MODIFICATION UNILATERALE ET CONTROVERSEE DU CODE DES MARCHES PAR WADE : Macky Sall tient sa promesse d'abroger le décret

Vendredi 27 Juillet 2012

Le décret 2012-1048 du 02 janvier 2012, modifiant le Code des marchés publics que l'ancien président Wade avait signé de façon unilatérale
et qui avait été fortement décrié par des franges différentes de la société, vient d’être abrogé par son successeur, Macky Sall. Ce décret
soustrayait de la norme en matière de commande publique certains marchés comme celui du carburant du plan Takkal. C'est le directeur général de l’Armp, Saër Niang, qui a annoncé ce retour à l'orthodoxie que Macky Sall avait promise au secteur privé, à la société civile et aux bailleurs de fonds, notamment la banque mondiale au cours de sa visite au Sénégal. «Ce n’est pas seulement un projet, l’abrogation a été faite», a-t-il soutenu. «Le président de la République a abrogé les décrets qui ont été pris en dehors de toute concertation avec l’Armp
notamment l’article 3 qui pose problème et qui a permis de créer des passe-droits. Et dès sa prise de fonction, le président de le République en avait parlé mais aujourd’hui, je peux vous dire que c’est effectif, le décret a été abrogé», indique-t-il. En effet, Il était arrivé que l’Etat procède à des modifications de Code des marchés publics, sans concertation ni même information à l’Armp. «A l’époque, nous avions dit que ce n’était
pas normal, car un décret a un circuit qui lui est propre», raconte Saër Niang. Par exemple, selon lui, dans la modification sur l’article 3 le circuit a été court-circuité. «L’Armp n’a pas été consultée, n’a pas était mise à profit, n’a même pas été informée», soutient-il. De l'avis de Saër Niang, «c’est un engagement des autorités en place de restituer à l’Armp toutes ses prérogatives et donc de lui faire jouer pleinement son rôle puisque l’Armp c’est le bras technique de l’Etat en matière de passation de marchés». Ce qui lui fait dire d’ailleurs que, «si l’Etat le comprend parfaitement, l’Armp l’aidera à une meilleure efficacité de la commande publique, à réaliser des économies si tant est cela est également un des objectifs recherchés, à avoir des marchés passés correctement». Par ailleurs, l’Armp s’est rendu compte, dans les audits physiques, «qu’Il ne s’agit pas seulement de respecter les procédures. Il faut aussi respecter le cahier de charge en matière également de construction».
Mously NDIAYE

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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