La détermination du directeur général de l'Agence sénégalaise d'électrification rurale (Aser) à fouler au pied les règles encadrant la gestion de la
commande publique, semble être sans faille en ce qui concerne le marché d'électrification rurale de 13 milliards de francs Cfa. Un marché qui porte sur la fourniture, le transport et la pose de matériels de réseaux électriques dans différentes régions du Sénégal. Sur financement indien, il est en un lot unique composé des trois rubriques que sont : l'électrification de 72 chefs-lieux de communautés rurales et villages satellites, l'électrification par extension de réseau dans la région de Casamance et l'électrification par voie solaire dans la région de Casamance. En effet, cassé par l'Armp en décembre dernier, qui avait reproché au Directeur général de Aser, Aliou Niang, une kyrielle de manquements, le marché a été relancé une seconde fois et c'est en fin mai, que l'ouverture des plis devait se faire. C'est finalement le 04 juin dernier, que le procès-verbal d'attribution a atterri à la Direction centrale des marchés publics (Dcmp). Dans la décision qu'elle a rendue, la commission de passation des marchés a conclu à la non-conformité des quatre offres reçues à l'ouverture des plis. Autrement dit, aucune des quatre entreprises en lice ne peut gagner le marché. «Les trois offres ont été rejetées du fait que les institutions financières indiennes ayant délivré les garanties de soumission, n'ont pas de correspondant local tel que indiqué par la clause Ic 20.2 des Données particulières de l'appel d'offres. En ce qui concerne la quatrième offre ayant fait l'objet d'un examen détaillé, il a été décelé la non-satisfaction des critères de capacité technique et expérience», constate la Direction centrale des marchés publics (Dcmp), dans un courrier signé par son Directeur Adama Mboup et qui a été adressé au Dg de l'Aser le 12 juin. Interpellant ce dernier, la Dcmp d'indiquer dans sa correspondance : «par rapport au critère de capacité technique et expérience de l'unique candidat, ayant fait l'objet d'un examen détaillé, vous voudrez bien apporter des éclaircissements par rapport à l'attestation de services faits qui lui est délivrée par l'Aser au moment où les prestations y afférentes ne seraient pas achevées». Poursuivant
ce pourquoi Aliou Niang l'a laissée sur sa faim, la Dcmp martèle : «il a été constaté à travers vos réponses aux questions des candidats relativement à la garantie de soumission, que la condition de l'agrément de la Banque devant émettre la garantie de soumission ne s'applique qu'aux banques sénégalaises et que l'Aser s'est engagée à vérifier auprès d'Exim Banq et de l'Ambassade si une Banque indienne de catégorie major peut délivrer ladite garantie». La Dcmp de dénoncer : «comme explicitée dans le dossier d'appel d'offres, cette banque indienne ayant délivré la garantie devrait disposer au Sénégal d'une institution financière qui serait sa correspondante locale agréée par les services du Ministère de l'Economie et des Finances. Dans ses réponses aux questions soulevées par les candidats, l'Aser n'a pas apporté cette précision». Pis reproche-t-elle à Aliou Niang, «elle aura contribué à les induire en erreur». En fait, la question à laquelle la Dcmp attend une réponse du Dg de l'Aser, c'est comment la même Aser qui avait délivré une attestation à AIL, lors de la première phase, peut-elle revenir aujourd’hui, pour dire que cette entreprise ne dispose pas d'attestation? Livrant la réponse à cette question, des cadres au sein de la boîte l'expliquent par des manières de faire pas orthodoxes de M. Niang érigées en règle. «Ce problème d'attestation avec l'entreprise AIL, n'est qu'une ruse pour éliminer AIL, la seule entreprise des 4 qui reste et pouvoir ainsi revenir à un autre appel d'offres». Le but visé étant, selon ces sources, «de permettre à Lucky Exports, qui a été écartée à l’appel d'offres pour nullité et au second pour manque de garantie, de pouvoir être de nouveau dans la compétition».
commande publique, semble être sans faille en ce qui concerne le marché d'électrification rurale de 13 milliards de francs Cfa. Un marché qui porte sur la fourniture, le transport et la pose de matériels de réseaux électriques dans différentes régions du Sénégal. Sur financement indien, il est en un lot unique composé des trois rubriques que sont : l'électrification de 72 chefs-lieux de communautés rurales et villages satellites, l'électrification par extension de réseau dans la région de Casamance et l'électrification par voie solaire dans la région de Casamance. En effet, cassé par l'Armp en décembre dernier, qui avait reproché au Directeur général de Aser, Aliou Niang, une kyrielle de manquements, le marché a été relancé une seconde fois et c'est en fin mai, que l'ouverture des plis devait se faire. C'est finalement le 04 juin dernier, que le procès-verbal d'attribution a atterri à la Direction centrale des marchés publics (Dcmp). Dans la décision qu'elle a rendue, la commission de passation des marchés a conclu à la non-conformité des quatre offres reçues à l'ouverture des plis. Autrement dit, aucune des quatre entreprises en lice ne peut gagner le marché. «Les trois offres ont été rejetées du fait que les institutions financières indiennes ayant délivré les garanties de soumission, n'ont pas de correspondant local tel que indiqué par la clause Ic 20.2 des Données particulières de l'appel d'offres. En ce qui concerne la quatrième offre ayant fait l'objet d'un examen détaillé, il a été décelé la non-satisfaction des critères de capacité technique et expérience», constate la Direction centrale des marchés publics (Dcmp), dans un courrier signé par son Directeur Adama Mboup et qui a été adressé au Dg de l'Aser le 12 juin. Interpellant ce dernier, la Dcmp d'indiquer dans sa correspondance : «par rapport au critère de capacité technique et expérience de l'unique candidat, ayant fait l'objet d'un examen détaillé, vous voudrez bien apporter des éclaircissements par rapport à l'attestation de services faits qui lui est délivrée par l'Aser au moment où les prestations y afférentes ne seraient pas achevées». Poursuivant
ce pourquoi Aliou Niang l'a laissée sur sa faim, la Dcmp martèle : «il a été constaté à travers vos réponses aux questions des candidats relativement à la garantie de soumission, que la condition de l'agrément de la Banque devant émettre la garantie de soumission ne s'applique qu'aux banques sénégalaises et que l'Aser s'est engagée à vérifier auprès d'Exim Banq et de l'Ambassade si une Banque indienne de catégorie major peut délivrer ladite garantie». La Dcmp de dénoncer : «comme explicitée dans le dossier d'appel d'offres, cette banque indienne ayant délivré la garantie devrait disposer au Sénégal d'une institution financière qui serait sa correspondante locale agréée par les services du Ministère de l'Economie et des Finances. Dans ses réponses aux questions soulevées par les candidats, l'Aser n'a pas apporté cette précision». Pis reproche-t-elle à Aliou Niang, «elle aura contribué à les induire en erreur». En fait, la question à laquelle la Dcmp attend une réponse du Dg de l'Aser, c'est comment la même Aser qui avait délivré une attestation à AIL, lors de la première phase, peut-elle revenir aujourd’hui, pour dire que cette entreprise ne dispose pas d'attestation? Livrant la réponse à cette question, des cadres au sein de la boîte l'expliquent par des manières de faire pas orthodoxes de M. Niang érigées en règle. «Ce problème d'attestation avec l'entreprise AIL, n'est qu'une ruse pour éliminer AIL, la seule entreprise des 4 qui reste et pouvoir ainsi revenir à un autre appel d'offres». Le but visé étant, selon ces sources, «de permettre à Lucky Exports, qui a été écartée à l’appel d'offres pour nullité et au second pour manque de garantie, de pouvoir être de nouveau dans la compétition».
72 CHEFS LIEUX DE COMMUNAUTES RURALES ET VILLAGES SATELLITES ET REGION DE LA CASAMANCE : Des populations à qui portent sérieusement préjudice aliou niang, dg de l'aser
Les populations rurales vivant dans les 72 chefs-lieux et villages devant être électrifiés et celles de la région de Casamance devant bénéficier et de l'extension électrique et de l'électrification par voie solaire, sont les véritables victimes du retard pris par ce projet, à cause des micmacs au sein de l'Aser. Une structure qui foule au pied les règles édictées en matière d'attribution de marchés publics. Le clair-obscur sur l'attestation délivrée à l'entreprise AIL, n'est rien comparé aux manquements qui ont été reprochés à Aliou Niang en décembre dernier. Dans la composition de la commission des marchés, Aliou Niang avait écarté ceux qui devaient y figurer pour y choisir de faux membres. «Pour les besoins de l'ouverture des plis et de l'évaluation des offres du marché (...) la commission des marchés a été modifiée comme suit : MM Aliou Niang, Dg Aser, Président, Papa Oumar Ngom, Ousmane Fall Sarr, Malick Gaye, tous agents de l'Aser et Mamadou Alleu Diallo, secrétaire général Tse», disait l'Armp dans sa décision de décembre dernier. Et le choix de M. Alleu Diallo était la preuve que, les règles de passation des marchés, étaient le cadet des soucis de Aliou Niang. Puisque, le secrétaire général de Ts, entreprise du Cheikh Amar qu'il a pris dans la commission de passation des marchés de l'Aser non seulement ne travaille pas dans la boîte, mais fait partie des soumissionnaires du marché de 13 milliards, c'est-à-dire Lucky Exports. Une composition hors du commun de la commission des marchés qui avait provoqué toutes sortes d'énormités et qui ont
valu à Lucky Exports d'être recalée. Ayant été contraintes d'attendre un second appel d'offres, suite à l'attribution à Lucky Exports qui a été cassée par l'Armp en décembre dernier, après 5 mois de travail, ces populations bénéficiaires du projet vont encore devoir attendre, puisque la date du 30 mai n'a pas livré le résultat. La prolongation imposée par les manquements du Dg de Aser, relevés par la Dcmp, peut avoir comme conséquence, soit un troisième appel d'offres, soit la perte du marché par le Sénégal. Et aucun de ces deux scenarii n'est souhaité par ces dernières.
valu à Lucky Exports d'être recalée. Ayant été contraintes d'attendre un second appel d'offres, suite à l'attribution à Lucky Exports qui a été cassée par l'Armp en décembre dernier, après 5 mois de travail, ces populations bénéficiaires du projet vont encore devoir attendre, puisque la date du 30 mai n'a pas livré le résultat. La prolongation imposée par les manquements du Dg de Aser, relevés par la Dcmp, peut avoir comme conséquence, soit un troisième appel d'offres, soit la perte du marché par le Sénégal. Et aucun de ces deux scenarii n'est souhaité par ces dernières.

ACCUEIL






