MENACE DE MORT, VIOLENCE ET VOIE DE FAIT : Handicapé, Siré Bathily, la terreur de sa famille, verse un pot de sel dans le repas de midi
Sacré Siré Bathily. Alors qu’il venait de menacer de mort avec son couteau les membres de la famille, il a attendu que ces derniers aillent se plaindre au poste de police de Thiaroye, pour verser un pot de sel sur le bon «mafé» qu’avait préparé sa belle-soeur.
Handicapé se déplaçant à l’aide de béquilles, Siré Bathily, est une vraie terreur pour sa famille. Et il ne manque jamais l’occasion de le démontrer à chaque fois qu’il revient ivre. Ayant perdu son père en 1996, il semble n’avoir jamais voulu s’amender, puisqu’il avait les mêmes comportements, même du vivant de son père. Ce qui fait qu’il a été condamné à plusieurs reprises pour des cas similaires. La dernière en date, c’est lorsqu’il s’en est pris à une de leur voisine de quartier, chez qui il balançait des pierres à longueur de journée. Discipline de Bacchus et grand consommateur de drogue, il s’en était pris une fois de plus aux membres de sa famille, le 6 février dernier. Ayant l’insulte à la bouche, il avait d’abord empoigné la co-épouse de sa mère, jusqu’à bord de l’étouffement. Et lorsque son demi-frère est intervenu, il lui a balancé ses béquilles, avant de s’en prendre au reste de la famille et aux voisins venus aux nouvelles. C’est d’ailleurs dans ces circonstances qu’il a sorti de sa chambre un couteau avec lequel il a menacé de mort ces derniers. Craignant le pire, son demi-frère et sa propre mère, qui n’échappe pas à la furie de son fils, s’étaient empressés d’aller aviser les limiers du poste de police de Thiaroye. Mais vu l’heure tardive, on leur avait conseillé de revenir le lendemain. C’est d’ailleurs le moment choisi par Siré Bathily pour se venger de sa famille. Il a en effet attendu que sa belle-soeur finisse de préparer le repas familial, un bon «mafé», pour verser dans la marmite un pot rempli de sel. Finalement embarqué par la police, il devait être jugé hier devant le tribunal des flagrants délits pour menace de mort, violences et voie de fait. Mais du fait du retard des parties civiles qui ne sont autres que les membres de sa famille et notamment sa mère, son procès a été renvoyé au 23 février prochain.
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L’hommage
Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR
«Essamay», le repos éternel du guerrier
En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.
Harouna DEME
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