Mercredi 19 Juin 2013
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Ma pensée !

Mercredi 19 Décembre 2012

Suite à la diffusion d’articles de presse rapportant des propos que j’aurai tenus à l’endroit de la Justice, il m’a semblé opportun d’apporter les éclairages suivants : Le 15 décembre 2012, l’Amicale des Cadres de l’Agence de Régulation des Télécommunications et Poste (ARTP) a organisé au Radisson Blu une table ronde consacrée au thème «Autorité de régulation : indépendance, éthique et régulation et bonne gouvernance». En ma qualité de Ministre chargé de la Promotion de la Bonne Gouvernance, j’ai été désigné par le Monsieur le Premier Ministre aux fins de présider en son nom, les travaux qui ont porté essentiellement sur la problématique d’une meilleure gouvernance de notre République.

La principale raison d’être, du département nouvellement crée, de la Promotion de la Bonne Gouvernance, est de s’atteler à mettre en forme la vision stratégique de Monsieur le Président de la République, visant à placer la logique de performance et d’intégrité au coeur de l’action de l’Etat. Dès lors, m’a-t-il paru opportun, devant un public de cadres, de partager cette phase préliminaire de diagnostic, exercice difficile et sensible mais sans lequel, l’on ne saurait envisager un quelconque remède, en vue de corriger notre trajectoire d’avenir. J’ai toujours affirmé que notre principal challenge, à nous tous, était d’empêcher la reproduction ou la reconduction de ce qui a été notre quotidien au cours des douze années de gestion de l’ancien régime, et pour cela, tous les citoyens soucieux de notre devenir commun, doivent envisager de passer en revue nos comportements, nos manquements et nos disfonctionnements passés, en vue de marquer la rupture et de parfaire notre République de valeurs et de progrès. Dans ce sillage, et toujours attaché à l’idée de diagnostic sans complaisance, j’ai relevé quelques anomalies sur le fonctionnement de la Justice dans le temps. En effet, j’ai fait observer que plusieurs faits faisant l’objet de procédures aujourd’hui, ont été portés à la connaissance du service public de la Justice antérieurement, sans qu’aucune réaction appropriée n’ait été enregistrée pour les élucider. Des rapports d’audits ont été finalisés sans que des informations judiciaires n’aient été ouvertes pour permettre aux Sénégalais d’y voir clair.
Ce qui faisait que plusieurs personnes ont été reconnues coupables de diffamation et condamnées par la Justice pour des révélations faites sur des actes de mauvaise gestion. Or aujourd’hui, avec le temps, la même Justice met en cause des personnes à qui, elle avait alloué auparavant des dommages et intérêts à la charge de leurs accusateurs-citoyens. Voilà le fond de ma pensée : Le décalage dans le temps de l’action de la Justice. En tenant ces propos, mon seul objectif était d’engager le débat pour l’intérêt général. Je n’ai jamais prononcé les propos qui m’ont été prêtés à l’endroit de la Justice. Je ne l’ai jamais fait par le passé et ce n’est pas maintenant que je commencerai. Je reconnais cependant avoir toujours exercé mon droit citoyen de critique sur le fonctionnement des services publics, quels qu’ils soient, y compris la Justice. Ces critiques n’ont jamais porté sur les hommes mais sur les actes posées dans l’accomplissement d’une mission de service public. La preuve, j’ai choisi
mon Directeur de Cabinet, parmi les Magistrats de l’ordre judiciaire.

Fait le 18 décembre 2012
Abdou Latif COULIBALY,
Ministre de la Promotion de la Bonne Gouvernance, Porte Parole du Gouvernement
Abdou Latif COULIBALY

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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