C'est une nouvelle qui risque d'exacerber l'inquiétude des boulangers du Sénégal et attiser la crainte chez le consommateur sénégalais. En effet, la flambée des cours mondiaux de blé, céréale de base du pain, ne fléchit toujours pas. La faute au climat chaud et sec qui impacte
négativement sur la production qui a substantiellement baissé en Occident. D’ailleurs, «Le courrier international», dans son numéro 115 de la semaine du 22 au 28 novembre dernier, a, dans son article titré «La pénurie de blé menace la planéte», mis en exergue toute la «gravité de la situation». l'hebdomadaire renseigne que «les récoltes sont décevantes et les prix grimpent». «La mauvaise récolte en Sibérie consécutive à un été exceptionnel sec et chaud a fait grimper les cours internationaux à des niveaux jamais atteints depuis 4 ans», renseigne-t-il. «C’est à peine si les agriculteurs sibériens se souviennent avoir connu une récolte aussi mauvaise», poursuit l'hebdomadaire. Et de «décembre 2012 à juin 2013, la Russie et l'Ukraine n'exporteront probablement que 1,7 tonne au total, contre 11,6 millions l'an dernier». Ce qui n'est pas pour arranger les pays importateurs comme le Sénégal. Ces deux pays ne sont pas les seuls à être frappés par cette situation des plus tendues. Car l'Australie et
«presque tous les greniers de blé de la planète» ont été affectés. Selon la Fao, que l'hebdomadaire a citée, cela a pour conséquence directe une offre totale qui tombera à 661 millions de tonnes contre 688 millions attendues. «La gravité du problème devient de plus en plus évidente avec la fin des moissons du blé de printemps dans l’hémisphère nord et le début du moisson de blé hiver dans l’hémisphère sud». Et cette tension ne risque pas de se calmer. Car, explique Abdolrezza Abassian économiste de la Fao, «les prix risquent réellement de monter encore». Comme au marché de référence de Chicago, où les cours ont aussi monté, la situation n'est pas plus reluisante en Argentine et en Australie. La-bas, où les moissons vont commencer bientôt, il est prévu «34,5 millions de tonnes contre 45 millions la saison dernière». Les pays importateurs comme l'Egypte, plus grand consommateur de blé au monde, se tournent vers l'Europe. Mais là aussi, les productions ont chuté de 6 millions de tonnes cette année. Au total, dans le monde entier, «les stocks mondiaux de blé vont être amputés de 26 millions de tonnes, soit l'une des 3 plus fortes baisses annuelles depuis 1980». Et cette baisse drastique de la production dans presque tous les greniers de blé au monde, qui s'accompagne d'une hausse des cours du blé, n'épargnera guère notre pays qui ne produit pas la céréale. Car, le Sénégal importe la totalité de son blé et reste totalement dépendant. Ce qui risque de créer très bientôt une tension dans les coûts des produits faits à base de farine, dont le pain.
négativement sur la production qui a substantiellement baissé en Occident. D’ailleurs, «Le courrier international», dans son numéro 115 de la semaine du 22 au 28 novembre dernier, a, dans son article titré «La pénurie de blé menace la planéte», mis en exergue toute la «gravité de la situation». l'hebdomadaire renseigne que «les récoltes sont décevantes et les prix grimpent». «La mauvaise récolte en Sibérie consécutive à un été exceptionnel sec et chaud a fait grimper les cours internationaux à des niveaux jamais atteints depuis 4 ans», renseigne-t-il. «C’est à peine si les agriculteurs sibériens se souviennent avoir connu une récolte aussi mauvaise», poursuit l'hebdomadaire. Et de «décembre 2012 à juin 2013, la Russie et l'Ukraine n'exporteront probablement que 1,7 tonne au total, contre 11,6 millions l'an dernier». Ce qui n'est pas pour arranger les pays importateurs comme le Sénégal. Ces deux pays ne sont pas les seuls à être frappés par cette situation des plus tendues. Car l'Australie et
«presque tous les greniers de blé de la planète» ont été affectés. Selon la Fao, que l'hebdomadaire a citée, cela a pour conséquence directe une offre totale qui tombera à 661 millions de tonnes contre 688 millions attendues. «La gravité du problème devient de plus en plus évidente avec la fin des moissons du blé de printemps dans l’hémisphère nord et le début du moisson de blé hiver dans l’hémisphère sud». Et cette tension ne risque pas de se calmer. Car, explique Abdolrezza Abassian économiste de la Fao, «les prix risquent réellement de monter encore». Comme au marché de référence de Chicago, où les cours ont aussi monté, la situation n'est pas plus reluisante en Argentine et en Australie. La-bas, où les moissons vont commencer bientôt, il est prévu «34,5 millions de tonnes contre 45 millions la saison dernière». Les pays importateurs comme l'Egypte, plus grand consommateur de blé au monde, se tournent vers l'Europe. Mais là aussi, les productions ont chuté de 6 millions de tonnes cette année. Au total, dans le monde entier, «les stocks mondiaux de blé vont être amputés de 26 millions de tonnes, soit l'une des 3 plus fortes baisses annuelles depuis 1980». Et cette baisse drastique de la production dans presque tous les greniers de blé au monde, qui s'accompagne d'une hausse des cours du blé, n'épargnera guère notre pays qui ne produit pas la céréale. Car, le Sénégal importe la totalité de son blé et reste totalement dépendant. Ce qui risque de créer très bientôt une tension dans les coûts des produits faits à base de farine, dont le pain.

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