Jeudi 23 Mai 2013
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MALGRE LA PLACE CENTRALE DE L'ANESTHESIE DANS LA CHIRURGIE : il n'y a que 90 spécialistes pour l'ensemble des hôpitaux du pays

Lundi 3 Septembre 2012

L’Association nationale des Infirmiers et Sages-femmes spécialistes en anesthésie et réanimation du Sénégal (Anisars) a organisé, ce samedi, une journée de réflexion sur la pratique de leur métier. Des agents indispensables à la santé, car se trouvant au «coeur du dispositif opératoire».
Mais, chez nous, cette branche de la médecine est confrontée, aujourd’hui, à un problème d’effectif et de plan de carrière. Ce, malgré le rôle qu’elle joue dans la médecine d’urgence. D’après Pape Nguébel Dièye, le président de l’Anisars, le Sénégal ne compte qu’environ 90 spécialistes en anesthésie et réanimation. Un nombre qu’il juge en deçà de la demande de plus en plus pressente, surtout dans ce contexte
marqué par des maladies cardio-vasculaires qui nécessitent très souvent des réanimations. C’est pourquoi, il préconise la mise en place d’un système de formation continue dans le but d’harmoniser la pratique de cette spécialité. Parce que, persiste-t-il, « on ne peut pas faire de chirurgie sans anesthésie». C’est pourquoi, il pense qu’il faut faire en sorte que les techniciens supérieurs de cette branche sensible et délicate,
incontournables dans la médecine d’urgence, puissent être au même niveau d’information. Et pour atteindre cette mission, les anesthésistes souhaitent revoir leur statut et leur plan de carrière. « L’adoption de ce statut constitue un pilier incontournable et une avancée pour la lutte contre la mortalitépéri opératoire et la réduction de la mortalité maternelle et infantile dans nos structures de santé » a-t-il préconisé dans le cadre de la promotion de cette discipline. Abondant dans le même sens, la marraine de la rencontre, Pr Elisabeth Diouf, soutient que 50% des soins d’urgence au Sénégal sont réalisés par les techniciens supérieurs. D’où la nécessité pour les techniciens d’apporter des réformes dans le cadre de la formation pour se conformer au projet et transformer l’Endss en institut, afin de mieux répondre à la demande de plus en plus pressente. Au nom du ministre de la Santé, Pape Seck Guèye, de la direction des ressources humaine dudit ministère, a annoncé la création d'une licence spécialisée dans la formation pour la rentrée 2013. «Ce serait même suicidaire d’ignorer la spécialité de l’anesthésie réanimation» dit-t-il.
Mamadou L. CAMARA (Stagiaire)

TEUSS

Le culte du faux !

Le faux est devenu ancré en nous et il révèle un certain culte de la facilité. Nous voulons tout avoir, tout pouvoir, tout de suite et maintenant. Ça part du joueur de Navétane au professionnel des championnats européens qui pense ne pas gagner assez en donnant son vrai âge. Il faut reconnaître un fait : Nous aimons le faux. Il nous fascine presque. Est-ce cela qui explique que les femmes se ruent vers les fausses hanches, mettent de faux cils ou de faux cheveux naturels? Que dire alors de celles qui veulent se muer en «Xess pecc» alors qu’elles sont «nuul kukk»? On ne dit rien, peut-être par qu’on semble y trouver notre compte. Les basketteurs qui ont menti sur leur âge pour offrir au Sénégal une coupe d’Afrique est certes encore plus dramatique. Ca trahit encore plus l’esprit du sport et sa pratique au Sénégal. Sauf qu’il faut se dire «entre nous» que c’est du déjà vu. Le faux est partout.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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