MESSAGE DU KHALIFE GENERAL DES MOURIDES SERIGNE SIDY MOUKHTAR MBACKE : Il délivre un «Ndigël» de paix et de neutralité pour la présidentielle 2012…
TOUBA - Ceux qui s’attendaient à ce que Touba délivre des consignes de vote, pour un candidat à l’élection présidentielle de 2012, vont déchanter. Dans sa déclaration formulée devant les autorités et les hôtes présents, lors de cette cérémonie officielle, le Khalife «appelle toutes les autorités politiques et les chefs religieux à oeuvrer pour une paix durable et pour la concorde des coeurs au Sénégal et dans le monde». Dans cette même lancée, il a invité tous les acteurs politiques à éviter tout acte pouvant provoquer une instabilité sociale. «Sans la paix, il sera impossible de pratiquer sa foi religieuse. Il n’y aura pas de travail, ni d’éducation dans ce pays. Sachons que tout ce qu’on cherche par des voies pacifiques, son acquisition et sa consolidation seront faciles. Alors que tout ce qu’on acquiert par des moyens non pacifiques, agressifs et conflictuels sera perdu, tôt ou tard, de la même manière», a rapporté Serigne Bass Abdou Khadre, porte- parole du Khalife général des mourides, lors de cette rencontre de clôture de la 117è édition du Magal de Touba, à la résidence Khadimou Rassoul. Serigne Cheikh Sidy Moukhtar Mbacké confirme celle faite, il y a quelques jours, par son porte-parole, Serigne Bass Abdou Khadre. Par ailleurs, président du Comité d’organisation du Magal, il soutenait le mercredi dernier devant la presse, que : «Touba n’a pas de candidat à la présidentielle de 2012 ». Et à l’endroit des acteurs politiques, le Khalife des mourides a rappelé les propos du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba : «Pour avoir la paix ici bas et dans l’au-delà il faut avoir de bonnes intentions pour tous les hommes, dire du bien, tenir un compagnonnage avec des hommes de paix, tout en oeuvrant pour tout ce qui peut amener la paix et l’union». Dans la même veine, Serigne Sidy Moukhtar Mbacké a plaidé pour l’unité de la communauté musulmane pour s’ériger en bouclier contre «toute agression et tout ennemi de la religion». Le chef de la délégation gouvernementale a, auparavant, fait part au Khalife le message de paix du chef de l’Etat. Avant de demander au successeur de Serigne Bara Mbacké du Khalifat des prières pour l’émergence du pays. Le ministre de l’Intérieur était accompagné dans sa délégation par les ministres : Zakaria Diaw, Me Madické Niang, Mamour Cissé, Aïda Mbodji, Moustapha Sourang, Oumar Sarr, Modou Diagne Fada, Mamadou Lamine Keïta, Mme Seynabou Ly Mbacké, Khadim Guèye entre autres.
Et plaide pour une implication de l’enseignement religieux dans les programmes scolaires
«Insérer davantage l’enseignement religieux dans les programmes scolaires», tel est le voeu du Khalife Général des mourides, Serigne Sidy Moukhtar Mbacké. A l’occasion de la cérémonie officielle clôturant le Magal de Touba, le khalife a, dans son discours, exhorté les autorités politiques plus particulièrement celles chargées de l’éducation nationale, à accorder davantage d’importance à l’éducation religieuse dans les programmes scolaires, afin d’inculquer aux jeunes les valeurs morales enseignées par l’islam. «Rien ne peut nous épargner des débauches et des inconduites sociales actuelles, si ce n’est une imprégnation des jeunes à l’éducation religieuse. C’est ainsi qu’il recommande aux jeunes de s’évertuer à la quête de connaissances qui conduisent à la droiture». Poursuivant, il souligne que Cheikh Ahmadou Bamba recommandait aux jeunes de s’efforcer à mémoriser et à réviser tout ce que l’on a appris comme savoir religieux tout en s’éloignant des assemblées qui entraînent la perdition. Dans le même ordre d’idées, il lance aux jeunes : «au moment où vous cherchez un guide ou un compagnonnage, choisissez quelqu’un qui ne cesse d’adorer son seigneur, afin qu’il vous guide dans sa voie droite». Non sans dire à l’endroit de la jeunesse que, «tout jeune qui se hâte dans sa jeunesse d’emprunter le Droit chemin, bénéficiera de la quiétude quand il sera adulte».
De nos envoyés spéciaux Mously NDIAYE, Aliou DIOUF (Stagiair
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L’hommage
Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR
«Essamay», le repos éternel du guerrier
En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.
Harouna DEME
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