Quel commentaire faites-vous de la décision du Bureau politique dudit parti de mettre en jeu le poste de Secrétaire général ?
Nous attendions plus que ça, à savoir que le Secrétaire général respecte sa parole, en confirmant, comme il l'avait dit dans son interview du 18 janvier 2012 accordée à Jeune Afrique : «Que je perde ou que je sois élu, je laisserai la place». Au lieu de cela, il entretient un suspense, il envoie ses femmes exiger son maintien, se demandant s'il va accéder ou non à leur demande. Cela sent le «Wax waxeet». Il s'accroche comme il peut, Ousmane Tanor Dieng nous dirige sans succès depuis 1996. Il serait indécent pour lui de briguer un troisième mandat. J'espère qu'il vaut mieux que Wade. Son impopularité est telle, que des hommes comme Moustapha Niasse, qui avait choisi de quitter le parti, lorsqu’il leur fut imposé sous les yeux de nos instances, font un meilleur score que lui. Que dire de plus ? Devons-nous continuer à nous abriter derrière les instances et les règles périmées qui nous font perdre depuis douze ans ?
Que prônez-vous alors ?
Il nous faut revisiter nos règles et nos procédures qui datent du parti unique. Celles-ci n'ont pas su nous préserver de cette succession d'échecs que nous subissons depuis 2000. Un membre du Bureau politique me révélait que «tout le monde sait que les dés sont pipés et que les instances telles qu'elles existent sont faites pour maintenir le statu quo, le consensus forcé, le vote à main levée ou par applaudissement, au sein d'un Congrès, où la moitié des représentants socialistes seront absents et où l'on veillera à remplir la salle d'une foule qui, sans le savoir, viendra applaudir la faillite du parti». Ça ne fera que nous précipiter dans un abîme sans fond. C'est, aujourd'hui, qu'il faut sortir, s'exprimer, et se battre pour le Sénégal.
Si Tanor Dieng ne postule pas à ce poste, qui sera le meilleur candidat ?
Tanor a été rejeté par 89% de l'électorat. Il sera difficile à son successeur de faire pire. Tout le monde sait que Tanor signifie la mort du Parti socialiste. Les manipulations auxquelles il s’est livré pour rejoindre dans l’urgence «Benno bokk yakaar», pour mieux diluer son impopularité dans une alliance contre-nature, a, d’ores et déjà, compromis une victoire possible du Ps aux élections de 2017. L'essentiel est que nous ayons un candidat qui ne portera pas les stigmates de la collaboration avec le régime de Macky Sall.
Nous attendions plus que ça, à savoir que le Secrétaire général respecte sa parole, en confirmant, comme il l'avait dit dans son interview du 18 janvier 2012 accordée à Jeune Afrique : «Que je perde ou que je sois élu, je laisserai la place». Au lieu de cela, il entretient un suspense, il envoie ses femmes exiger son maintien, se demandant s'il va accéder ou non à leur demande. Cela sent le «Wax waxeet». Il s'accroche comme il peut, Ousmane Tanor Dieng nous dirige sans succès depuis 1996. Il serait indécent pour lui de briguer un troisième mandat. J'espère qu'il vaut mieux que Wade. Son impopularité est telle, que des hommes comme Moustapha Niasse, qui avait choisi de quitter le parti, lorsqu’il leur fut imposé sous les yeux de nos instances, font un meilleur score que lui. Que dire de plus ? Devons-nous continuer à nous abriter derrière les instances et les règles périmées qui nous font perdre depuis douze ans ?
Que prônez-vous alors ?
Il nous faut revisiter nos règles et nos procédures qui datent du parti unique. Celles-ci n'ont pas su nous préserver de cette succession d'échecs que nous subissons depuis 2000. Un membre du Bureau politique me révélait que «tout le monde sait que les dés sont pipés et que les instances telles qu'elles existent sont faites pour maintenir le statu quo, le consensus forcé, le vote à main levée ou par applaudissement, au sein d'un Congrès, où la moitié des représentants socialistes seront absents et où l'on veillera à remplir la salle d'une foule qui, sans le savoir, viendra applaudir la faillite du parti». Ça ne fera que nous précipiter dans un abîme sans fond. C'est, aujourd'hui, qu'il faut sortir, s'exprimer, et se battre pour le Sénégal.
Si Tanor Dieng ne postule pas à ce poste, qui sera le meilleur candidat ?
Tanor a été rejeté par 89% de l'électorat. Il sera difficile à son successeur de faire pire. Tout le monde sait que Tanor signifie la mort du Parti socialiste. Les manipulations auxquelles il s’est livré pour rejoindre dans l’urgence «Benno bokk yakaar», pour mieux diluer son impopularité dans une alliance contre-nature, a, d’ores et déjà, compromis une victoire possible du Ps aux élections de 2017. L'essentiel est que nous ayons un candidat qui ne portera pas les stigmates de la collaboration avec le régime de Macky Sall.

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