Le ministre sénégalais de la Justice, Garde des Sceaux, Aminata Touré, venue présidée, hier, la cérémonie d’ouverture du séminaire sur le trafic de cocaïne transatlantique, pense qu’il faut une coopération internationale appropriée et une harmonisation des dispositifs pour pouvoir lutter contre ce fléau qui touche de plus en plus l’Afrique, surtout le Sénégal. «Le trafic transatlantique est une réalité ici en Afrique de l’Ouest. Pour chacun des pays, et nul ne peut disconvenir de nos jours que la criminalité liée à la drogue a pris des proportions préoccupantes et il est évident que sans une coopération internationale forte, aucun pays ne sera en mesure de juguler seul ce fléau», a-t-elle déclaré. Elle indique que, selon une estimation de l’Onu, le chiffre d’affaires des affaires mafieuses avoisinerait les 1000 milliards de dollars par an, dont plus de la moitié vient du seul trafic de drogue et les groupes criminels auparavant circonscrits connaissent une diversification de leurs activités, une uniformisation de leur structure et recourent à des moyens techniques de plus en plus sophistiqués». Montrant le pouvoir de ces trafiquants, la Garde des Sceaux du Sénégal de dire : «L’internalisation des flux financiers a permis plus que jamais aux criminels d’une manière ou d’une autre d’en tirer profit. Les organisations criminelles se mondialisent, elles se structurent de façon impressionnante et toutes les failles du système légal constituent pour eux une opportunité supplémentaire à explorer et à exploiter».
«L’organisation juridique des Etats constitue un atout pour les délinquants»
Aussi, ajoute t-elle : «Profitant de la fluidité et de l’opacité du système financier mondial, ces organisations criminelles sont devenues, contre-vents et-marrées, des acteurs à part entière de la sphère économique allant d’ailleurs jusqu’à devenir un des rouages de notre système en dépit des moyens colossaux déployés pour leur barrer la route». Mme Touré pense que «les groupes criminels sont forts du caractère transnational de leurs opérations. L’organisation juridique des Etats instruite et limitée constitue un atout pour les délinquants et un obstacle à une efficacité de la lutte contre la criminalité». En effet, «il paraît aujourd’hui difficile voire impossible de lutter efficacement contre la criminalité transnationale sans une coopération internationale appropriée et une harmonisation des dispositifs. Sans la coopération des autres Etats, l’arsenal législatif national, les efforts au niveau interne des Etats ne donneront que des résultats mitigés ou peu satisfaisants», martèle t-elle. Elle fait savoir : «Plus aucun Etat ne peut s’offrir le luxe d’agir
en vase clos c’est dans cet esprit qu’il faut comprendre» tout en indiquant que «notre pays entend assumer toutes ses responsabilités et jouer pleinement sa partition dans la mobilisation internationale pour la
lutte contre la criminalité transnationale. Le Sénégal continuera ses efforts notamment en améliorant son dispositif de lutte et en renforçant les moyens dont sont dotés les services impliqués dans cette lutte».
«L’organisation juridique des Etats constitue un atout pour les délinquants»
Aussi, ajoute t-elle : «Profitant de la fluidité et de l’opacité du système financier mondial, ces organisations criminelles sont devenues, contre-vents et-marrées, des acteurs à part entière de la sphère économique allant d’ailleurs jusqu’à devenir un des rouages de notre système en dépit des moyens colossaux déployés pour leur barrer la route». Mme Touré pense que «les groupes criminels sont forts du caractère transnational de leurs opérations. L’organisation juridique des Etats instruite et limitée constitue un atout pour les délinquants et un obstacle à une efficacité de la lutte contre la criminalité». En effet, «il paraît aujourd’hui difficile voire impossible de lutter efficacement contre la criminalité transnationale sans une coopération internationale appropriée et une harmonisation des dispositifs. Sans la coopération des autres Etats, l’arsenal législatif national, les efforts au niveau interne des Etats ne donneront que des résultats mitigés ou peu satisfaisants», martèle t-elle. Elle fait savoir : «Plus aucun Etat ne peut s’offrir le luxe d’agir
en vase clos c’est dans cet esprit qu’il faut comprendre» tout en indiquant que «notre pays entend assumer toutes ses responsabilités et jouer pleinement sa partition dans la mobilisation internationale pour la
lutte contre la criminalité transnationale. Le Sénégal continuera ses efforts notamment en améliorant son dispositif de lutte et en renforçant les moyens dont sont dotés les services impliqués dans cette lutte».

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