LE PRESIDENT WADE MENACE LES OPPOSANTS : «Nous n'accepterons pas que des gens sabotent délibérément les élections»

Samedi 4 Février 2012

LE PRESIDENT WADE MENACE LES OPPOSANTS : «Nous n'accepterons pas que des gens sabotent délibérément les élections»
Me Abdoulaye Wade, après avoir minimisé la portée des violences que la validation de sa candidature a provoquées, a fait, hier, dans les menaces. Des menaces à l'encontre des leaders de l'opposition et du M23. «Nous sommes des libéraux, nous sommes très tolérants, et je pardonne beaucoup, mais nous n'accepterons pas que des gens sabotent délibérément les élections», a-t-il asséné, en marge de l'inauguration du premier centre de contrôle technique des véhicules, situé à Hann. Prolixe, le chef de l'État d'attaquer à nouveau ses détracteurs. «Jusque-là, ils ont prouvé qu'ils ne représentaient pas grand-chose. Ils ont fait appel à des manifestations à travers une télévision, et
dans n'importe quel pays du monde, cette télévision aurait été fermée. Car, c'est une télévision où on appelle à l'émeute, où on appelle des gens pour leur dire qu'il faut marcher sur la Présidence de la République. Cela n'existe nulle part dans le monde, cela n'existe qu'au Sénégal", a fulminé Me Wade. Selon lui, les appels de l'opposition ne déboucheront sur rien. «Ils ont appelé des gens, et ils n'ont trouvé que 2000, 3000 ou 4000 personnes. Ce n'est rien par rapport aux millions de personnes qui sont avec moi. Il y aura quelques petites perturbations, mais le Sénégal continuera toujours à marcher d'un pas très calme vers les élections, jusqu'à la proclamation des résultats. Et je respecterai les résultats des élections comme j'avais dit que je respecterai la décision du Conseil constitutionnel », a dit, en outre, le leader du Pds. Avant d'enfoncer le clou : «Le Sénégal est un pays particulier, parce que nous avons ici des gens qui se disent de la société civile et qui sont en même temps des chefs de partis politiques et des pyromanes. Lorsqu’on est de la société civile, on doit jouer un rôle de médiation, mais ils prennent partie d'une façon tout à fait publique». Me Wade, qui a dit regretter ce qui s'est passé, a informé avoir présenté ses condoléances aux parents des victimes. Toutefois, il a tonné : «Les parents doivent prendre leurs dispositions, pour que leurs enfants ne soient pas utilisés par des politiciens aux abois. Ces politiciens qui emploient des enfants n'ont qu’à se mettre devant. Mais, on ne les voit pas. En ces moments-là, ils sont couchés
chez eux tranquillement avec leurs enfants à eux, et ils envoient les enfants des autres devant les forces de l'ordre. Leurs propres enfants sont en sûreté en France ou aux Etats-Unis. Moi lorsque je manifestais, je me mettais devant ». Quant aux sorties d'autorités françaises et américaines lui demandant de céder la place à la nouvelle génération, Me Wade a indiqué : «Mon ministre des Affaires étrangères s'est déjà exprimé. Moi, à mon niveau, je ne dois pas en public, répondre à des ministres des Affaires étrangères. Parce que c'est un sous-ministre des Affaires étrangères des Etats-Unis qui a parlé, et Monsieur Juppé n'est qu'un ministre des Affaires étrangères de la France. Pourquoi leur répondre?». À l'en croire, si Sarkozy ou Obama se prononcent sur la question, il leur répondrait.
Anne Marie AGBOTON (Stagiaire)

TEUSS

L’hommage

Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR

Contre - attaque

«Essamay», le repos éternel du guerrier

En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.

Harouna DEME


LANCEMENT DU MOUVEMENT «YAMALE» : Discours de Bara TALL ( Vidéo )


Vidéos : Lancement officiel du mouvement Yamalé


Inscrivez votre email pour recevoir les articles

En vente cette semaine


Souleymane Jules DIOP : Deeg Deug 27 mars 2012



Vidéo : Manifestation M23



Recherche dans popxibaar


spot_mouv_yamale_le_17_dec.mp3



ndongo-thiam-walaqad-karramna--a.mp3