Mercredi 19 Juin 2013
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MADIAW DIAW, SUBSTITUT GENERAL PRES LA COUR D’APPEL DE DAKAR : «Le Code de justice militaire demande d’être réformé»

Mercredi 21 Novembre 2012

Faut-il réformer le Code de la justice militaire ? Voilà sur quoi des magistrats, avocats, gendarmes et autres pratiquants du droit ont planché,
hier, au Palais de justice de Dakar. Face à la presse, Madiaw Diaw, substitut général près la Cour d’appel de Dakar a, en tout cas, plaidé en
faveur d’une réforme de ce Code. Il a expliqué son souhait par le fait qu'elle est devenue une nécessité. Parce que, selon lui, «dans beaucoup de ses phases, il donne beaucoup de pouvoir à l’autorité militaire. Alors qu’en son Article 1, ce Code nous apprend que la justice militaire est rendue en temps de paix comme en temps de guerre sur le territoire sénégalais, sous le contrôle de la Haute Cour, qui est devenue aujourd’hui la Cour suprême. Or, dans beaucoup de ces phases, on note une absence totale de la Cour suprême». Pour ce haut magistrat, beaucoup de raisons légitiment l’urgence de reformer ce Code. C’est comme, dit-il, «lorsque intervient la phase importante de l’exécution de l’arrêt de condamnation en matière criminelle. Il est permis à l’autorité militaire, sur simple décision, sans motif à lui demander, de procéder à la suspension de l’arrêt de condamnation sans aucune intervention possible de la Cour suprême. Ce qui me semble attentatoire par rapport à ce Code même destiné aux militaires en son Article 1. Il faut leur rappeler que le Code dispose que la justice militaire est rendue sous le contrôle de la Cour suprême. Ne serait-ce que sous cet aspect tout simplement, il me semble qu’il faut réformer ce Code», a clamé Madiaw Diaw.
Pour l’Ordre de poursuite, le substitut général près la Cour d’appel dit ne pas «comprendre que le Procureur, qui reçoit une procédure et qui a un dossier, il ne peut véritablement enclencher l’action publique que s’il reçoit un ordre de poursuite. Et l’ordre de poursuite est délivré par le ministre des Forces armées ou autres assimilées. Et si cette autorité ne le délivre pas, aucune sanction n’est prévue. Donc, un crime peut être impuni, parce que, tout simplement, quelque part, l’autorité a décidé de ne pas délivrer l’ordre de poursuite. Ça également, il faut le dire, c’est à réformer». Il faut souligner qu’auparavant, Demba Kandji, le Premier président de la Cour d’appel de Dakar, dans son discours d’ouverture dudit séminaire, a eu à préciser que l’actualité judiciaire n’est pas étrangère au choix du thème retenu. Il a eu même à citer, entre autres motifs, cette volonté de réformer «les annulations de procédures prononcées lors de la dernière session de la Cour d’Assises militaire tenue, le 31 mai dernier, les interprétations de certaines dispositions du Code de justice militaire, en particulier sur l’application du Code aux corps paramilitaires
et aux officiers de police judiciaire». S’y ajoute aussi l’irrégularité de la procédure dans l’affaire «Lamantin Beach» pour, entre autres, absence d’ordre de poursuite à l’encontre des deux agents des douanes impliqués dans cette affaire.
Youssoupha MINE

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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