Samedi 25 Mai 2013
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LUTTE - BILAN DE LA SAISON 2011-2012 : Les promoteurs brandissent l’argument de la perte

Samedi 21 Juillet 2012

Les manifestations de lutte sont défécitaires. Ce sont les promoteurs qui le disent pour, certainement, expliquer leur volonté de plafonner les cachets
des lutteurs.


Les rideaux sont tombés sur la saison de lutte 2011-2012. Une saison au cours de laquelle beaucoup de promoteurs ont organisé de grandes affiches et ont ravi les amateurs de lutte. Toutefois, beaucoup de ces promoteurs ont vu l’étau se resserrer. Aussi, sont-ils allés au front pour prévenir qu’ils ne vont plus payer des cachets de 100 millions. Et quand les maux des promoteurs commencent à sévir dans l’arène, il est fort probable que les amateurs n’auront pas leur mot à dire pour expliquer leur amertume.

Gaston : «Pour 8 journées, j’ai perdu 100 millions»
Ainsi, Gaston Mbengue de demander «pourquoi quand on organise des combats, on a tellement de mal à avoir des sous et qu’au finish on ne voit pas de bénéfice». Et c’est lui-même qui répond en clamant : «il est impossible qu’on court à notre perte». Le patron de Gaston Productions souligne que «cette année, j’ai organisé 8 journées et j’ai perdu plus de 100 millions en un temps record». «J’ai injecté plus de 350 millions
dans mes combats pour m’en sortir avec des pertes sèches. Et cette perte a été beaucoup plus considérable lors de la dernière journée avec deux affiches pourtant alléchantes : Zoss-Boy Niang et Sa Thiès-Moussa Dioum». Gaston confie avoir récupéré lors de cette journée tout juste «15 millions dans la vente des billets, alors que j’ai dépensé plus de 55 millions dans l’organisation et dans le paiement des reliquats des lutteurs». Parlant du sponsoring, Gaston Mbengue recadre les choses. «Les sponsors font ce qu’ils peuvent, mais en aucun cas ils ne peuvent résoudre notre équation, donc les pertes sont nombreuses», dit Gaston Mbengue qui est d’avis que «la lutte nous appauvrit de plus en plus. Et encore, elle devient de plus en plus dure». Qualifiant sa saison de «mi figue mi raisin», le promoteur croit mordicus que «les cachets au-delà de 100 millions ne peuvent plus continuer». Luc Nicolaï qui a organisé l’essentiel des grosses affiches de la saison déplore aussi des pertes exorbitantes. De sources sûres, lors du dernier combat de Luc Nicolaï and Co, au Stade Demba Diop, le promoteur n’a obtenu que 15 millions de la vente des tickets pour des dépenses de l’ordre de 100 millions. Et pour une estimation approximative des montants injectés dans l’arène cette saison, le chargé de communication de Luc Nicolaï lâche la rondelette somme de plus de 500 millions.

Moustapha Kandji et Aziz Ndiaye sur la planche
S’il y a un promoteur dans l’arène qui a fait saliver les amateurs, c’est bien Aziz Ndiaye. Le jeune promoteur en émergence a concocté beaucoup de belles affiches. «J’ai organisé quatre journées, mais j’avoue que j’ai beaucoup perdu», confesse-t-il, sans préciser le montant exact de la perte. Moustapha Kandji de la structure Kandji et Frères, explique que seuls 4 journées ont pu être organisées. «Mais c’est comme au marché. Dès fois, cela peut-être bien avec des gains, mais d’autres fois le marché devient très dur et on engrange des pertes», dit-il.

SERIGNE MODOU NIANG, PROMOTEUR : «Cette saison, je n’ai perdu aucun sou»

Un promoteur qui dit ne pas rater ses sorties, c’est Serigne Modou Niang. En effet, le «Promoteur de l’alternance», persiste et signe qu’il n’a rien perdu dans ces affiches. Au contraire il est aux anges. «J’arrive très souvent à ficeler des combats par téléphone. Je ne fais pas la queue chez certains lutteurs pour casser un contrat déjà monté aux fins d’augmenter des cachets. Cela ne fait pas partie de mes habitudes», clame M. Niang.
Et d’ailleurs, il ne manque pas d’avertir ces autres collègues. «Je fais ce que je peux et après je dors tranquillement. Mais quand tu cherche des problèmes en concoctant des combats impossibles, il n’est pas surprenant que tu ais des soucis, surtout les dettes. Moi, cette saison, je n’ai perdu aucun sou». Avec 26 journées et plus de 150 combats, c’est un budget de 300 millions que Serigne Modou Niang a mobilisé cette saison. Une performance qui amène à s’interroger sur son secret et sur la manière dont il signe ses contrats et ficelle ses combats.
Coumba KA (Stagiaire)

TEUSS

En attendant Obama

Et nous y voilà. Ndakaaru se prépare à recevoir sur son sol le plus prestigieux des invités se trouvant dans le monde libre. Si pour certains, il y a de quoi s’en réjouir. Pour d’autres la visite des locataires de la Maison blanche évoque de très mauvais souvenir. L’eau de l’Atlantique n’a toujours pas su laver l’affront ressenti par les insulaires de Gorée, lors de la dernière visite du cow boy de Texas. Ils ont tous été acteurs, le temps d’une matinée, pour une reconstitution forcée de l’esclavage sans besoin d’accéder à la Maison des esclaves. En attendant Obama et son épouse, Ndakaaru va se la jouer «cool». Les marchands ambulants semblent l’avoir déjà compris. C’est comme ça. Michelle et son mari ne seront là que pour quelques heures mais les «Goorgoorlus» devront en souffrir tout un mois durant. Alors motus et bouche cousue. On aura peut-être droit à un pourboire cette fois.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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