NDELLA MADIOR DIOUF : «Je ne suis pas ‘Jonge’, mais je crois que les hommes ‘soo len amalee njëriñ rek dañuy took’»

Samedi 7 Juillet 2012

NDELLA MADIOR DIOUF : «Je ne suis pas ‘Jonge’, mais je crois que les hommes ‘soo len amalee njëriñ rek dañuy took’»
Connue pour être une véritable dame de fer, Ndella Madior Diouf, est, par-dessus tout, une femme multidimensionnelle. Patronne de presse, elle est propriétaire de «Saphir Fm», cette gynécologue de formation était la tête de liste de la coalition «Pétaw» pour les Législatives du 1er juillet dernier, mais elle n'a gagnée aucun siège. Elle était d’ailleurs la seule femme tête de liste. Aussi, ne cessera-t-elle jamais de nous étonner, comme elle a pu le démontrer, lors d’une visite qu’elle nous a rendu. Moulée dans son ensemble gris foncé aux manches courtes, coiffée d’un long greffage cheveux naturels, avec un maquillage très discret, ainsi que des bijoux tout aussi discrets, Ndella qui dit ne pas être «bling-bling», soutient qu’elle est une véritable «made in Sénégal», avec ses «ndombo baat». Du haut de ses bottes noires, malgré la chaleur d’étuve qui sévit ces derniers jours à Dakar, Ndella Diouf est une femme qui se soucie peu du qu’en dira-t-on. Danseuse de Sabar dans l’âme pour avoir grandi entre Centenaire et Médina, la candidate malheureuse aux Législatives dit «adorer le mbalax pur et dur». Ancienne âme vaillante de Saint-Joseph de Clunny et ancienne «Kénédienne» pour avoir fréquenté ce lycée, Ndella rappelle la beauté de la femme africaine chantée par Senghor. Mais elle n’est, malheureusement, pas «jonge», puisqu’elle a eu à le reconnaître. Et son explication est simple : «Awma temps-bi». A la question de savoir comment elle fait pour retenir son mari en tant que femme, elle lance : «Je pense qu’il est là parce qu’il veut être là». Et d’enfoncer le clou dans un éclat de rires : «Je n’ai pas peur qu’il parte. Je crois que les hommes ‘so len amale njëriñ rek dañuy toog’». Quant à ses goûts culinaires, Ndella Diouf confie qu’elle raffole de «Yassa bu saf sap». La patronne de «Saphir Fm» concède également qu’elle était riche sur les papiers, même si elle mène une vie populaire, secouée par les difficultés quotidiennes. L’originalité, Ndella la démontre à tous les niveaux. D'ailleurs, pour les Législatives, elle a assurée le show dans les meetings, comme le font les Barack Obama aux Etats-Unis ou encore Jacob Zuma en Afrique du Sud en se risquant à des pas de danse, biens sentis, sur les podiums des élections.
La tête de liste de «Pétaw» s’est d’ailleurs inspirée de «Bëge» de Pape Diouf pour créer son propre slogan de campagne. «Je dis waxlen ñu fuñuy tasee… Assemblée nationale, dugu Palais», avec une nouvelle danse alliant gestes et paroles, non sans faire passer son message.
Mais en dehors de la femme complètement indépendante qu’elle montre partout, Ndella Madior Diouf, mère de deux enfants, un garçon et une fille, dit être très maternelle. Et, pour ne pas créer de rupture brutale entre elle et son plus jeune enfant, un garçon né, il y a quelques mois, la jeune dame a décidé de l’emmener avec elle, lors de sa tournée dans les régions. Car, pour elle, les coups de téléphone n’ont pas de valeur. «Il faut avoir son enfant à ses côtés», lance docteur Ndella.
Aminatou AHNE (Stagiaire)

TEUSS

Le culte du faux !

Le faux est devenu ancré en nous et il révèle un certain culte de la facilité. Nous voulons tout avoir, tout pouvoir, tout de suite et maintenant. Ça part du joueur de Navétane au professionnel des championnats européens qui pense ne pas gagner assez en donnant son vrai âge. Il faut reconnaître un fait : Nous aimons le faux. Il nous fascine presque. Est-ce cela qui explique que les femmes se ruent vers les fausses hanches, mettent de faux cils ou de faux cheveux naturels? Que dire alors de celles qui veulent se muer en «Xess pecc» alors qu’elles sont «nuul kukk»? On ne dit rien, peut-être par qu’on semble y trouver notre compte. Les basketteurs qui ont menti sur leur âge pour offrir au Sénégal une coupe d’Afrique est certes encore plus dramatique. Ca trahit encore plus l’esprit du sport et sa pratique au Sénégal. Sauf qu’il faut se dire «entre nous» que c’est du déjà vu. Le faux est partout.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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