Samedi 25 Mai 2013
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MALGRE LES PERSPECTIVES DE CROISSANCE DES ECONOMIES D’AFRIQUE : 47% de la population africaine vit encore sous le seuil de la pauvreté, selon la Banque mondiale

Vendredi 5 Octobre 2012

La Banque mondiale a présenté, hier, son rapport biannuel sur les perspectives de croissance des économies africaines. Il en ressort qu’en dépit
d’une croissance de 6% en 2012, 47% de la population africaine vit encore sous le seuil de la pauvreté.


Le dernier rapport biannuel de la Banque mondiale, selon la nouvelle édition «Africa’s Pulse», livrée hier, fait état d’«une robuste croissance» des économies africaines. Et cela, malgré la récession notée en Europe et aux Etats-Unis. Une situation qui a incité la Banque mondiale à encourager les pays d’Afrique subsaharienne «à dépenser judicieusement les recettes de leurs nouvelles ressources pétrolières, gazeuses et minières». D’après l’économiste en chef pour la région Afrique de la Banque mondiale, Shantayanan Devarajan, «les pays africains riches en ressources naturelles doivent faire un choix judicieux d’investir pour l’amélioration de la Santé, de l’Education, de la création d’emploi, tout en réduisant la pauvreté au sein de la population. Parce que, cela ne se produira pas automatiquement lorsque les pays deviendront riches».
M. Devarajan explique, en effet, que des facteurs tels que, «l’amélioration des politiques macro-économiques ou encore l'allégement de la dette», ont surtout influé sur cette croissance de 6% enregistrée en 2012. Cela, en dépit du ralentissement économique mondial. Une situation assez prometteuse qui lui fera dire que «la Bm reste optimiste», quant au maintien de ce taux de croissance assez élevé. Malgré cette croissance enregistrée, «47% de la population africaine vit encore sous le seuil de la pauvreté». Néanmoins, l’économiste Shantayanan Devarajan souligne que «le taux de pauvreté sur le continent a diminué à un rythme de plus de 1 point de pourcentage par an et entre 2005 et 2008, le nombre absolu de personnes vivant avec moins de 1,25 dollar par jour a diminué pour la toute première fois de l’histoire. Et la mortalité infantile a également baissé». Pour réduire davantage cette pauvreté, la création d’emplois productifs, l’augmentation du nombre d’infrastructures, ainsi que la formation des travailleurs sont les solutions de sortie de crise prônées par la Banque mondiale. Du reste, Shantayanan Devarajan confie que «50% des personnes dans le secteur informel n’ont pas fini l’école primaire». D’où un retour nécessaire sur l’éducation de base, selon lui. Estimant que «l’urbanisation et le développement vont de paire», l’économiste informe que «d’ici à 2033, l’Afrique, comme le reste du monde, sera un continent majoritairement urbain. Car, aujourd’hui, 41% des africains vivent dans les villes et cette proportion augmente de 1% tous les 2 ans». Cependant, cette urbanisation ne doit en aucun cas être un frein au développement du monde rural où il faut promouvoir le secteur agricole. Il faut rappeler que c’est en vidéo-conférence avec 11 pays de l’Afrique Subsaharienne que ce rapport a été présenté par M. Davarajan.
Aminatou AHNE (Stagiaire)

TEUSS

En attendant Obama

Et nous y voilà. Ndakaaru se prépare à recevoir sur son sol le plus prestigieux des invités se trouvant dans le monde libre. Si pour certains, il y a de quoi s’en réjouir. Pour d’autres la visite des locataires de la Maison blanche évoque de très mauvais souvenir. L’eau de l’Atlantique n’a toujours pas su laver l’affront ressenti par les insulaires de Gorée, lors de la dernière visite du cow boy de Texas. Ils ont tous été acteurs, le temps d’une matinée, pour une reconstitution forcée de l’esclavage sans besoin d’accéder à la Maison des esclaves. En attendant Obama et son épouse, Ndakaaru va se la jouer «cool». Les marchands ambulants semblent l’avoir déjà compris. C’est comme ça. Michelle et son mari ne seront là que pour quelques heures mais les «Goorgoorlus» devront en souffrir tout un mois durant. Alors motus et bouche cousue. On aura peut-être droit à un pourboire cette fois.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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