MBOUR - Mahmouth Saleh, en visite dans le département de Mbour, vendredi dernier, a fait une sortie musclée sur la question des audits, contre Me Ousmane Ngom, ancien ministre de l'Intérieur. «Ousmane Ngom n’a qu’à se taire. Il n’a rien à dire. Il a intérêt à se taire, parce que c’est un voleur. Les Sénégalais ont en mémoire l’escroquerie sur les cartes nationales d’identité et les passeports numérisés. Il n’a qu’à attendre. Il verra ce qui lui arrivera. On n’est pas dans des situations où on répond aux provocations de gens comme Ousmane Ngom», a déclaré le ministre-conseiller du président de la République. Par ailleurs, Mahmouth Saleh s'est réjoui de la réactivation de la Cour de répression de l'enrichissement illicite par Macky Sall. «C’est une excellente décision du président d’avoir créé une Cour de lutte contre l’enrichissement illicite. La Cour n’a jamais été constituée. Il s’agit de le faire maintenant. On entre maintenant dans une seconde phase. La logique voudrait que ceux qui ont gaspillé les ressources du pays soient punis», a-t-il indiqué. Quant aux investitures de «Benno bokk yakaar» à Mbour, le ministre-conseiller a avoué qu'elles ont été faites dans la douleur. Il a déploré le fait que la parité a empêché Pape Hamady Ndao d'être investi sur les listes. «Ousmane Tanor Dieng est un responsable engagé, un allier sûr. Pape Hamady Ndao aurait pu être investi. Il le mérite, il en a la capacité et il y a travaillé. Les circonstances de la vie nous amènent dès fois à faire des choix douloureux. Le problème, c’est que Wade nous a légué un fils qui s’appelle parité. On avait envisagé au début de revenir làdessus. Nous avons finalement laissé tomber, de peur de perdre l’électorat féminin», a déclaré M. Saleh. Mahmouth Saleh n'a pas manqué de s'expliquer sur la sortie du député Mously Diakhaté, fustigeant le changement des positions à la dernière minute de la liste nationale de «Bennoo bokk yakaar». «L'Alliance pour la République (Apr) n’a pas fait d’investiture en tant que parti, c’est dans le cadre de la Coalition 'Macky 2012' que les investitures ont été faites. Elle ne sait pas les circonstances dans lesquelles les investitures se sont décidées. Elle ne connaît pas l’ordonnancement des travaux. Elle n’a été liée ni de près ni de loin aux travaux. Ce qui est important, c’est que nous avons respecté l’engagement que nous avions pris de lui restituer son mandat de député, et c’est chose faite», a-t-il indiqué, avant de rappeler le député à l'ordre : «La position sur la liste n’est pas déterminante. Ce qui est décisif, ce sont les projections faites à partir des résultats du premier tour de l’élection présidentielle. On a pu faire une projection qui montre qu’on peut avoir plus de 40 députés. Il faut savoir raison garder et arrêter de faire de la manipulation médiatique et sortir des propos dont on n’est pas maître. Il faut apprendre à respecter ses alliés, surtout si ces derniers respectent leur parole».

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