Vendredi 24 Mai 2013
Le populaire online

LEUR SITUATION AGGRAVEE PAR LA PLUIE D’HIER : Les sinistrés continuent de réclamer de l’aide

Lundi 3 Septembre 2012

La pluie a encore frappé fort. Les populations de la banlieue ont encore eu à faire face, hier, à la lancinante question des inondations. Presque toutes les rues étaient inaccessibles à cause des eaux de pluies stagnantes depuis le début de l’hivernage. A Gounas, Djiddah Thiaroye Kaw ou encore Nietti Mbaar, le décor est toujours le même. Les choses vont de mal en pis et cela malgré le lancement du Plan Orsec. Au quartier Mousdalifa 3 à Djiddah Thiaroye Kaw, c’est l’insalubrité et l’odeur nauséabonde. Selon Marème Ndiaye une dame âgée de 40 ans environ, depuis des années, c’est le même calvaire qu’ils vivent, et ils n’ont aucun espoir que cela change malgré les mesures d’urgence annoncées par l’Etat. « J’ai été forcée d’abandonner ma maison à cause des inondations, et depuis je n’ai reçu aucune aide. J’entends parler du Plan d’Orsec, de dons, entre autres bonnes actions, de la part des autorités étatiques, mais pour tout vous dire nous n’avons rien reçu». Continuant de prendre leur mal en patience, ces populations de Mousdalifa, ne veulent pas entendre parler de leur maire qui, à les en croire, n’a déployé qu’une motopompe pour évacuer les eaux de pluie d’une seule partie du quartier qui donne sur la route qui mène vers Tally Boumack. Plus loin, derrière ce quartier, un jeune homme de grande taille, chétif et de teint noir avec des dreadlocks ayant requis l’anonymat, a voulu coûte que coûte montrer dans quel état se trouve son domicile. Une maison complètement engloutie dans les eaux, des vers partout, et des toilettes qui ont totalement disparus. Pour passer d’une chambre à l’autre, il faut impérativement sauter d’une brique à l’autre, le seul passage érigé pour se déplacer dans la maison. Une situation chaotique que le jeune continue d’endurer avec sa famille. «Cette situation se passe de commentaire. On est en train d’organiser des remises de dons un peu partout dans le pays, mais jusqu’à présent nous ne sentons pas l’impact de ces actes de bienfaisance. Et je crois que personne n’est mieux placé que nous pour recevoir cette aide, car depuis longtemps nous souffrons en silence. Alors, trop c’est trop» lance-t-il très amère. Si à Mousdalifa les populations continuent encore de grogner à cause de l’absence d’assistance de la part de certaines bonnes volontés, la situation est tout autre à Nietti Mbaar où Fadel Barro, Thiat et leurs camarades ont investi les lieux, hier, pour venir en aide aux populations en détresse. Mais, ils n’étaient pas seuls, car les lutteurs ont également voulu mettre la main à la pâte. Alors,
Boy Niang, Thieck, Baboye, Boy Sérère, entre autres lutteurs, ont prêté main-forte aux initiateurs du Nts.
Aminatou AHNE (Stagiaire)

TEUSS

En attendant Obama

Et nous y voilà. Ndakaaru se prépare à recevoir sur son sol le plus prestigieux des invités se trouvant dans le monde libre. Si pour certains, il y a de quoi s’en réjouir. Pour d’autres la visite des locataires de la Maison blanche évoque de très mauvais souvenir. L’eau de l’Atlantique n’a toujours pas su laver l’affront ressenti par les insulaires de Gorée, lors de la dernière visite du cow boy de Texas. Ils ont tous été acteurs, le temps d’une matinée, pour une reconstitution forcée de l’esclavage sans besoin d’accéder à la Maison des esclaves. En attendant Obama et son épouse, Ndakaaru va se la jouer «cool». Les marchands ambulants semblent l’avoir déjà compris. C’est comme ça. Michelle et son mari ne seront là que pour quelques heures mais les «Goorgoorlus» devront en souffrir tout un mois durant. Alors motus et bouche cousue. On aura peut-être droit à un pourboire cette fois.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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