Les familles des victimes du «Le Joola» n’oublieront pas de sitôt la nuit du 26 au 27 septembre 2002 qui a fait beaucoup d’enfants orphelins. A l’époque, l’ancien régime de Me Abdoulaye Wade avait fait des promesses et avait même décidé de créer l’Office national des pupilles de la Nation. En ce sens, une loi a même été votée par l’Assemblée nationale en janvier 2003. Mais 10 ans après le drame du «Le Joola», les familles sont toujours sous le choc, entre le marteau du désarroi et l’enclume du non-respect des engagements de l’Etat envers ces pupilles de la Nation. Selon le premier vice-président de l’Association nationale des victimes et rescapés du bateau «Le Joola» (Anvrbd), Abdou Rahmane Tine, les pupilles de la Nation, au nombre de 300 enfants, sont de véritables «naufragés» des promesses non tenues de l’Etat. Car, depuis 10 ans, le gouvernement du Sénégal n’a pas respecté ses promesses, alors que, se désole-t-il, ces enfants ont besoin de survivre. «Ces 10 ans sont longs de peine, de souffrance, d’infortunes et de difficultés de tout genre, surtout pour les pupilles de la Nation», assène Tine. A en croire Abdou Rahmane Tine, depuis 10 ans, les familles attendent la concrétisation des promesses de l’Etat qui avait, au lendemain du naufrage, décidé de créer l’Office national des pupilles de la Nation. Une structure qui devait prendre en charge aussi bien les orphelins du «Le Joola» que les orphelins des militaires tombés en mission. «On a pris ces enfants comme pupilles de la Nation pour les soutenir et l’Etat a fait voter une loi depuis janvier 2003. Mais depuis rien n’a été fait. Ce n’est que cette année qu’ils ont commencé à donner des allocations aux pupilles. Ceux qui n’ont pas 18 ans reçoivent 20 000 francs par mois. Par contre, ceux qui n’avaient pas 18 ans en 2002 et qui l’ont aujourd’hui sont purement et simplement écartés». Ce qui fait dire à M. Tine que «c’est une vraie injustice. Parce que les enfants, jusqu’à l’âge de 21, ils sont encore à l’école. Nous nous battons donc pour qu’il y ait au moins des indemnités pour ces enfants. Parce que les enfants qui sont à l’école ont besoin d’accompagnement». Abdou Rahmane Tine est d’autant plus désappointé par le désintérêt que l’Etat manifeste envers ces pupilles de la Nation, pourtant brillants élèves, qu'il déclare : «J’ai fait une enquête dans le département de Pikine et Guédiawaye sur ces enfants. Mais il en découle que ce sont des enfants brillants à l’école. La plupart ont réussi au Bac et Bfem et passent en classes supérieures», explique-t-il avant de confier que d’autres suivent des formations professionnelles, et certains ont même aujourd’hui leur diplôme. «Malheureusement, ils ne sont pas encore insérés dans le monde du travail. Ce que nous voulons de l’Etat, ce sont des mesures d’accompagnement pour leur faciliter l’insertion dans le monde du travail. Car ils méritent un soutien de taille», conclut-il.
SALUT PUBLIC
Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…
« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen
«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !
Fethullah Gülen
«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !
Par Pape Samba Kane

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