Dimanche 26 Mai 2013
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LENDEMAIN D’ELIMINATION DU SENEGAL DE LA CAN 2013 : A l’heure des comptes pour une nouvelle crise du foot

Lundi 15 Octobre 2012

Le Sénégal éliminé, l’heure est aux comptes, avec en ligne de mire le coach, Joseph Koto, et l’équipe de la Fédération dirigée par Me Augustin Senghor.


Eliminé par la meilleure nation du football africain dans les qualifications à la Can 2013, en Afrique du Sud, le Sénégal a perdu plus qu’un match de football. Il a perdu sa sérénité et hypothéqué son avenir. Car, voilà un fait majeur qui ne sera pas sans conséquences sur le futur de notre football. En effet, ce samedi 13 octobre 2012, qui vient effacer un autre samedi tout aussi noir que fut le samedi 8 octobre 2008, avec ce fameux Sénégal-Gambie (1-1), qui a consacré l’élimination des «Lions» de la Can 2010 - de quoi croire que le mois d’octobre est maudit pour le football sénégalais - le Sénégal a renoué avec les tares de son football. Le Sénégal va replonger dans une nouvelle crise qui risque de faire des dégâts.
Car, si sur le plan international, à la suite des violences notées au stade Léopold Sédar Senghor, samedi, il apparaît clairement que des sanctions vont tomber, et que la Caf qui va sans doute suspendre le stade ou tout au moins imposer un ou des matches à huis clos au Sénégal, à Dakar, il y a qu’au niveau local, c’est le début de la fin pour les actuels dirigeants. Pour le volet technique, la tête du sélectionneur est déjà mise à prix. La page Joseph Koto est presque tournée. La poursuite de son contrat étant astreinte à une qualification à la Can 2013, il est presque acquis qu’il va quitter les commandes de la sélection, lui et tout son staff, après cet échec. Comme Amara Traoré à qui la Fédération n’a pas pardonné une élimination prématurée au 1er tour de la phase finale de la Can 2012, malgré un brillant parcours en phases éliminatoires, Koto va partir. Parce qu’il a fait pire qu’Amara Traoré en étant incapable de passer le cap des qualifications. Avant lui, Lamine Ndiaye, qui avait réalisé la même contre-performance, a subi un sort identique. Se pose, du reste, la question de savoir si l’heure n’est pas venue de mettre une croix sur
l’expertise locale ? Pour le volet administratif, il y a un débat qui s’est fait jour, depuis samedi. C’est de savoir si Me Augustin Senghor et son équipe sont les hommes qu’il faut pour manager le football sénégalais. Car, après un début de mandat enchanteur, ils ont enchaîné les bourdes. Cela, notamment avec une équipe nationale A, vitrine du football sénégalais, qui va de déboires en déboires, du fait du manque de vision des dirigeants fédéraux. Des fédéraux qui ont détruit le projet sur la base duquel ils avaient été élus, tout au moins pour ce qui est de l’équipe nationale seniors, en court-circuitant l’étape de la reconstruction qui était en cours, pour aller directement vers la consolidation. Cela, alors même que les fondations n’étaient pas encore achevées, donc pas solides. Manquant de solidité, l’édifice s’est effondré. Parce que mal articulé. Là, c’est la question du travail sur la base d’un programme bien défini, avec des phases charnières et une vision claire, sans se précipiter, encore moins brûler des étapes qui se posent. Hélas, le mal de nos dirigeants, c’est leur manque de franchise envers le peuple à qui ils ne disent pas la vérité. Une vérité qui est qu’on ne peut rien gagner, absolument rien, en improvisant et en gérant juste des campagnes. La preuve, c’est cette présence du Sénégal par intermittence en phase finale de la Can. Parce que depuis 2008, tout est désarticulé. Promus pour remettre de
l’ordre, Me Senghor et son équipe n’ont pas su rompre avec ce qui se faisait avant, en termes de gestion de campagne, avec des yeux rivés juste sur une Can 2013, sans voir plus loin. Voilà que comme tous ceux qui les ont précédés et qui ont agi de la même manière et connu les mêmes résultats, eux aussi vont payer au prix fort. Celui de la disgrâce ou de la disqualification. C’est là, en effet, le résultats de leur gestion approximative. En tout cas, les têtes des fédéraux sont désormais mises à prix par leurs ennemis tapis dans l’ombre. Et vu le niveau de déconfiture de la sélection nationale, ils auront du mal à échapper au glaive de la décapitation. A vrai dire, ils devront démissionner ou être démissionnés. Parce que telle est la logique qui a prévalu et qui prévaut encore et toujours dans le football sénégalais. Un football qui, à chaque fois, fait un pas en avant et trois bonds en arrière.
Youssouph BADJI & Amedine SY

TEUSS

En attendant Obama

Et nous y voilà. Ndakaaru se prépare à recevoir sur son sol le plus prestigieux des invités se trouvant dans le monde libre. Si pour certains, il y a de quoi s’en réjouir. Pour d’autres la visite des locataires de la Maison blanche évoque de très mauvais souvenir. L’eau de l’Atlantique n’a toujours pas su laver l’affront ressenti par les insulaires de Gorée, lors de la dernière visite du cow boy de Texas. Ils ont tous été acteurs, le temps d’une matinée, pour une reconstitution forcée de l’esclavage sans besoin d’accéder à la Maison des esclaves. En attendant Obama et son épouse, Ndakaaru va se la jouer «cool». Les marchands ambulants semblent l’avoir déjà compris. C’est comme ça. Michelle et son mari ne seront là que pour quelques heures mais les «Goorgoorlus» devront en souffrir tout un mois durant. Alors motus et bouche cousue. On aura peut-être droit à un pourboire cette fois.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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