MOUSTAPHA FALL «CHE» A SES CAMARADES DE L'OPPOSITION : «Wade est sur le point de retirer sa candidature, donc, ne reculons pas»

Vendredi 3 Février 2012

La position du Président de la République sur les manifestations violentes qui ont eu lieu, ces derniers temps, dans la capitale et à l'intérieur
du pays, est loin d'affecter certains membres de l'opposition, comme Moustapha Fall «Che», Secrétaire général de l'Action patriotique de libération/dog bumu gacce (Apl), qui se dit convaincu que Me Wade est sur le point de retirer sa candidature. «Les libéraux sont en train de se préparer», dit-il. Selon lui, le chef de l'État n'a pas dit ce qu'il pensait réellement par rapport aux manifestations que le M23 a organisées : «Il faut comprendre le contraire de ce qu'il a dit». Et face à cette situation, le «Che» de Kaolack invite ses camarades de l'opposition à poursuivre le combat, soulignant qu'ils sont «à quelques encablures de la victoire». «Notre message a été compris par Me Wade, et cela compte beaucoup. Abdoulaye Wade est sur le point de retirer sa candidature, donc, ne reculons pas, sinon, ceux qui soutiennent notre position sur le plan international vont, eux aussi, reculer». Le leader de l'Apl est d'avis que «Me Wade va se retirer, d'une manière ou d'une autre. Soit, il retire sa candidature, et là, il n'y aura aucune chance de report des élections, contrairement à ce que disent certains. Soit, il démissionne. Et si le Président de la République démissionne, aujourd'hui, le président du Sénat le remplace, et ce dernier va organiser des élections dans les 90 jours, au plus, et dans 60 jours, au moins. Et là, les libéraux auront le temps de trouver un autre candidat». À l'en croire, «vouloir, coûte que coûte, aller à l'élection présidentielle du 26 février 2012, sans obliger Wade à se retirer de la compétition, de quelque manière que ce soit, c'est cautionner la violation de la Constitution». Et d'attirer l'attention sur le fait que, «celui qui a réussi un coup d'État institutionnel, peut réussir un coup d'État électoral». «On ne peut pas accepter que, quelqu'un viole notre Constitution et aille à la présidentielle. Nous devons être des républicains, et être des républicains signifie que nous ne devons pas laisser quelqu'un violer la Constitution», a t-il conclu.
Seynabou FALL (Stagiaire)

TEUSS

L’hommage

Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR

Contre - attaque

«Essamay», le repos éternel du guerrier

En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.

Harouna DEME


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