Vendredi 24 Mai 2013
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MOMAR GUEYE SAMB, NOUVEAU JARAAF DE OUAKAM APRES SON INSTALLATION : «Je n’accepterai jamais de diriger une partie du village, mais l’ensemble des ouakamois»

Lundi 19 Novembre 2012

Après la cérémonie traditionnelle d’intronisation qui a eu lieu le mois dernier, le remplaçant du défunt Jaraaf Seybatou Guèye, a officiellement été installé ce samedi à Ouakam. Jaraaf Momar Guèye Samb a été intronisé dans une ambiance féerique où toute la culture léboue (Ndawrabine, faux- lion…) a été revisitée.L’ancien international de football, qui fait partie de la famille Guèyenne, celle-là même qui est la seule dépositaire de
cette prérogative, doit sa nomination comme nouveau Jaraaf de Ouakam, au Conseil des Diambours, détenteur du pouvoir de décision pour tout ce qui concerne la gestion des affaires coutumières de ce village lébou. Lors de cette cérémonie qui a vu la participation de toutes les autorités coutumières, religieuses et administratives, mais également de l’armée française représentée par le Général De Quentin, Commandant les éléments français au Sénégal, tous les intervenants ont appelé à l’union des coeurs et à l’unité des Ouakamois. Du «Ndèye Diambour», El Hadji Biram Ndiaye, au président des Freys, Omar Ngalla Ndoye, en passant par le maire de Ouakam, Djibril Ndoye, ainsi que la représentante des femmes, Adja Dioma Diagne, tous ont demandé aux uns et aux autres de se tenir main dans la main et de travailler pour le développement de Ouakam. Pour preuve, selon eux, que Ouakam doit retrouver son unité pour repartir du bon, les 3,59 milliards que l’Etat doit au village sont toujours bloqués dans un compte. Cela, du fait des divergences qui ont opposé dernièrement le défunt Jaraaf Seybatou Guèye à Youssou Ndoye. Le nouveau Jaraaf de Ouakam de dire d’emblée : «Je n’accepterai jamais de diriger une partie du village, mais l’ensemble des Ouakamois». Aussi, a-t-il rassuré toute la communauté que, dans son magistère, il n’entreprendra rien qui puisse être interprété comme une manoeuvre d’une partie des habitants de Ouakam. Ainsi, sur le foncier qui demeure l’éternel problème dans ce village lébou, Momar Guèye Samb a clamé que «le rôle d’un Jaraaf n’est pas de vendre des terrains». Il a juré d’ailleurs d’exercer ses responsabilités avec «une honnêteté totale et une impartialité irréprochable». Ce, avec le soutien des notables et Freys, bras séculiers et conseillers privilégiés des Diambours.
Il faut noter que le président de la République a été représenté à cette cérémonie par le Secrétaire général du gouvernement, Seydou Guèye, qui a réaffirmé la volonté du Chef de l’Etat de recevoir en audience les Lébous de Ouakam, Ngor, Yoff...
Ndèye Anna NDIAYE

TEUSS

Le culte du faux !

Le faux est devenu ancré en nous et il révèle un certain culte de la facilité. Nous voulons tout avoir, tout pouvoir, tout de suite et maintenant. Ça part du joueur de Navétane au professionnel des championnats européens qui pense ne pas gagner assez en donnant son vrai âge. Il faut reconnaître un fait : Nous aimons le faux. Il nous fascine presque. Est-ce cela qui explique que les femmes se ruent vers les fausses hanches, mettent de faux cils ou de faux cheveux naturels? Que dire alors de celles qui veulent se muer en «Xess pecc» alors qu’elles sont «nuul kukk»? On ne dit rien, peut-être par qu’on semble y trouver notre compte. Les basketteurs qui ont menti sur leur âge pour offrir au Sénégal une coupe d’Afrique est certes encore plus dramatique. Ca trahit encore plus l’esprit du sport et sa pratique au Sénégal. Sauf qu’il faut se dire «entre nous» que c’est du déjà vu. Le faux est partout.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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