La culture dans toutes ses facettes

Mercredi 2 Janvier 2013

L’année 2012 qui s’achève a été comme les précédentes pour le secteur de la culture qui a connu beaucoup de difficultés. Des moments délicats dans un contexte politique compliqué, du fait de la campagne électorale où presque chaque candidat avait déroulé sa feuille de route pour la culture.
Après la victoire éclatante de Macky Sall, au soir du 25 mars 2012, tout le Sénégal était enthousiaste. Une fois investi, le Président Macky Sall a formé son gouvernement en nommant au ministère de la Culture et du Tourisme un homme du sérail, Youssou Ndour. Une surprise de taille pour les acteurs de la culture. Le leader du mouvement «Fekke maci boole», candidat malheureux à la présidentielle, car recalé par le Conseil constitutionnel le 27 janvier 2012, lors de la publication de la liste des candidats, a récolté ainsi les dividendes de son soutien à Macky Sall, au second tour.

Une funeste année
Youssou Ndour, au département de la Culture, n’a pas réussi à faire bouger les choses, et les critiques se font de plus en plus acerbes contre sa personne. Pour apaiser les tensions, son grand ministère de la Culture et du Tourisme est scindé en deux, à la suite d’un remaniement
ministériel, survenu le 19 octobre 2012.Youssou Ndour cède ainsi la Culture à Abdoul Aziz Mbaye. Les acteurs culturels applaudissent, en attendant de voir quelle partition va jouer le frère de Jimmy Mbaye. Hormis ce fait, le monde artistique a été très endeuillé en cette année 2012. Il a perdu de grands noms de la comédie comme la Saint-louisaine Mame Sèye Diop, l’inégalable Thierno Ndiaye Doss, mais également Madou Diabaté, ainsi que le chanteur Talla Ngom du groupe Gokhbi System. Seydina Insa Wade, Mouss Diouf, Adja Mbayang Niasse s’en sont également allés en cette année 2012 funeste pour le monde de la culture.

Pape Diouf bat des records
L’année 2012 était aussi un moment fort pour les artistes-musiciens. Nombreuses ont été les nouvelles productions mises sur le marché. Certaines ont beaucoup cartonné. Absent sur la scène musicale, depuis sa nomination le 5 avril, comme ministre de la République, Youssou Ndour a laissé un vide rapidement occupé par la jeune génération et principalement Pape Diouf, leader de la « Génération Consciente». Ce dernier s’est positionné comme le successeur du «Roi du Mbalax». Du reste, son album «Cass-Cass» a fait un véritable tabac auprès du public. Il a battu le record des contrats dans les soirées de gala et autres prestations. Dans ce même registre, le groupe Pape & Cheikh, après une longue absence sur le marché musical, revient avec «Esprit Live», qui a fait le «buzz», côté rupture. La chanteuse Adjouza a aussi marqué l’année de son empreinte avec son nouvel album «Ceey love». Quant au prince de l’acoustique, Yéro Ndiaye, son cadeau de fin d’année est «Lamisso». Et Safari marque son retour avec son album «Inata».

Aïda Samb, la révélation
En 2012, le paysage musical a été marqué par une révélation : Aïda Samb, la petite fille du maître du « Xalam», Samba Diabaré Samb. Elle a été au sommet du hit fort avec son titre «Saraba». Ce morceau cartonne encore sur les ondes de la bande Fm, nationale comme internationale.
Ce qui lui a valu d’être nominée au Kora Awards 2012, catégorie meilleure artiste féminin africain traditionnel.
Adama Aïdara KANTE (Stagiaire)

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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