Vendredi 24 Mai 2013
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MATY MBODJ, MANNEQUIN SENEGALAIS : «Je ne suis pas une fille facile à... ‘truquer’»

Samedi 7 Juillet 2012

Sur les podiums, depuis 7 ans, Maty Mbodj, qui a fait vibrer de nombreux défilés, comme celui de Sira Vision, de par sa prestance, est aujourd’hui l’un
des mannequins sénégalais filles le plus connu. Celle dont le rêve était de devenir médecin affirme être une fille de bonne famille «pas facile à truquer
». Elle dit aussi qu’elle n’est pas du tout accro aux boîtes qu’elle ne fréquente que lorsqu’elle n’a rien d’autre à faire.


MATY MBODJ, MANNEQUIN SENEGALAIS : «Je ne suis pas une fille facile à... ‘truquer’»
Présentez-vous d’abord à nos lecteurs ?
Je suis Maty Mbodj, une fille toute simple, ouverte, qui n’a pas de problème et qui vit à Dakar, précisément au point E. Je suis mannequin professionnel et depuis 7 ans. Je monnaie donc mon talent sur les podiums.

Quelles activités exercez-vous en dehors du mannequinat ?
Grâce aux voyages que j’effectue un peu partout, je ramène quelques marchandises pour faire mon petit commerce. Mais je ne suis pas une grande commerçante (elle éclate de rire).

Quel métier auriez-vous exercé si vous n’étiez pas mannequin ?
J’ai toujours rêvé de devenir médecin pour sauver des vies parce que c’est très important. Seulement, des problèmes familiaux m’ont empêchée de concrétiser mon rêve. J’ai dû arrêter mes études en classe de Première, mais je ne veux pas trop m’étendre sur ce sujet. Je peux
aussi dire que j’aimais également la mode.

Quels sont vos rapports avec les autres mannequins ?
J’entretiens de bonnes relations avec les anciens, tout comme avec les nouveaux venus dans le milieu du mannequinât, filles ou garçons. Nous n’avons aucun problème.

Pourtant, on dit que ce n’est plus le parfait amour entre vous et Adja Ndoye ?
C’était juste une petite histoire de jalousie entre filles comme c’est souvent le cas entre des amies. Ce sont de petits détails en quelque sorte et on a d’ailleurs tourné la page. C’est fini. Aujourd’hui, avec Adja Ndoye, nous avons de très bons rapports, on se téléphone et tout. Et je puis vous assurer que nous avons fait la paix, depuis un moment. Mais je ne vous cache pas avoir été très surprise de voir la presse en faire ses choux gras, pendant un bon moment, en racontant n’importe quoi sur nous, ça n’en valait vraiment pas la peine.

Dans votre milieu, on parle souvent de maraboutage. Est-ce que vous y croyez ?
Non ! J’y crois pas du tout, parce que je n’en ai jamais été victime et je ne m’y adonne pas.
C’est mon cas d’ailleurs, je ne suis pas une fille facile à «truquer». «Amna fula bo xamne nit ñemewul ñew dima wax yu ñakk fayda» (j’ai suffisamment de caractère pour que personne n’ose venir me raconter des sornettes). C’est clair qu’aucun homme n’ose m’aborder dans la
rue pour me faire certaines propositions douteuses. C’est d’ailleurs impensable, car je compte me marier un jour comme le désirent toutes les filles.

Et les boîtes de nuit, vous y allez ?
Je ne vais en boîte que les week-ends où je n’ai vraiment rien d’autre à faire. Sinon, je n’y vais pas fréquemment juste pour y aller. Non ! Ce n’est pas dans mes habitudes.

Quelle appréciation faites-vous du concours «Miss Diongoma» qui défraye actuellement la chronique ?
Je trouve qu’il n’ y a rien de grave dans «Miss Diongoma». C’est amusant en plus et il n’y a rien de mal à ce que ces femmes font. Seulement, je n’ai pas apprécié le passage où on montre les candidates accroupies avec leur popotin qui donne sur le public. Ça sincèrement, si on pouvait l’enlever du concours ce serait mieux.

Parlant toujours d’actualité, peut-on savoir si vous avez voté lors des dernières législatives ?
Oui, j’ai accompli mon devoir civique le 1er juillet passé.

Maintenant qu’attendez-vous des élus du peuple ?
J’attends des députés qu’ils s’occupent des questions qui touchent le plus la banlieue, à savoir les inondations. Aussi, voudrais-je qu’ils se penchent sur les problèmes de la mendicité avec les talibés, qui sillonnent la ville, vêtus de haillons. C’est très délicat et j’aimerai bien qu’ils
posent ce débat à l’Assemblée nationale.

Réalisé par Aminatou AHNE (Stagiaire)

TEUSS

Le culte du faux !

Le faux est devenu ancré en nous et il révèle un certain culte de la facilité. Nous voulons tout avoir, tout pouvoir, tout de suite et maintenant. Ça part du joueur de Navétane au professionnel des championnats européens qui pense ne pas gagner assez en donnant son vrai âge. Il faut reconnaître un fait : Nous aimons le faux. Il nous fascine presque. Est-ce cela qui explique que les femmes se ruent vers les fausses hanches, mettent de faux cils ou de faux cheveux naturels? Que dire alors de celles qui veulent se muer en «Xess pecc» alors qu’elles sont «nuul kukk»? On ne dit rien, peut-être par qu’on semble y trouver notre compte. Les basketteurs qui ont menti sur leur âge pour offrir au Sénégal une coupe d’Afrique est certes encore plus dramatique. Ca trahit encore plus l’esprit du sport et sa pratique au Sénégal. Sauf qu’il faut se dire «entre nous» que c’est du déjà vu. Le faux est partout.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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