Mercredi 19 Juin 2013
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MENACES SUR LES PROJETS DE POLES URBAINS ET DE RECASEMENT DE SINISTRES DE MACKY SALL : Les dernières réserves foncières à Dakar sont inondables

Vendredi 21 Septembre 2012

Les projets de pôles urbains et de maisons, pour recaser une partie des sinistrés victimes des inondations, risquent d'être une grosse équation pour Macky Sall, s'il a le souci de les réaliser en garantissant des conditions de sécurité aux populations. Les dernières réserves foncières de Dakar sont concentrées dans la partie rurale, à Rufisque et sont malheureusement inondables.


MENACES SUR LES PROJETS DE POLES URBAINS ET DE RECASEMENT DE SINISTRES DE MACKY SALL : Les dernières réserves foncières à Dakar sont inondables
Quelques semaines après sa promesse de construire des habitats et de nouveaux pôles urbains, ce qui lui avait même fait réclamer de son Premier ministre, un recensement exhaustif dans le périmètre des régions de Dakar et de Thiès de l'assiette encore disponible, le président de la République Macky Sall, a annoncé le recasement de sinistrés des inondations, dans les zones de Diamniadio et de Sangalkam. Des projets qui risquent d'être difficiles à réaliser, dans des conditions garantissant la sécurité aux populations. En effet, l'essentiel des dernières réserves foncières de la région de Dakar qui sont concentrées à Rufisque sont inondables. C'est le cas de Sangalkam où Macky Sall prévoit le recasement de sinistrés sur une superficie de 30 ha. Ce qui veut dire que, reloger des populations sinistrées sur ces terres, fait peser des risques d'en faire de futurs sinistrés. Une réalité constatée au cours d'une visite de terrain, effectuée au lendemain des fortes pluies qui étaient tombées sur Dakar, et qui est confortée par des experts. Cette zone, aujourd'hui, aiguise les appétits et entretient l'espoir des pères et mères de famille qui vivent en location, de sortir du casse-tête mensuel du paiement et de disposer enfin de leur propre maison. Presque toutes les coopératives des travailleurs des secteurs d'activités se trouvent dans cette partie rurale de la capitale du Sénégal. En guise d'exemples, il y a la Poste, Bicis, Dakar Dem Dik, Telyum, Comico, Soboa, etc. Tout le long de la route, on retrouve des coopératives et même à l'intérieur des villages. Les particuliers également se débrouillent comme ils peuvent, pour disposer dans cette zone d'un lopin de terre pouvant servir de maison. Sur les terrains où est installée la coopérative des travailleurs de la Bicis, éponyme à l'ancien patron de la boîte, aujourd'hui ministre de l'Economie et des Finances, Amadou Kane, les niches et tableaux électriques des parcelles viabilisées se noyaient lors de notre passage, dans les flaques d'eau rendant la terre boueuse et glissante. Il fallait faire de grands détours pour circuler, à cause des nombreuses flaques d'eau, même les véhicules qui se hasardaient à quitter les voies tracées rencontraient des difficultés. L'eau stagnait même tout autour du poste de courant, sur le fronton duquel est inscrit le nom de la cité. La situation est toutefois beaucoup plus préoccupante au niveau de la cité Telyum, située non loin de celle des banquiers. Le site abrite d'anciens marigots taris après la sécheresse des années 70, qui ont régénéré par endroits. La cité des militaires appelée Comico, n'est pas également mieux lotie. Jusqu'à la ferme de Woyembam et des villages près du Lac Rose, c'est le même phénomène de stagnation des eaux qui est constaté. En tout cas, il y a de quoi s'inquiéter pour ceux qui y vivent déjà dans cette partie rurale de la capitale, les coopératives des sociétés et les nombreux particuliers qui, tous les jours, continuent à investir leurs économies dans les constructions qu'ils y font. Ne rien faire de la part de l'Etat, qui d'ailleurs clame partout une volonté de lutter contre les inondations provoquées par le facteur humain, sera ni plus ni moins que, baisser les yeux quand se créaient de futurs sinistrés. Et y construire des logements, sera de la part de l'Etat, ni plus ni moins, se poser un problème.

PLAN JAXAAY SUITE AUX INONDATIONS DE 2005 : Comment Me Wade avait relogé des sinistrés sur une zone inondable

L'une des décisions les plus importantes que Me Wade avait prises après les inondations provoquées dans la banlieue par les fortes pluies en 2005, avait été de faire construire une cité pour y relogerdes sinistrés venant de Pikine et de Guédiawaye. Une solution onéreuse qui avait coûté officiellement 54 milliards de francs, Cfa et un report des élections législatives en 2006, qui ne produira pas les résultats escomptés. Les sinistrés qui y ont été déplacés n'ont pas tardé à y revivre les mêmes problèmes d'inondations qui les avaient fait abandonner leurs maisons à Gounass et Guinaw Rail. La raison, ce site de Keur Massar, figurent parmi les zones en proie aux eaux. Les autorités d'alors, qui n'avaient pas pensé à cet aspect, ont ainsi reproduit ce qu'ils voulaient panser. La fameuse cité souffre également d'un enclavement. Elle est coupée du reste de la banlieue et y accéder relève du parcours du combattant. Un problème qui est plus aigu en période d'hivernage, à cause des eaux qui rendent impraticables les voies d'accès. Dans le lot des manquements il y avait également la qualité des maisons qui laissaient aussi à désirer et le déficit d'infrastructures de toutes sortes, sans parler des magouilles qui entourent ce projet. Un ensemble d'erreurs dans l'approche et la conception qui doivent servir de leçons aux nouvelles autorités, pour faire en sorte que les nouveaux sites de relogements d'un coût de 66 milliards qu'ils proposent aux sinistrés ne soient pas une copie de Jaxaay ni dans la conception ni dans l'éxécution.
Birane LO

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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