LIVRE - «LA GUERRE D’ABIDJAN N’AURAIT JAMAIS DU AVOIR LIEU» : Dr Boga Sako s’interroge sur la guerre en Côte d’Ivoire

Mardi 17 Janvier 2012

Le Dr Boga Sako Gervais, président de la Fédération ivoirienne des droits de l’Homme et la vie politique (Fidhop) a écrit un livre sur le conflit
de la Côte d’Ivoire. «La guerre d’Abidjan n’aurait jamais dû avoir lieu» est le titre de cet ouvrage qui sortira le 28 janvier prochain. Dans cet
ouvrage, il se pose des questions sur ce qui s’est «réellement passé pendant la présidentielle du 28 novembre 2010 en Côte d’Ivoire ? Qui a gagné l’élection ?». Il situe les responsabilités dans le livre et veut connaître le rôle de chacun, entre les Forces de défense et de sécurité (Fds), les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (Onuci) et la Licorne, qui est l’opération de la participation des forces armées françaises, au maintien de la paix en Côte d’Ivoire «qui a vraiment violé les Droits de l’Homme en Côte d’Ivoire ?» se demande l’auteur. Selon lui, l’implication du Président français Nicolas Sarkozy, qui s’est tant investi en Côte d’Ivoire contre le Président Laurent Gbagbo, mérite réflexion. Pour le président de la Fédération ivoirienne des droits de l’Homme et la vie politique, ce qu’il y a lieu de faire est de chercher à savoir «comment juger et sanctionner tous les auteurs des crimes commis» non sans se demander si «la Cour pénale internationale (Cpi) était-elle encore crédible pour agir en Côte d’Ivoire». Ce sont autant de problèmes que pose l’écrivain qui essaye d’apporter des réponses dans ce livre. D’autant que pour lui, ce conflit est quelque chose de malheureux qui n’aurait pas dû éclater. Car cela a déchiré le pays, une guerre de trop, semble-t-il dire à travers le titre «La guerre d’Abidjan n’aurait jamais dû avoir lieu».
Oumou Sidya DRAME

TEUSS

L’hommage

Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR

Contre - attaque

«Essamay», le repos éternel du guerrier

En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.

Harouna DEME


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