Dimanche 26 Mai 2013
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LE CREDIT REFUSE A NOMBRE D’ENTRE EUX, LE TRANSPORT DEVENU CHER : Les éleveurs avertissent que le mouton sera cher et risque de ne pas être suffisant

Vendredi 19 Octobre 2012

Les crédits de la Cnca inaccessible à nombre d’entre eux, le coût du transport élevé de même que le prix des aliments de bétail, les éleveurs tirent
sur la sonnette d’alarme. Car, tous ces facteurs risquent d’influer négativement sur l’approvisionnement et le coût du mouton.


Les éleveurs du Sénégal fulminent. Leur opération-Tabaski de cette année s’est heurtée à nombre de difficultés qui font qu’aujourd’hui, non seulement le mouton se fait rare, mais le coût de cet ovin est inaccessible aux populations. «Le mouton à Dakar sera très cher et on risque de ne pas en avoir suffisamment » avertit Mady Cissé du Syndicat de la Convergence agricole alternative ak Wade. Et la première cause d’une telle situation reste le manque criard de crédit. La Caisse nationale de Crédit agricole, (Cnca) a décidé de ne pas allouer à plusieurs d’entre eux, qui n’avaient pas épongé leurs dettes, des financements. «La Cnca avait accordé aux éleveurs, l’an dernier, la somme record de 1 224 017 244 F Cfa. Cette année, il y a eu un changement. Auparavant c’est l’Etat qui garantissait auprès des banques. Cette année, la Cnca a demandé aux éleveurs d’en apporter des garanties alors que nous autres éleveurs nous n’avons pas de biens pour assurer la garantie» peste l’éleveur. Donc, la demander à un éleveur, «c’est une manière de s’arranger pour ne pas leur faire bénéficier les financements» dit-il. Et le noeud du problème, c’est que cette année, «ce sont les éleveurs qui avaient consenti des crédits l’an dernier et qui avaient remboursé qui ont été financés. Et pour tout le reste, c'est-àdire ceux qui n’ont pas remboursé, leurs demandes de prêt ont été rejetées » se désole l’éleveur. Ce qui fait que «cette année, c’est sûr que les 1 224 017 244 F Cfa de crédit ne seront pas atteints». Et cela aura pour conséquences, un faible approvisionnement en moutons. Mais aussi, les moutons seront chers. Et l’autre problème se pose au niveau du transport dont le coût a grimpé. « Les prix ne sont pas homologués alors que nous avions demandé au premier ministre de le faire pour qu’on puisse vendre le mouton à un prix moins cher» dit-il. Ce qui rend pour lui inaccessible le coût du mouton. Aussi, «l’aliment de bétail coute très cher, car son prix culmine à 10 000f le sac. Même le prix du foin grimpe» renseigne-t-il. «Tout cela fait que nous allons vers une fête de Tabaski difficile » tire t-il la sonnette d’alarme.
Youssouf SANE

TEUSS

En attendant Obama

Et nous y voilà. Ndakaaru se prépare à recevoir sur son sol le plus prestigieux des invités se trouvant dans le monde libre. Si pour certains, il y a de quoi s’en réjouir. Pour d’autres la visite des locataires de la Maison blanche évoque de très mauvais souvenir. L’eau de l’Atlantique n’a toujours pas su laver l’affront ressenti par les insulaires de Gorée, lors de la dernière visite du cow boy de Texas. Ils ont tous été acteurs, le temps d’une matinée, pour une reconstitution forcée de l’esclavage sans besoin d’accéder à la Maison des esclaves. En attendant Obama et son épouse, Ndakaaru va se la jouer «cool». Les marchands ambulants semblent l’avoir déjà compris. C’est comme ça. Michelle et son mari ne seront là que pour quelques heures mais les «Goorgoorlus» devront en souffrir tout un mois durant. Alors motus et bouche cousue. On aura peut-être droit à un pourboire cette fois.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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