La journée internationale du musée n’a pas été célébrée cette année au Sénégal. Un fait qui découle de plusieurs facteurs, dont l’austérité, le non renouvellement des oeuvres et le manque d’intérêt des Sénégalais à visiter les musées. Pourtant, ce ne sont pas les musées qui manquent, bien qu’il n’en existe pas beaucoup. Il y a notamment le Musée Théodore Monod d’Art africain, appelé encore musée Ifan, dont l’exposition permanente présente des collections sur l’art africain traditionnel et sur l’art, l’artisanat et les traditions sénégalaises. Le Musée de la Fondation Léopold Sédar Senghor, est consacré au poète Léopold Sédar Senghor, ancien président du Sénégal et on y trouve, ses publications, des documents sur la vie et l'oeuvre du grand poète. Le musée de Gorée est devenu le Musée historique du Sénégal. L’esclavage y occupe le plus grand intérêt. Le Musée régional de Thiès, le premier musée régional créé au Sénégal, comporte des pièces de la préhistoire provenant du paléolithique du néolithique, l’histoire de la région de Thiès, celle des grands royaumes. Le Musée de centre de recherche et de documentation de Saint-Louis présente des oeuvres sur la préhistoire, l’histoire, l’art et les traditions populaires, mais aussi une collection d’objets Bassari, d’objets d’art nègre et d’histoire naturelle. Podor aussi a son musée historique. Mais à part les différents commandants, il raconte l’histoire de la région, à travers la pénétration coloniale et d’illustres personnages comme El Hadj Omar Tall, Cheikh Ahmadou Madiyou, Alboury Ndiaye et Faidherbe. Le musée de la Casamance montre tous les objets des traditions Joola avec les différents pagnes de couleur, le matériel pour cueillir le vin de palme.
Le musée des forces armées sort du lot
Le musée des archives et du patrimoine historique des Forces armées, plus connu sous le nom du Musée des forces armées de Dakar, a vu le jour en 1996 avec pour ambition de reconstituer la mémoire des armées traditionnelle, coloniale et nationale et de la présenter au grand public. Les thèmes sont : des résistances avec les armées traditionnelles, les troupes africaines et l’expansion française jusqu’aux tirailleurs sénégalais et les forces armées sénégalaises de l’indépendance à nos jours. Il y a dans ce musée des expositions temporaires au gré des circonstances. C’est actuellement le musée le plus vivant puisque les oeuvres sont actualisées et qu’il attire le public.
Le musée des forces armées sort du lot
Le musée des archives et du patrimoine historique des Forces armées, plus connu sous le nom du Musée des forces armées de Dakar, a vu le jour en 1996 avec pour ambition de reconstituer la mémoire des armées traditionnelle, coloniale et nationale et de la présenter au grand public. Les thèmes sont : des résistances avec les armées traditionnelles, les troupes africaines et l’expansion française jusqu’aux tirailleurs sénégalais et les forces armées sénégalaises de l’indépendance à nos jours. Il y a dans ce musée des expositions temporaires au gré des circonstances. C’est actuellement le musée le plus vivant puisque les oeuvres sont actualisées et qu’il attire le public.
MARIAMA NDOYE MBENGUE, MUSEOLOGUE : «Nos musées ne parlent que de vieilleries»
Muséologue de son état, l’actuelle Directrice du Livre et de la lecture, Mariama Ndoye Mbengue, était la conservatrice du Musée de l’Ifan de 1976 à 1987. Elle compte d’ailleurs renouer avec ses anciennes amours, même si pour le moment elle se concentre sur les livres. Faisant l’état des lieux des musées qui ne sont pas très fréquentés, elle explique pourquoi et plaide pour des musées spécialisés. «Le fait que les musées ne sont pas très fréquentés par les Sénégalais est dû, au fait, peut-être que ce n’est pas dans les moeurs. Ce sont les élèves pour leurs cours, mais aussi par curiosité parfois qui les fréquentent. Les touristes aussi y vont, tout comme les gens de l’armée qui sont cultivés», dit-elle. Mariama Ndoye Mbengue d’ajouter que le fait que les Sénégalais ne visitent pas ces endroits historiques, découle du fait qu’il n’y a pas de renouvellement. Il n’y a que des choses anciennes, c’est austère et lugubre. «Ce que je reproche aux musées c’est qu’ils ne sont pas dynamiques. Ils sont statiques. Nos musées ne parlent que de vieilleries et il n’y a pas beaucoup de musées spécialisés dans ce pays, à part celui de l’armée. Or, il faut des musées vivants, comme celui de l’armée», argue l’ancienne conservatrice de l’Ifan qui fait ainsi allusion au projet de musée des civilisations noires initié par Me Abdoulaye Wade. Elle souhaite que des choses nouvelles y soient exposées pou attirer le public. Mariama Ndoye Mbengue de dire comment remédier à cela. «Il y a trois grands musées au Sénégal. Celui de Dakar, de Saint-Louis et de Thiès. Et l’optique, c’est d’en avoir plus et avec des spécialités dans chaque ville. Il faut des musées historiques et des civilisations de cultures avec les ethnies diola, toucouleur, sérère, wolof, etc. Personnellement, c’est quelque chose que j’aimerai faire à l’avenir», dit-il.

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