Destiné à accueillir les enfants en situation de handicap, le Centre d’éducation et de rééducation pour enfants handicapés physiques (Cerehp), Talibou Dabo, agonise aujourd’hui. Etant dans un état de délabrement très avancé, cette bâtisse n’est presque plus en mesure de satisfaire la demande des patients. De la salle orthopédique à la bibliothèque transformée en débarras, en passant par la salle informatique et la salle de kinésithérapie, toutes sont impraticables. La vétusté des murs et des toits témoigne des assauts répétés des inondations qui n’épargnent jamais ce centre. Pendant la visite guidée effectuée, hier, en lieu et place du point de presse qui a avorté à cause d’un vice de procédure administrative, Baye Djibril Faye, ancien élève dudit centre, montre un support en fer qui empêche le toit de la salle de kinésithérapie de
s’effondrer. Les bus qui assuraient le transport des élèves ne servent plus, depuis une bonne décennie. Dans la même veine, M. Faye déplore le nombre insignifiant de handicapés physiques qui fréquentent le Cem qui se trouve près du centre alors qu’il était créée pour eux. Pis, ajoute-il, «sur un effectif de 50 élèves, on ne retrouve que 2 handicapés et le comble c’est qu’aucun handicapé n’a réussi au Bfem cette année à cause des mauvaises conditions de travail». Toujours, dans ses révélations, M.Faye très amer, martèle qu’il y a eu des détournements d’objectif «450 millions avaient été injectés pour réhabiliter le centre, mais ils n’ont pas servi à cela» peste-t-il tout en l’imputant au ministre de la Santé.
Très amer, le secrétaire général du syndicat autonome de la santé (Sas) Albert Mendy quant à lui, exige que la loi faisant du centre Talibou Dabo un établissement public de santé soit appliquée. D’après lui, il est inadmissible que «la Pharmacie nationale d’approvisionnement, le Centre national de transfusion sanguine ou encore le Centre d’appareillage orthopédique» deviennent des établissements publics de santé et que le Cerehp soit transféré à la direction de l’action sociale. «La vétusté des bâtiments, le personnel qualifié qui n’a même pas de bulletin de salaire, le défaut de prise en charge médicale des élèves handicapés, 30 ans sans recrutement ni contrat, entre autres maux,» ne peuvent plus perdurer, selon M.Mendy Une situation déplorable qui pousse le chargé de communication et des revendications du syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas), Idy Diallo, de faire dans les menaces : «Nous allons faire des marches et des sit-in pour nous faire entendre par les autorités». De son côté, le directeur du centre le médecin colonel Ibrahima Sarr, qui a conforté les propos des syndicalistes, a tenu tout de même à rassurer les travailleurs. «L’infrastructure est vétuste, mais elle va être au moins réhabilitée au mieux, elle sera reconstruite.
Un appel d’offres a d’ailleurs été lancé. Aussi, une bonne partie du matériel sera acquise aussi» informe-t-il.
s’effondrer. Les bus qui assuraient le transport des élèves ne servent plus, depuis une bonne décennie. Dans la même veine, M. Faye déplore le nombre insignifiant de handicapés physiques qui fréquentent le Cem qui se trouve près du centre alors qu’il était créée pour eux. Pis, ajoute-il, «sur un effectif de 50 élèves, on ne retrouve que 2 handicapés et le comble c’est qu’aucun handicapé n’a réussi au Bfem cette année à cause des mauvaises conditions de travail». Toujours, dans ses révélations, M.Faye très amer, martèle qu’il y a eu des détournements d’objectif «450 millions avaient été injectés pour réhabiliter le centre, mais ils n’ont pas servi à cela» peste-t-il tout en l’imputant au ministre de la Santé.
Très amer, le secrétaire général du syndicat autonome de la santé (Sas) Albert Mendy quant à lui, exige que la loi faisant du centre Talibou Dabo un établissement public de santé soit appliquée. D’après lui, il est inadmissible que «la Pharmacie nationale d’approvisionnement, le Centre national de transfusion sanguine ou encore le Centre d’appareillage orthopédique» deviennent des établissements publics de santé et que le Cerehp soit transféré à la direction de l’action sociale. «La vétusté des bâtiments, le personnel qualifié qui n’a même pas de bulletin de salaire, le défaut de prise en charge médicale des élèves handicapés, 30 ans sans recrutement ni contrat, entre autres maux,» ne peuvent plus perdurer, selon M.Mendy Une situation déplorable qui pousse le chargé de communication et des revendications du syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas), Idy Diallo, de faire dans les menaces : «Nous allons faire des marches et des sit-in pour nous faire entendre par les autorités». De son côté, le directeur du centre le médecin colonel Ibrahima Sarr, qui a conforté les propos des syndicalistes, a tenu tout de même à rassurer les travailleurs. «L’infrastructure est vétuste, mais elle va être au moins réhabilitée au mieux, elle sera reconstruite.
Un appel d’offres a d’ailleurs été lancé. Aussi, une bonne partie du matériel sera acquise aussi» informe-t-il.

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