Samedi 25 Mai 2013
Le populaire online

MENACES SUR LE PRIX DU PAIN : Les populations ne veulent pas entendre parler de hausse

Mercredi 9 Janvier 2013

L'idée d'une hausse du prix du pain déplaît aux populations dakaroises. Elles demandent aux autorités et aux boulangers d'aller dans le sens d'une
baisse, plutôt que de penser à une hausse.


Avec l'augmentation du coût de la farine qui a connu une hausse de 12 000 F Cfa sur la tonne et 600 F Cfa sur le sac de 50 kilos, du fait du
renchérissement du blé sur le marché mondial, un grand risque plane sur les prix du pain qui peuvent également enregistrer une hausse. Mais
les populations ne veulent pas voir le coût du pain augmenter et elles le clament haut et fort. Au Quartier de Dieuppeul par exemple, les avis ne divergent pas. Tous militent pour une baisse. Tailleur de profession, Chérif Ndiaye que nous avons accroché trouve qu'une quelconque hausse du prix du pain serait de l'injustice. «Le prix du pain n’a jamais été stable depuis longtemps. S'ils ne procèdent pas à la baisse de son coût, de grâce qu'on ne nous parle pas de hausse», indique-t-il. De son avis, «bon nombre de citoyens ont déjà du mal à joindre les deux bouts, ils ne supporteraient pas cette mesure. Les grandes familles vont plus en pâtir». Abondant dans le même sens, Néné Sow ajoute : «Le prix ne doit pas connaître une hausse. Pour nous qui sommes une grande famille, nous achetons 8 baguettes de pain le matin et le soir. Donc, s'il y a une augmentation du prix, cela nous fera plus de dépenses». Tout comme notre premier interlocuteur qui pense qu’une réduction est plus raisonnable. Néné Sow dira qu'«au Sénégal, on a tendance à minimiser certaines hausses sur les prix des denrées, mais elles peuvent être lourdes pour les consommateurs. Et le gouvernement doit faire de son mieux pour essayer d’alléger le train de vie des populations». Un point de vue que partage Ali Sy, vendeur de pain. «Une hausse du prix n’augure rien de bon. Car certains privilégient le petit-déjeuner aux autres repas. Donc, une augmentation du prix du pain rendrait la vie plus chère», se désole-t-il.

LES BOULANGERS RASSURENT LA POPULATION : «Nous ne souhaitons pas hausser le prix du pain, nous souhaitons que les meuniers reviennent sur la mesure»

Le coût de la farine a connu une hausse de 12 000 F Cfa sur la tonne et 600 F Cfa sur le sac de 50 kilos. Ce qui ne laisse pas indifférent la Fédération nationale des boulangers du Sénégal (Fnbs) qui ne veut pas, pour le moment, toucher au prix du pain. «Nous ne souhaitons pas hausser le prix du pain, nous souhaitons que les meuniers reviennent sur la mesure. Une hausse du prix du pain n’est pas souhaitable à cette période-là. Nous sommes à une situation ou les citoyens traversent une crise assez particulière», indique Alioune Thiam, vice-président de la Fnbs. Ce dernier fera cependant part des difficultés que vit le secteur de la boulangerie. «Il y a ce qu’on appelle une inconduite, c’est-à-dire quelque chose qu’on ne comprend pas. Le prix de la farine est libre, le prix de la levure est libre, le prix du gasoil est libre et celui du pain est homologué. Ce n’est pas normal. Si on devait augmenter le prix du pain, on n’a pas la possibilité de le faire automatiquement, il y a une procédure à suivre. Ça peut prendre deux mois», explique-t-il. La Fnbs interpelle ainsi le gouvernement : «Il faut que l’Etat se penche sur les problèmes des boulangers. Vous constatez que beaucoup de boulangeries ferment. Nous devons éviter que cette crise-là ne perdure. Il faut que le gouvernement prenne des mesures hardies pour venir à bout des problèmes de ce secteur. Il y a aussi un problème de distribution du pain. Les ‘tapa-lapa’ (pain traditionnel) sont présents à Dakar alors que la loi l’interdit. La distribution est anarchique, on le fait n’importe comment et dans des conditions insalubres, alors qu’il y a un décret qui organise la distribution du pain. Il doit être appliqué», réclame M. Thiam. Le vice-président de la Fnbs informe cependant qu’ils tiennent une concertation afin de demander aux meuniers de revenir sur la hausse du prix de la farine. La Fnbs souhaite aussi rencontrer le ministre de tutelle, El Hadji Malick Gakou pour discuter de la situation dans son secteur d’activité.
Saër BODIAN (Stagiaire) & Awa DABO

TEUSS

En attendant Obama

Et nous y voilà. Ndakaaru se prépare à recevoir sur son sol le plus prestigieux des invités se trouvant dans le monde libre. Si pour certains, il y a de quoi s’en réjouir. Pour d’autres la visite des locataires de la Maison blanche évoque de très mauvais souvenir. L’eau de l’Atlantique n’a toujours pas su laver l’affront ressenti par les insulaires de Gorée, lors de la dernière visite du cow boy de Texas. Ils ont tous été acteurs, le temps d’une matinée, pour une reconstitution forcée de l’esclavage sans besoin d’accéder à la Maison des esclaves. En attendant Obama et son épouse, Ndakaaru va se la jouer «cool». Les marchands ambulants semblent l’avoir déjà compris. C’est comme ça. Michelle et son mari ne seront là que pour quelques heures mais les «Goorgoorlus» devront en souffrir tout un mois durant. Alors motus et bouche cousue. On aura peut-être droit à un pourboire cette fois.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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