Mercredi 19 Juin 2013
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LUTTE MASCULINE - EPREUVE DE LUTTE LIBRE (+100 KG) : Malal Ndiaye, le dernier espoir de médaille en guest

Samedi 11 Août 2012

Il ne reste que Malal Ndiaye pour tirer le bilan du Sénégal à «Londres 2012». Et on espère qu’il remportera la médaille tant rêvée.


LONDRES – Tous les autres athlètes de la délégation sénégalaise aux Jeux olympiques de «Londres 2012» vont retourner aux pays les mains bredouilles. A l’exception d’Alexandre Bouzaïde (escrime), Mamadou Kassé Hanne (athlétisme) et Isabelle Sambou (lutte), ils ont été éliminés au premier tour de leurs épreuves respectives. Le dernier espoir de médaille reste donc le lutteur Malal Ndiaye. En lice ce samedi dans la catégorie des plus de 100 kg de lutte libre, le colosse Malal Ndiaye a un grand défi à relever. Surtout que sa coéquipière Isabelle Sambou a élevé la barre très haute en atteignant la finale de la médaille de bronze. Mais l’athlète a toujours refusé de se mettre la pression. «En venant ici, à Londres, je sais ce que je représente. Tant que je ne suis pas monté sur le tapis, je ne peux pas faire de pronostics. Je sais que je suis dans un bon état d’esprit et je ferai tout pour ne pas décevoir le peuple», indique-t-il, lors de la cérémonie de présentation des délégations au maire du village olympique, Duncan Goodhew. Sa sortie est très attendue, mais Malal Ndiaye s’en remet toujours à Dieu : «Je suis un compétiteur et c’est Dieu qui donne la victoire. J’ai travaillé dur pour arriver à ce niveau de la compétition. Je m’emploierai à fond pour terminer la mission. Chacun a débarqué à Londres avec la ferme volonté de représenter dignement son pays. Je reste dans cette logique». Malal Ndiaye était très visible au complexe sportif ExCel de Londres, lors du passage d’Isabelle Sambou. Mais à la veille de son combat, le vice-champion d’Afrique de sa catégorie souhaite davantage se concentrer sur sa prochaine épreuve.

D'ailleurs les médias ont tenté en vain de lui soutirer quelques mots.
«Malal préfère ne pas parler pour le moment», annonce-t-on aux journalistes qui démarchaient un entretien. On verra bien sur le terrain ce qu’il a gardé dans le ventre. Mais une chose est sûre. Le niveau est tellement relevé que les «xons» n’ont aucune chance de prospérer. «Malal ne dira pas qu’il ne bénéficie pas d’une attention particulière. On dira même qu’il a eu un traitement favorable. Parce que, sur sa demande, il occupe seul une chambre. Alors que l’idéal, et c’est l’esprit olympique, les participants sont mis deux par chambre. C’est parce qu’il a posé le problème de sa préparation mystique et personne n’a tergiversé sur ça», révèle-t-on. A lui maintenant de lutter. En espérant que tous les verdicts lui seront favorables. C’est difficile, mais il lui est bien possible de marquer un grand coup. Pourvu qu’il continue à y croire. Avec la baraka des dieux
d’ExCel qui, jusqu’ici, ne sont pas avec les «Lions».

Youssouph BADJI (Envoyé spécial)

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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