LENDEMAIN D’EMEUTES POUR LA LIBERATION DE CHEIKH BETHIO : Dakar cadrié par la police et la gendarmerie

Mercredi 24 Octobre 2012

Dakar sous haute surveillance, comme si elle était une ville en état de siège. C’est ce à quoi ressemblait, hier, la capitale sénégalaise. En effet, au carrefour des grandes artères de la ville, d’importants dispositifs sécuritaires étaient déployés. Du Palais de la République au rond point Jet d’eau, de la Sicap à la Place de l’indépendance en passant par Sandaga, la Place du Souvenir et l’avenue Cheikh Anta Diop, des forces de l’ordre armées jusqu’aux dents étaient bien présentes pour dissuader quiconque tenterait de troubler l’ordre public. Aux environs du ministère de l’Intérieur, des voitures pick-up de la police étaient garées à chaque coin de rue. Tout autour du Palais présidentiel, des gendarmes et des policiers en très grand nombre étaient sur le qui-vive, avec un renforcement des sentinelles. A la Place de l’Indépendance, près de l’ambassade d’Israël, une voiture de la police était stationnée au milieu de la rue qui mène vers l’avenue Ponty. Plus loin, au rond point Sandaga, des Gmi lance-grenades lacrymogènes, bien en vue, étaient plantés comme des arbres sous une chaleur suffocante. Au garage Lat-Dior, le constat était le même, tout comme sur la corniche, à hauteur du Bloc des Madeleines et du tribunal de Dakar. Mais, force est de noter que, si à certains endroits les forces de sécurité veillaient au grain, à Rebeuss le dispositif sécuritaire était plus que renforcé. En plus de quadriller toute la zone, un camion lance-eau «Dragon» de la police et un bus étaient visibles sur les lieux. A quelques mètres de cette maison d’arrêt où est détenu le guide des «thiantacounes», Cheikh Béthio Thioune, depuis le 15 octobre, les forces de la police et de la gendarmerie étaient encore très présentes. Elles étaient bien visibles au niveau de la porte du Millénaire ou encore à l’avenue Cheikh Anta Diop, précisément du côté du Média Centre, devant l’université de Dakar et aussi à hauteur du carrefour de La Poste de Fann. Plus bas, le rond-point Jet d’eau de la Sicap, qui est aussi un point de ralliement des manifestants, était assiégé par quatre voitures de la gendarmerie. Et pendant que certains d’entre eux discutaient tranquillement, d’autres s’étaient engouffrés dans leurs voitures garées au milieu du rond-point, guettant certainement l’arrivée d’un fauteur de trouble pour lui administrer une correction exemplaire.
Aminatou AHNE (Stagiaire)

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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