De la violence pour s’insurger contre l’inertie des autorités face aux conséquences des eaux de pluies, il y en a eu, hier, sur le tronçon de l’autoroute qui jouxte Grand-Yoff et les Hlm Patte d’Oie, à hauteur du centre de santé Nabil Choucair. Ce qui a obligé les gendarmes à intervenir et à faire usage de bombes lacrymogènes, pour restaurer l’ordre et rétablir la circulation. Laquelle a était perturbée pendant plusieurs heures par les jeunes des quartiers environnants qui y ont brûlé des pneus. A l’origine de ce mouvement d’humeur, il y a la frustration des populations de Grand-Yoff dont les demeures étaient envahis par les eaux pluviales. Un mécontentement qu’ils légitiment par le fait que leur quartier constitue le lieu de rendez-vous de toutes les eaux provenant des localités environnantes. D’ailleurs, déplorent certains sinistrés des inondations, pas moins d’une vingtaine d’étages ont été privés de rez-de-chaussée. Dans certaines maisons, aucun meuble ou matériel électroménager n’a été épargné. Des eaux de pluies qui, après avoir dépassé de loin les limites du canal d’évacuation de Grand-Yoff, ont complètement noyé l’essentiel des ruelles de cette localité. Beaucoup de maisons ont alors subi la furie des eaux. Et même le matériel roulant n’a pas échappé au diktat des eaux. Des véhicules particuliers ont été pris en otage dans les flots. Mais les dégâts matériels les plus importants ont ainsi été enregistrés sur plus d’une vingtaine de maison située essentiellement dans le proche voisinage du grand canal, vers Arafat. Des murs se sont effondrés à cause de la forte pression des eaux pluviales, des meubles détruits, des chambres et l’intérieur des maisons situées dans les zones basses transformées en marre. Dans le lot des dégâts, ce que les gens ne listent pas, c’est que le cheptel y a aussi payé un lourd tribut. Du bétail a, en effet, perdu la vie. Patauger pour aller d’un point à un autre était devenu la chose la mieux partager. Dans certaines ruelles, des populations ont profité de l’occasion pour vider leurs fosses septiques. Equipés de seaux remplis d’un liquide noirâtre à l’odeur infeste, des hommes et des femmes se relayaient pour vider leurs fosses septiques dans les eaux pluviales. Aux Maristes, comme entre autres lieux qui se sont illustrés par des manifestations, les populations sont aussi montées au créneau pour les mêmes faits. Ces derniers, qui s’insurgeaient contre les dégâts
engendrés par les inondations, pointent du doigt l’autoroute à péage qu’ils accusent d’être la cause de leurs malheurs.
engendrés par les inondations, pointent du doigt l’autoroute à péage qu’ils accusent d’être la cause de leurs malheurs.

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