Mercredi 19 Juin 2013
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LE CREDIT REFUSE A NOMBRE D’ENTRE EUX, LE TRANSPORT DEVENU CHER : Les éleveurs avertissent que le mouton sera cher et risque de ne pas être suffisant

Vendredi 19 Octobre 2012

Les crédits de la Cnca inaccessible à nombre d’entre eux, le coût du transport élevé de même que le prix des aliments de bétail, les éleveurs tirent
sur la sonnette d’alarme. Car, tous ces facteurs risquent d’influer négativement sur l’approvisionnement et le coût du mouton.


Les éleveurs du Sénégal fulminent. Leur opération-Tabaski de cette année s’est heurtée à nombre de difficultés qui font qu’aujourd’hui, non seulement le mouton se fait rare, mais le coût de cet ovin est inaccessible aux populations. «Le mouton à Dakar sera très cher et on risque de ne pas en avoir suffisamment » avertit Mady Cissé du Syndicat de la Convergence agricole alternative ak Wade. Et la première cause d’une telle situation reste le manque criard de crédit. La Caisse nationale de Crédit agricole, (Cnca) a décidé de ne pas allouer à plusieurs d’entre eux, qui n’avaient pas épongé leurs dettes, des financements. «La Cnca avait accordé aux éleveurs, l’an dernier, la somme record de 1 224 017 244 F Cfa. Cette année, il y a eu un changement. Auparavant c’est l’Etat qui garantissait auprès des banques. Cette année, la Cnca a demandé aux éleveurs d’en apporter des garanties alors que nous autres éleveurs nous n’avons pas de biens pour assurer la garantie» peste l’éleveur. Donc, la demander à un éleveur, «c’est une manière de s’arranger pour ne pas leur faire bénéficier les financements» dit-il. Et le noeud du problème, c’est que cette année, «ce sont les éleveurs qui avaient consenti des crédits l’an dernier et qui avaient remboursé qui ont été financés. Et pour tout le reste, c'est-à dire ceux qui n’ont pas remboursé, leurs demandes de prêt ont été rejetées » se désole l’éleveur. Ce qui fait que «cette année, c’est sûr que les 1 224 017 244 F Cfa de crédit ne seront pas atteints». Et cela aura pour conséquences, un faible approvisionnement en moutons. Mais aussi, les moutons seront chers. Et l’autre problème se pose au niveau du transport dont le coût a grimpé. « Les prix ne sont pas homologués alors que nous avions demandé au premier ministre de le faire pour qu’on puisse vendre le mouton à un prix moins cher» dit-il. Ce qui rend pour lui inaccessible le coût du mouton. Aussi, «l’aliment de bétail coute très cher, car son prix culmine à 10 000f le sac. Même le prix du foin grimpe» renseigne-t-il. «Tout cela fait que nous allons vers une fête de Tabaski difficile » tire t-il la sonnette d’alarme.
Youssouf SANE

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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