Un face-à-face à distance. Voilà la nouvelle idée des structures Wwr et Luc Nicolai & Co coorganisatrices du combat entre Modou Lo (Rock Energie) et Gris Bordeaux (écurie Fass), le 15 juillet prochain, au stade Demba Diop. Une manière pour les organisateurs de fuir les hooligans. Modou Lo a réagi en direct à partir de l’Unité 10 des Parcelles assainies alors que Gris Bordeaux était à la Médina. De l’ambiance, des chorégraphies, les lutteurs amenaient leurs supporters à l’extase. Au moindre geste des champions, les supporters font de leur lutteur le meilleur. Au niveau de chaque quartier des deux lutteurs, il y avait un écran géant et un dispositif sécuritaire. «Modou Lo affaire bi yow la», «Gris Bordeaux do sen morom» sont autant de slogans qu’on pouvait entendre. Prenant la parole, le «Tigre» de Fass est revenu sur le couac du Centenaire avant de rappeler ses supporters à l’ordre et de les inviter à s’arborer d’une attitude digne d’un Fassois : «Il faut s’habiller correctement, mettre un bon parfum et venir tranquillement assister au combat». La mine joyeuse, pressé de livrer son combat, Xaragne Lo a su tenir en haleine ses supporters. Après son bakk, il a tenu son discours. Le public s’attendait à une guerre atroce des mots, mais les deux lutteurs ont versé dans la prudence, chacun d’eux ne voulait pas s’aventurer à une attaque. Contrairement aux lutteurs qui promettent le sang. «Avant tout d’abord, je voudrais m’excuser solennellement de mon retard de la rencontre avortée. Soyez au rendez-vous et moi je sais ce que je dois faire», a-t-il lancé. Un autre face-à-face est prévu le 07 prochain. Peut-être que celle-ci sera beaucoup plus alléchante pour les nombreux supporters.
CONTRE - ATTAQUE
Ces «Lions» ne savent pas gagner
Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.
Harouna DEME

ACCUEIL






