De retour de France, dans le cadre de la traque des biens mal acquis, Me Félix Sow, un des avocats commis par l’Etat est on ne peut plus optimiste après la plainte déposée devant le parquet de Paris. Muet, depuis le déclenchement de la procédure, Félix Sow a accepté enfin de parler de leur mission. Lors du Panel organisé, hier, par le Forum civil et Osiwa, l’ancien bâtonnier a estimé que «les choses sont en train de bien se faire, parce que les contrevenants sont très inquiets du fait qu’il y a une plainte en France qui les empêche de bouger dans l’espace Schengen voire dans le monde». L’avocat a profité de l’occasion pour révéler les différentes possibilités qui s’offrent à l’Etat du Sénégal pour rapatrier ses biens. A ce propos, il déclare : «Aujourd’hui la traque peut se faire sur le plan pénal, ensuite confisquer les avoirs. Mais la Convention de Melinda a prévu la possibilité d’une confiscation sans condamnation. C’est sur le plan civil qu’il faut gérer les avoirs, les confisquer et essayer de les faire rentrer. Je pense que c’est une mesure logique qui ne va pas dans le sens du ‘Masla’ mais plutôt de récupérer, parce que nous sommes en matière d’infraction économique». L’ancien bâtonnier de marteler que, «ce qui intéresse l’Etat, c’est de
faire rentrer de l’argent et il y en a et c’est possible». De ce point de vue, poursuit-il, «l’Etat doit travailler sur les deux plans : pénal, poursuivre les contrevenants, mais également voir des possibilités de confiscation pour récupérer rapidement le maximum d’argent possible». Me Félix Sow rappelle que l’Etat du Sénégal a exprimé une volonté politique en portant plainte en France. «Jusqu’ici en France, ce sont les organisations qui ont agité les poursuites. Mais pour la première fois en Afrique de l’Ouest, l’Etat décide de porter plainte, c’est important». Mais précise-t-il, «cette volonté politique ne suffit pas, il faut que l’on refonte notre Etat et c’est un processus que chacun doit accepter pour que nous puissions avoir des institutions fortes, plutôt que des hommes forts. On a l'habitude de dire, les hommes passent les institutions restent», indique-t-il.
faire rentrer de l’argent et il y en a et c’est possible». De ce point de vue, poursuit-il, «l’Etat doit travailler sur les deux plans : pénal, poursuivre les contrevenants, mais également voir des possibilités de confiscation pour récupérer rapidement le maximum d’argent possible». Me Félix Sow rappelle que l’Etat du Sénégal a exprimé une volonté politique en portant plainte en France. «Jusqu’ici en France, ce sont les organisations qui ont agité les poursuites. Mais pour la première fois en Afrique de l’Ouest, l’Etat décide de porter plainte, c’est important». Mais précise-t-il, «cette volonté politique ne suffit pas, il faut que l’on refonte notre Etat et c’est un processus que chacun doit accepter pour que nous puissions avoir des institutions fortes, plutôt que des hommes forts. On a l'habitude de dire, les hommes passent les institutions restent», indique-t-il.

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