mettons en garde le Directeur général de la Senelec. Il ne doit prendre aucune décision sans consulter la population». Puis, il dénonce le mode de payement des agents releveurs, ainsi que les casses subies par certaines agences de la Senelec. «Ce n’est pas à la population de payer ces gens-là. Les casses aussi ne doivent pas être payées par les clients, mais par la société elle-même. Ce n’est pas parce que des agences ont été saccagées que les factures doivent augmenter. Il faut rechercher les responsables, les punir et leur faire payer», a-t-il déclaré.

Me Massokhna Kane : «C’est de la divagation»
Imam Youssoupha Sarr n’est pas le seul à dénoncer cette décision du Directeur général de la Senelec. Le président de Sos consommateurs, Me Massokhna Kane, a également été mis hors de lui par cette annonce. Allant plus loin encore que imam Sarr, Me Kane déclare que «la Direction générale de la Senelec n’ose pas décider de cela». Mieux, clame-t-il, «si le Directeur général est à la recherche de solutions pour sa société, ceci n’en est pas une et il n’osera pas élever la voix sur cette question-là». Dans tous les cas, ajoute Me Massokhna Kane, «on ne l’acceptera jamais. Et personne n’acceptera jamais, dans ce pays, de payer des factures estimées. S’ils ont mis des compteurs, c’est pour compter la consommation. Depuis que la Senelec existe, il y a toujours eu des compteurs. Et un compteur est fait pour compter». Très remonté contre Pape Dieng, Me Kane de soutenir : «Ce que le Directeur général de la Senelec a dit, c’est de la divagation. Il sait très bien qu’il n’ose pas raconter ces histoires devant nous. La Senelec compte plus de 2 500 employés et toutes les charges de ces agents entrent dans le prix de l’électricité. Donc, qu’ils recrutent des agents ou pas, cela se répercute sur les tarifs de consommation. Ce qui est tout à fait anormal, parce qu’il y a du n’importe quoi à la Senelec».
Seynabou FALL

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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