PRAIA - Ayant toujours accordé une importance particulière à la presse pour gagner le difficile et harassant combat contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, le Groupe intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (Giaba), est allé au delà des formations par pays qu'il avait l'habitude de dérouler. Il a cette fois-ci, regroupé des journalistes de l'ensemble des pays de la Cedeao, dans un atelier de renforcement de capacités sur les questions de blanchiment et de financement du terrorisme. C’est Praia, la capitale du Cap-Vert qui a été choisie, pour abriter cette première initiative du Giaba. S’étant tenu du 29 au 30 août, cette rencontre a réuni 40 journalistes francophones et lusophones de la communauté des 15. Ayant mis le doigt sur les nombreux problèmes que causent le blanchiment d’argent et le terrorisme, notamment leur caractère non perceptible, Dr José Carlos Lopes Correia, ministre de Justice du Cap-Vert, a insisté sur l’urgence à sensibiliser les populations de la Cedeao, sur «ce problème mondial». Il a même exhorté les journalistes de l’espace Cedeao, à se faire leur, le combat contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. «Le processus de conscientisation des personnes et la formation d’une opinion publique éclairée par rapport á la nature criminelle du blanchiment de capitaux se fait avec des journalistes hautement
motivés et également crédibles, dotés d’une pensée indépendante et d’une pratique combative», a martelé M. Correia. Il est convaincu que, «dûment préparés», les journalistes «pourront jouer un rôle d’une extrême importance dans l’édification du système national de prévention et de lutte contre ces phénomènes qui sévissent au niveau de chacun des pays ici représentés». Dans son discours, lu par le responsable principal des programmes du Giaba, Mohamed Coulibaly, le Directeur général Dr Abdullahi Sehu, a insisté sur le rôle essentiel que jouent les media dans la promotion de la bonne gouvernance, «en assurant un déploiement optimal des ressources de l'Etat, facilitant la protection des droits des citoyens et en veillant à ce que les fonctionnaires corrompus et les pratiques de corruption soient exposées au grand jour». D'où le qualificatif qu'il leur donne de, «militants anti-corruption». Sur la base des objectifs du séminaire qui sont, entre autres, de renforcer les capacités des journalistes sur les crimes économiques et financiers, les informer sur le mandat et les progrès du Giaba et de les encourager à poursuivre dans le domaine de l’investigation, particulièrement la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, plusieurs communications ont été présentées aux journalistes par un panel d'experts. Un aperçu du blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme leur a été développé par M. Mohamed Coulibaly. Le Correspondant du Giaba au Cap-Vert, M. Antonio Varela a exposé le rôle des media et les 40 recommandations révisées du Groupe d’action financière (Gafi). La stratégie, les techniques, les méthodes d’investigations de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme appliqué au journalisme d’investigations a été développé par le magistrat Cheikh Mouhamadou Bamba Niang, expert travaillant sur les questions de blanchiment, depuis plusieurs années. C’est la communication de M. Paulo Lima, universitaire cap-verdien sur les questions et défis du journalisme d’investigations : perspectives du Cap-Vert qui a clôturé la
journée. Le journalisme d’investigations et la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme : enjeux et défis a été développé par M. Karim Okanla, universitaire béninois. Au terme du séminaire, les journalistes ont élaboré un plan d’actions devant leur permettre de mieux accompagner le Giaba et surtout de susciter des actions internes contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Cet ensemble de propositions des 40 journalistes francophones et lusophones de la Cedeao sont soumis à l’appréciation du Giaba.
motivés et également crédibles, dotés d’une pensée indépendante et d’une pratique combative», a martelé M. Correia. Il est convaincu que, «dûment préparés», les journalistes «pourront jouer un rôle d’une extrême importance dans l’édification du système national de prévention et de lutte contre ces phénomènes qui sévissent au niveau de chacun des pays ici représentés». Dans son discours, lu par le responsable principal des programmes du Giaba, Mohamed Coulibaly, le Directeur général Dr Abdullahi Sehu, a insisté sur le rôle essentiel que jouent les media dans la promotion de la bonne gouvernance, «en assurant un déploiement optimal des ressources de l'Etat, facilitant la protection des droits des citoyens et en veillant à ce que les fonctionnaires corrompus et les pratiques de corruption soient exposées au grand jour». D'où le qualificatif qu'il leur donne de, «militants anti-corruption». Sur la base des objectifs du séminaire qui sont, entre autres, de renforcer les capacités des journalistes sur les crimes économiques et financiers, les informer sur le mandat et les progrès du Giaba et de les encourager à poursuivre dans le domaine de l’investigation, particulièrement la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, plusieurs communications ont été présentées aux journalistes par un panel d'experts. Un aperçu du blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme leur a été développé par M. Mohamed Coulibaly. Le Correspondant du Giaba au Cap-Vert, M. Antonio Varela a exposé le rôle des media et les 40 recommandations révisées du Groupe d’action financière (Gafi). La stratégie, les techniques, les méthodes d’investigations de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme appliqué au journalisme d’investigations a été développé par le magistrat Cheikh Mouhamadou Bamba Niang, expert travaillant sur les questions de blanchiment, depuis plusieurs années. C’est la communication de M. Paulo Lima, universitaire cap-verdien sur les questions et défis du journalisme d’investigations : perspectives du Cap-Vert qui a clôturé la
journée. Le journalisme d’investigations et la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme : enjeux et défis a été développé par M. Karim Okanla, universitaire béninois. Au terme du séminaire, les journalistes ont élaboré un plan d’actions devant leur permettre de mieux accompagner le Giaba et surtout de susciter des actions internes contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Cet ensemble de propositions des 40 journalistes francophones et lusophones de la Cedeao sont soumis à l’appréciation du Giaba.

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