La situation qui prévaut actuellement dans le secteur ferroviaire semble préoccuper le gouvernement du Sénégal. Ce dernier, après avoir effectué des rencontres avec les partenaires sociaux, se dirige vers un Conseil interministériel dans le but d’apporter son assistance à un secteur mourant. Si on en croit le ministre du Transport et des Infrastructures, Mor Ngom, la situation des transports ferroviaires frôle le catastrophe. «La situation est dans un marasme total. Parce qu’il n’y a plus de rails au Sénégal, presque rien entre le Mali et le Sénégal. Les conducteurs nous ont fait comprendre qu’ils ne peuvent plus rouler à plus de 20 Km/h, c’est un désastre», s’est il désolé. Le ministre, qui avait rencontré quelques heures auparavant le syndicat de Transrail de Thiès, a beaucoup insisté sur l’importance des rails sur le plan du désenclavement, mais aussi de sa situation de «support de socle économique». Tant de raisons qui expliquent la tenue prochaine d’un Conseil interministériel sur la question. Le ministre de préciser : «Nous allons apprendre toutes les dispositions et nous allons aller vers un Conseil interministériel pour pouvoir diagnostiquer, amorcer des mesures et définir des plans d’actions que nous allons mettre en oeuvre des mesures pour que le rail reprenne sa place parce qu’on ne peut pas se passer des rails». Le ministre Mor Ngom se prononçait sur la situation des rails en marge de la visite de chantier qu’il effectuait dans certains chantiers routiers de la capitale sénégalaise. Le ministre et sa délégation ont ainsi
visité des travaux à Yoff, «Golf» et Maristes. Et selon le directeur régional de l’Ageroute à Dakar Ababacar Mbagnick Dione, «ces travaux suivent une logique des travaux d’entretien routiers annuels (Tera) qui est un programme pluriannuel. Ils s’étendent sur trois ans et permettent d’améliorer la capacité d’intervention du service». Selon l’ingénieur, «70 à 80% des eaux qui tombent sur Dakar ruissèlent et il faut pouvoir les canaliser» dira t-il.
visité des travaux à Yoff, «Golf» et Maristes. Et selon le directeur régional de l’Ageroute à Dakar Ababacar Mbagnick Dione, «ces travaux suivent une logique des travaux d’entretien routiers annuels (Tera) qui est un programme pluriannuel. Ils s’étendent sur trois ans et permettent d’améliorer la capacité d’intervention du service». Selon l’ingénieur, «70 à 80% des eaux qui tombent sur Dakar ruissèlent et il faut pouvoir les canaliser» dira t-il.

ACCUEIL






