Mercredi 19 Juin 2013
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LES INONDATIONS : UNE QUESTION D’ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Mercredi 29 Août 2012

Pour ceux qui en doutaient encore, le dérèglement climatique vient de s’imposer comme une réalité incontestable avec les inondations de certaines localités du Sénégal.


Pour ceux qui en doutaient encore, le dérèglement climatique vient de s’imposer comme une réalité incontestable avec les inondations de certaines localités du Sénégal. Pourtant, depuis le début de ce millénaire, des signes avant-coureurs ont été observés par les spécialistes. De ce fait, la liste des dégâts liés au phénomène du changement climatique est très longue. L’on se rappelle les pluies hors-saisons de 2002 qui avaient causé plusieurs pertes en vies humaines et décimé le bétail dans le Nord. Il en est de même pour les inondations de la ville de Saint-Louis et celles de 2005 qui avaient respectivement occasionné beaucoup de déplacements de populations et des modifications du calendrier électoral de l’époque.
Malheureusement, une bonne analyse des tendances de la pluviométrie laisse apparaître que le pire est à venir car celle-ci ne cesse de s’accroitre depuis les années 2000. Ne soyons pas surpris, d’ici à quelques années, de voir Dakar enregistrer plus de 300 mm de pluies en une seule journée ; ce qui serait catastrophique. A partir de ce moment, l’heure n’est plus à des solutions à la va vite ou populistes. Les plans ORSEC et la solidarité nationale à travers des téléthons n’ont aucune signification comparés aux dangers qui nous guettent. Il s’agit d’un problème national, alors il faut en faire une supra-priorité et éviter de verser dans la facilité.
Les premières réactions émanant des plus hautes sphères de l’Etat font état de déplacement des populations des sites inondables. C’est du déjà vu avec le plan Jaxaay. Je suis au regret de dire que cette solution ne saurait être durable pour plusieurs raisons. D’abord, ce qui sera dépensé financièrement pour le déplacement des personnes sinistrées pourra presque permettre de trouver de vraies solutions. Ensuite, le relogement sans un réseau d’assainissement efficace ne sera que peine perdue car les inondations sont aggravées par l’imperméabilisation du substrat par une mauvaise urbanisation. Enfin, cette proposition de solution me semble manquer d’ambition dans l’exacte mesure où elle ne fait pas face au problème mais le déplace.
Ce qu’il nous faut pour sortir de ce genre de difficultés c’est de trouver des stratégies nous permettant de nous adapter au changement climatique. L’intégration de la dimension climatique doit ainsi être un paramètre majeur à prendre en considération dans nos politiques de développement. Le nouveau régime en place a, à travers ce malheureux sinistre, l’occasion de marquer un grand coup en posant les jalons du système qui va définitivement permettre au Sénégal de se prémunir des conséquences du changement climatique.
Dans le cadre d’espèce, il est indispensable que tous les acteurs (la pluridisciplinarité est incontournable) soient impliqués pour définir, ensemble, le plan national d’assainissement auquel sont tenus de s’astreindre tous les autres régimes à venir. Il n’y en pas que dans la politique que des assises sont nécessaires. Ce plan devrait comporter trois volets :
- la mise en place d’un système d’assainissement digne de ce nom avec une bonne canalisation et des égouts capables d’évacuer plus de 500 mm de pluies par jour comme cela se fait dans les grandes villes du monde ;
- la prise en compte, avec beaucoup plus de rigueur, des études d’impacts environnementaux dans la construction d’infrastructures et dans la maîtrise de l’urbanisation ;
- la création planifiée de nouvelles zones urbaines où le système d’assainissement précédera les habitations, ce qui passe par une politique d’aménagement du territoire cohérente.
L’argument des moyens d’exécution sera brandi, mais tout est question de volonté politique manifeste et d’engouement populaire. C’est par cette voie que la Hollande est venue à bout de ses problèmes d’inondations avec les Polders. Pourtant, à cette époque ce pays n’avait pas notre niveau de développement économique d’aujourd’hui.
Par ailleurs, les problèmes liés au changement climatique ne se limitent pas seulement aux inondations. A l’avenir, ce phénomène peut occasionner des difficultés comme des sècheresses dans d’autres parties du pays. Donc, à vous de jouer « gouverner n’est-ce pas prévoir ? ».

Yakhya B.A BADIANE
Géographe/environnementaliste
yakhyabadiane@gmail.com
Yakhya BADIANE

TEUSS

Le coup du destin

Koukoy Samba Sagna est mort. L’opposant gambien qui avait tenté un putsch contre Daouda Diawara en 1981 a finalement rendu l’âme au Mali. On dit qu’il est parti à l’Eternel des suites de sa maladie. Maladie qu’il avait tenté de venir soigner à «Ndaakaaru». Malheureusement, il a été expulsé urbi et orbi vers le Mali. Un coup dur pour notre hospitalité légendaire. Que voulez vous ? Une célèbre écrivaine a écrit que le destin ne prend pas de rendez-vous. Il empoigne qui il veut et surtout quand il veut. Le destin est ce qui mène nos pas souvent vers des contrées les plus surprenantes et contre notre gré. Qui aurait cru voir l’ancienne locataire du palais rentrer de Paris sur la pointe des pieds pour se rendre à la prison pour voir son fils? Rimka n’a peut- être pas bien travaillé en gestion des deniers publics. Mais maman Vivi est quand même là. En attendant 3W qui lui continue à croire au contrôle du destin.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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