MODIFICATIONS DU CODE DES MARCHES : La Commission de l’Uemoa doit interpeller le gouvernement, selon l’Ormp

Vendredi 3 Décembre 2010

L’Observatoire régional des marchés publics (Ormp) de l’espace Uemoa, dans le compte-rendu de sa 5e réunion tenue à Ouagadougou, au Burkina Faso, les 29 et 30 novembre derniers, a demandé à la Commission de l’Uemoa d’interpeller le gouvernement du Sénégal sur les modifications du Code des marchés qui sont en « violation de certains principes des directives régissant les marchés publics dans l’espace communautaire».


Malgré la flopée d’explications servies par l’Etat du Sénégal, notamment par le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, les modifications apportées au Code des marchés, et qui soustraient la Présidence de la République et certains ministères de souveraineté des organes de contrôle, sont illégales. Ce, au regard des Directives 04/2005/Uemoa/Cm et 05/2005/Uemoa/Cm du 9 décembre 2005. C’est l’Observatoire régional des marchés publics (Ormp), un organe de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) qui assure la fonction de surveillance de l’application des directives et du suivi des réformes des marchés publics au sein des Etats membres de l'Union, qui en a fait écho. C’était à Ouagadougou, au Burkina Faso, lors de sa 5e réunion tenue les 29 et 30 novembre derniers.
«La Commission de l’Uemoa doit interpeller l’Etat sénégalais sur les cas de violation de certains principes des Directives 04/2005/Uemoa/Cm et 05/2005/Uemoa/Cm du 9 décembre 2005, régissant les marchés publics dans l’espace communautaire », dit l’Ormp dans une des trois recommandations contenues dans son compte rendu. Une invite faite à la Commission de l’Uemoa après que cette instance a constaté des violations graves et flagrantes des Directives de l’Uemoa. «Les cadres institutionnels et réglementaires sont modifiés en violation de certaines dispositions des Directives 04/2005/Uemoa/Cm et 05/2005/Uemoa/Cm du 9 décembre 2005 régissant les marchés publics dans l’espace communautaire», dit l’Ormp dans le compte rendu final de la rencontre.
Pourtant avant-hier, le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, lors des Assises du Conseil national du patronat (Cnp), parlait de «quelques modifications apportées (qui) visent tout simplement à permettre un meilleur fonctionnement de l’Autorité de régulation et à préserver la sécurité et la souveraineté nationales ». Il avait aussi soutenu que le gouvernement, même en cherchant l’efficacité, la célérité dans ces modifications, s’est engagé «à faire en sorte que les marchés de gré à gré ne dépassent pas 20%».
Bachir FOFANA

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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