Jeudi 23 Mai 2013
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LEURS MAISONS SOUS LES EAUX : Des jeunes de Grand-Yoff barrent l’autoroute, brûlent des pneus et croisent le fer avec les gendarmes

Lundi 27 Août 2012

De la violence pour s’insurger contre l’inertie des autorités face aux conséquences des eaux de pluies, il y en a eu, hier, sur le tronçon de l’autoroute qui jouxte Grand-Yoff et les Hlm Patte d’Oie, à hauteur du centre de santé Nabil Choucair. Ce qui a obligé les gendarmes à intervenir et à faire usage de bombes lacrymogènes, pour restaurer l’ordre et rétablir la circulation. Laquelle a était perturbée pendant plusieurs heures par les jeunes des quartiers environnants qui y ont brûlé des pneus. A l’origine de ce mouvement d’humeur, il y a la frustration des populations de Grand-Yoff dont les demeures étaient envahis par les eaux pluviales. Un mécontentement qu’ils légitiment par le fait que leur quartier constitue le lieu de rendez-vous de toutes les eaux provenant des localités environnantes. D’ailleurs, déplorent certains sinistrés des inondations, pas moins d’une vingtaine d’étages ont été privés de rez-de-chaussée. Dans certaines maisons, aucun meuble ou matériel électroménager n’a été épargné. Des eaux de pluies qui, après avoir dépassé de loin les limites du canal d’évacuation de Grand-Yoff, ont complètement noyé l’essentiel des ruelles de cette localité. Beaucoup de maisons ont alors subi la furie des eaux. Et même le matériel roulant n’a pas échappé au diktat des eaux. Des véhicules particuliers ont été pris en otage dans les flots. Mais les dégâts matériels les plus importants ont ainsi été enregistrés sur plus d’une vingtaine de maison située essentiellement dans le proche voisinage du grand canal, vers Arafat. Des murs se sont effondrés à cause de la forte pression des eaux pluviales, des meubles détruits, des chambres et l’intérieur des maisons situées dans les zones basses transformées en marre. Dans le lot des dégâts, ce que les gens ne listent pas, c’est que le cheptel y a aussi payé un lourd tribut. Du bétail a, en effet, perdu la vie. Patauger pour aller d’un point à un autre était devenu la chose la mieux partager. Dans certaines ruelles, des populations ont profité de l’occasion pour vider leurs fosses septiques. Equipés de seaux remplis d’un liquide noirâtre à l’odeur infeste, des hommes et des femmes se relayaient pour vider leurs fosses septiques dans les eaux pluviales. Aux Maristes, comme entre autres lieux qui se sont illustrés par des manifestations, les populations sont aussi montées au créneau pour les mêmes faits. Ces derniers, qui s’insurgeaient contre les dégâts
engendrés par les inondations, pointent du doigt l’autoroute à péage qu’ils accusent d’être la cause de leurs malheurs.
Youssoupha MINE

TEUSS

Le culte du faux !

Le faux est devenu ancré en nous et il révèle un certain culte de la facilité. Nous voulons tout avoir, tout pouvoir, tout de suite et maintenant. Ça part du joueur de Navétane au professionnel des championnats européens qui pense ne pas gagner assez en donnant son vrai âge. Il faut reconnaître un fait : Nous aimons le faux. Il nous fascine presque. Est-ce cela qui explique que les femmes se ruent vers les fausses hanches, mettent de faux cils ou de faux cheveux naturels? Que dire alors de celles qui veulent se muer en «Xess pecc» alors qu’elles sont «nuul kukk»? On ne dit rien, peut-être par qu’on semble y trouver notre compte. Les basketteurs qui ont menti sur leur âge pour offrir au Sénégal une coupe d’Afrique est certes encore plus dramatique. Ca trahit encore plus l’esprit du sport et sa pratique au Sénégal. Sauf qu’il faut se dire «entre nous» que c’est du déjà vu. Le faux est partout.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


LANCEMENT DU MOUVEMENT «YAMALE» : Discours de Bara TALL ( Vidéo )


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